L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 14 : Carmelo Anthony ne sait plus où il en est, mais l’a-t-il déjà vraiment su ?

Avis du Psy

Nous on sait où il en est. Il est onzième à l’Est.

source image : @artkor7 pour TrashTalk

On part sans plus attendre pour la quatorzième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? Un ancien benêt mal récompensé de ses efforts, quatre franchise players aux fortunes diverses, deux coachs en dépression, un double-MVP qui se reconstruit et surtout deux résidents new-yorkais bien mal en point... Allez, blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Dwight Howard

Dwight Howard


Il était plein de bonnes intentions le grand benêt. Il avait choisi un numéro biblique, il avait même troqué son habituel sourire pour une concentration des plus sérieuses. Sauf qu’aujourd’hui, le bonhomme a tout simplement l’impression… d’avoir été trahi. Départ de Kyle Korver, probable départ de Paul Millsap, trop de signes qui font comprendre à D8 qu’on lui a peut-être un peu menti sur la marchandise. C’est donc très fâché que le grand zigotto s’est pointé ce matin au cabinet, saoulé de voir qu’il risquait de finir sa saison à partager la balle avec Taurean Prince, Mike Muscala et Tim Hardaway Jr dans son starting five, si toutefois d’ailleurs le front office des Hawks… ne l’envoie pas du côté de NOLA (!), puisque Dwight lui-même fait partie depuis quelques jours des mecs cités dans le probable grand ménage à venir à Atlanta. Passer de candidat MVP à candidat WVP puis à candidat à une brocante ? En voilà une trajectoire bien malheureuse pour un mec qui semblait pourtant décidé à faire tous pleins d’efforts…

Kenny Atkinson
Kenny Atkinson
On attendait tranquillement que le coach des Nets craque son slip et c’est donc en ce début d’année civile que le choc aura eu lieu. Les défaites qui s’accumulent (onze de suite à l’heure de ces lignes), la place de dernier de la classe bien squattée, un Super Sayan qui se fait attendre à la mène… les soucis se superposent pour Kenny et si son roster est composé de joueurs sérieux, c’est bien évidemment trop peu pour espérer gagner ne serait-ce qu’un match sur cinq en NBA. L’état d’esprit est louable mais le talent n’y est pas et chaque soirée doit être terriblement longue pour le pote de Jacques Monclar. On rappelle d’ailleurs que plus les Nets sont nuls, plus ce sont… les C’s qui en profiteront, dédicace à Billy King. Le chemin sera long et ça Kenny le sait très bien, mais un énorme câlin du Psy devenait plus qu’obligatoire pour repartir du bon pied jusqu’en avril. Allez, café courage.

Stephen Curry
Stephen Curry
Stéphane commence lui aussi à prendre ses aises chez le Psy avec cette quatrième visite de la saison. La raison de son passage ce matin ? La quasi-officialisation d’un nouveau rôle pour lui… celui de lieutenant. Oui messieurs dames, un double-MVP en titre peut donc devenir un simple numéro 2 en l’espace d’une signature estivale, en l’espace d’une zone de confort quittée, et le petit insolent doit aujourd’hui se faire à l’idée qu’il n’est plus le leader de son équipe et qu’il n’est d’ailleurs pas passé loin de débuter le All-Star Game… sur le banc. Et si concrètement tout le monde s’en bat, ce simple constat mérite d’être posé pour comprendre cette hiérarchie mouvante du côté des Dubs. Bonne nouvelle pour les Warriors , Steph s’accommode apparemment assez bien de la situation. Mauvaise nouvelle pour leurs adversaires, le petiot aurait selon ses dires prévu une ou deux surprises d’ici la fin de saison pour rappeler quel genre de cinglé il est encore. Be ready, vous n’êtes pas prêt pour un match à quinze bombes du parking.

