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Carton rouge pour les Pelicans : 114 à 143 face aux Nets, la défaite de trop pour Alvin Gentry ?

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Il fallait le voir pour le croire. Et le revoir, pour simplement comprendre l’absurdité du score final et de l’écart. Les Pelicans ont pris une claque à domicile par les terrifiants Brooklyn Nets, en perdant 143… à 114.

Laissons tomber les principes de bases, et ce que cette victoire pouvait signifier du côté new-yorkais. Oui, la bande à Brook Lopez restait sur 11 défaites de suite, ce qui pouvait expliquer un minimum ce redressement à l’extérieur. Oui, Caris LeVert réalisait un match parfait en sortie de banc, tout comme Quincy Acy et le bombardement de Bojan Bogdanovic dans le cinq. Oui, Anthony Davis était blessé et aggravait même sa situation en devant quitter les siens en pleine rencontre. Et oui, la saison régulière apporte son lot de surprises qui nous rappelle que la NBA reste cette Ligue d’excellence, au sein de laquelle n’importe quelle équipe peut perdre… n’importe quand. Mais autant perdre au buzzer sur des conneries peut arriver, ou ne pas rentrer un seul tir est un fléau qui touche tout le monde, autant s’en battre royalement les couilles est un signe qui ne trompe pas. Et hier soir, devant leur public, les Pelicans ont touché le fond de la piscine en laissant Brooklyn planter 143 points dans le temps réglementaire (leur meilleure perf depuis 1982), avec tous les pourcentages au vert : une balade de santé, pour la pire équipe de la Ligue. Un festival défensif qui symbolisait non seulement les montagnes russes de New Orleans cette saison, mais soulignait aussi la potentielle fracture qui existe entre Alvin Gentry et ses joueurs. Quand on laisse ce genre de massacre se produire et qu’on entend l’entraîneur des Pels parler, on préfère taper une grimace que sourire…

Je pourrais m’asseoir devant vous et vous sortir des conneries du genre ceci s’est passé, ces mecs ont rentré leurs tirs… mais non. Ils nous ont botté le cul. J’ai pas d’autres mots, ils nous ont botté le cul. Et dans tous les aspects du jeu. Du tir à trois points aux rebonds en passant par l’envie, les pénétrations. Tout ce dont vous pouvez parler et qui est lié au basket, on n’a rien remporté. Pas un seul aspect du jeu. […] C’est une chute totale. Tout était nul. Notre motivation dans ce match était nulle. Mon coaching était nul. Notre mouvement de balle, enfin bref tout était juste horrible. Il n’y a pas à tourner autour du pot.

Des propos qui donnent envie de se donner pour son équipe, et qui montrent tout l’enthousiasme de Gentry pour le projet actuel, sans parler de son entente avec ses joueurs. Alors certes, la frustration et les réactions à chaud ne font jamais de bons duos, c’est bien connu. Cependant, dans le beau manège des coachs qui n’a pas tourné depuis la reprise, c’est à se demander si la première tête qui pourrait tomber ne logerait pas en Louisiane actuellement. On pourrait voir le verre à moitié plein et se dire qu’avec une branlée pareille, les Pelicans sont encore à la 10ème place de l’Ouest et avec de réelles chances d’intégrer le Top 8 avant la fin de la saison. Mais on peut aussi se réveiller un bon coup, prendre un café comme tout le monde et réaliser que si le bilan n’est pas exécrable, la manière est quant à elle proche de l’infâme. Il suffisait d’entendre le pauvre Solomon Hill déclarer que cette défaite était la pire de sa carrière pour comprendre que les poulains de Gentry ne sont pas trop rassurés en étant dirigés par l’ancien assistant de Steve Kerr, et les jokers ont été suffisamment donnés à l’intéressé. Surtout, et c’est là que cette défaite résonne, la NBA est une Ligue qui fonctionne avec certaines règles, non-écrites mais bien connues. Du genre ? Quand un groupe est déconnecté de son entraîneur et qu’une branlée suit, la guillotine n’est plus trop loin…

Est-ce qu’il s’agit d’un abandon de 24h ou d’un dernier match pour Alvin Gentry chez les Pelicans ? Le weekend nous le dira, mais quand on se prend une telle branlée par les invincibles Brooklyn Nets… il faut faire quelque chose.

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