DeMarcus Cousins
DeMarcus Cousins
Plus les jours passent et plus la saison de DeMarcus ressemble… aux autres. Car si l’opus 2016/17 partait plutôt bien (bel été avec Team USA, début de saison prometteur et même une huitième place brièvement squattée), le mois de janvier a replacé les Kings à leur place, celle d’une équipe malade, celle d’une équipe DE malades. Et parmi ces malades, le patient Cousins est évidemment le plus atteint. Fautes techniques en pagaille, blessure de Rudy Gay, obligation de tout faire tout seul, sans oublier ses missions commando pour aller récupérer Ty Lawson au pub ou Matt Barnes dans des combats de rue, DeMarcus est actuellement au four et au moulin. Malgré tout cela ? On parle d’une prolongation à Sacto, car il apparait évident que le bonhomme et les Kings possèdent ce lien indéfectible, un peu comme un camé et sa dope. Mais doit-on seulement pousser DMC à un sevrage ? Doit-on seulement le pousser à casser ce couple si fusionnel ? Des décisions devront être prises au cabinet, mais le Psy commence à se poser quelques questions. Va peut-être falloir repenser l’accompagnement…

Joel Embiid
Joel Embiid
Encore un qui a pris son abonnement cette année, mais uniquement pour que le Psy accompagne au mieux sa prise de pouvoir. Le mec danse avec des cheerladers, est absolument mythique sur Twitter, domine sur le terrain, fait gagner son équipe et redéfinit toute une flopée de barrières statistiques. On parle de All-Star Game et certains fifous parlent même… de Playoffs, autant vous dire que le mec est arrivé au cabinet en moonwalk et que rien ne l’atteint actuellement. Face à cette hype quasiment sans précédent ? Le Psy a dû enfiler son costume de relou histoire de tempérer un peu son patient et la folie qui l’entoure, en lui rappelant notamment la longueur d’une saison et les sacrifices à faire pour durer, un peu comme un certain Tim D. qui trône d’ailleurs en belle place dans le hall d’entrée de la clinique dans un cadre d’or. Pour résumer tout ça ? La hype c’est bien, mais continue surtout à nous faire kiffer, parce que tu ne sais même pas à quel point on est heureux de vivre à la même époque que toi….

Terry Stotts
Plots
On a trouvé le patient le plus énervé de la semaine et il nous vient donc du nord-ouest des États-Unis. Débarqué en furie au cabinet, l’ami Terry aimerait juste comprendre pourquoi ses joueurs ont purement et simplement décidé… d’arrêter de défendre. Car ils ne défendent pas “mal” le Blazers, ils ne défendent juste “pas”. On ne sort pas sur les shooteurs, on ne change pas sur les écrans, on oublie le mot aide et on prend vingt back-doors par match ? C’est la fête à Neuneu et le coach de Portland n’en peut plus de s’arracher les cheveux face au j’m’en foutisme de ses ouailles. Réussir à être derrière les Nuggets en janvier ? Bravo morray, c’est ce qu’on appelle une belle perf dans le jargon. Et quand on est capable de prendre 16 points des mains légendaires de Roy Hibbert, il y a de quoi dévaliser un stock d’anti-dépresseurs. Nous, on vous laisse, car du coup on doit rappeler notre fournisseur.

Kristaps Porzingis

Kristaps Porzingis

Bienvenue dans le monde merveilleux des montagnes russes, ou plutôt des montagnes lettones. Tout d’abord conspué car le Madison ne le connaissait tout simplement pas, Staps a entrevu le courant d’air des changements de vestes en devenant le nouveau chouchou new yorkais. Depuis ? Non pas que ses fans aient encore changé d’avis mais c’est tout simplement une période compliquée que vit Porzingod. Pas facile en effet de vivre au sein d’une franchise qui ne veut pas reconnaitre qu’il en est déjà le leader officieux, pas facile de vivre aux côtés d’un homme qui force le destin (voir plus bas) et pas facile pour finir d’évoluer aux côtés d’un Derrick Rose dont les démons semblent au moins aussi forts que son talent trop caché. Du coup ? Au lieu de s’éclater comme tous les gamins de son âge, Kristaps se morfond au cabinet, piétinant d’impatience en voyant Joel Embiid s’amuser pendant que lui attend sagement son tour en regardant ses coéquipiers envoyer les air-balls et caresser le ventre mou de la Conférence Est. Car c’est ça Kristaps, un beau gosse dont toutes les femmes sont raides dingues, mais obligé de se taper le thon de la classe car le proviseur du lycée a payé toutes les jolies filles pour qu’elles traînent avec son fils. Alors il attend. Il attend que le proviseur soit muté et qu’il emmène son fils dans ses bagages, pour enfin faire le carton  qu’il mérite de faire.

Chris Paul
Brett Brown
Il y a bien un jour où il faudra s’y faire. Se rendre à l’évidence. Et désolé de briser les cœurs des derniers optimistes du bateau Paul, mais CP3 ne gagnera sans doute jamais avec les Clippers, si tant est que certains y croyaient encore. En larmes au cabinet en échangeant avec un homme devenu un proche au fil des années, Chris s’est ainsi rendu à l’évidence : le modjo ne repassera plus par le Staples Center et il faudra bientôt penser d’une manière stratégique. penser à rejoindre les copains au sein de l’une de ces pourtant décriée superteams, car l’amour que CP3 porte à sa franchise n’est pas aussi fort que l’absence de palmarès sur le CV d’un joueur aussi talentueux. Et le Psy l’a prévenu, ravalant son inimitié et sa fierté : c’est l’heure mon grand, il va falloir commencer à penser à toi. Les Clippers ne méritent-ils plus Chris Paul ? Peut-être bien. Une seule chose est sûre, la franchise californienne a tout le temps d’ouvrir son palmarès mais Chris Paul commence pour sa part à voir le bout du tunnel montrer le bout de son nez. Faut y aller là, tu le mérites.

Russell Westbrook
Russell Westbrook
Les semaines se suivent et se ressemblent chez le Psy TrashTalk puisque Russell Westbrook était une nouvelle fois bien à l’heure à l’ouverture du cabinet. Au menu cette semaine ? Un point tout d’abord sur ces affreuses lignes de stats offertes par le meneur du Thunder. Car si la populace s’extasie sur la polyvalence du garçon, il fallait bien que quelqu’un lui tire les oreilles pour ces horribles quadruple-doubles validés grâce aux balles perdues. Puis le temps est venu de parler de ce match compliqué face aux Warriors, une nouvelle correction subie de la part de son ex, venue parader devant ses yeux avec son nouveau pelo en étalant son amour partout sur le parquet. Même son chien de garde lui en a collé une, bonjour les retrouvailles… Mais le pire dans tout ça ? C’est que quelques heures plus tard Russell Westbrook apprenait qu’il ne serait pas starter lors du prochain All-Star Game, lui le double-MVP en titre, lui l’homme aux 23 triple-doubles cette saison. Bravo les gars, vous nous avez énervé la bête, qui s’est donc tatoué deux dates de février dans le creux de la main. Celle du ASG bien-sûr, mais également celle du retour de KD à la Chesapeake Arena. Faudra pas venir couiner quand Russell déclenchera une grosse générale et quand il en collera une à Kevin. Fallait pas le pousser à bout.

Carmelo Anthony
Carmelo Anthony
On termine avec un cas sensible, au moins autant que son palmarès en NBA est vide. Coucou à nos amis fans des Knicks, Melo n’est toujours pas un winner et du coup les Knicks restent… des losers. Une schizophrénie si forte que le mec est capable de scorer 25 points dans un quart-temps tout en s’effaçant dans les trois autres, une défense à faire passer James Harden pour Scottie Pippen et un mal-être évident dans une ville qui l’a pourtant adoubé depuis tant d’années, voilà pour l’état des lieux en janvier 2017. Sauf que Madame n’a pas l’air très en joie à l’idée de quitter NYC et que Melo continue donc d’espérer de meilleurs lendemains sous le maillot des Knicks, un peu comme si Passe-Partout tentait de rouler une pelle à une girafe. Entre Carmelo Anthony et sa franchise ? Il y a bien longtemps que l’on ne parle plus seulement de basket et c’est à un épisode spécial des Feux de l’Amour auquel on assiste chaque soir, avec Melo dans le rôle de Victor Newman. Car si les fans n’osent pas le dire on va le faire à leur place : Melo fait tourner la boutique, mais Melo fait chier tout le monde avec sa toute puissance. Et si certains veulent en discuter vous connaissez l’adresse, on fera même un prix de groupe.

C’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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