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James Harden répond à Westbrook en ronflant : 22-11-11, un triple-double de faibles selon eux

Dans la victoire assurée par Houston hier soir à Brooklyn (137-112), James Harden a validé lui aussi son triple-double, quelques heures avant que Westbrook ne gère le sien : la guerre continue entre les deux leaders de la course au MVP.

On se posait justement la question, avant que la rencontre ne débute. En se souvenant de la saison passée, des débuts de James Harden à Houston pour voir plus large et même de ses passions en dehors des terrains, l’interrogation nous grattait. Et si, en voyant les Nets au menu un dimanche et ayant son samedi dans New York, une star de son calibre pouvait prendre cette affiche au sérieux et ne pas se mettre de murge dans Gotham ? Et si, après des mois passés à observer son manque de leadership naturel, James passait de l’autre côté de la barrière ? Cette barrière, c’est celle des darons du jeu, qui abordent chaque match avec discipline et font du coup le job. Well, grâce à son talent et la faible défense des Nets, Harden n’a pas eu à forcer grand chose mais il avait quand même l’air bien arrosé. Fatigué, exténué, malade, tout ce que vous voulez, cependant ce n’est pas ce nouveau triple-double qu’on retiendra dans sa fabuleuse saison, le gaucher des Rockets ayant surtout mis les couverts sur la table pour que ses copains fassent le job. Et faire le job, contre les Nets, ça ils ont évidemment pu le faire.

Que ce soit Eric Gordon dans son agressivité balle en main, Trevor Ariza qui réalisait un bombardement assez imposant dès le premier quart, un Patrick Beverley au taquet et un duo Sam Dekker – Montrezl Harrell se régalant dans un match à si haut rythme, c’est Mike D’Antoni qui pouvait garder le sourire. Car en affrontant notamment son ancien meneur, même si ce dernier était en costard (coucou Jeremy Lin), le coach des Rockets voulait surtout éviter une défaite à la con, ce genre de match collectivement abordé avec les mains dans les poches alors qu’il faut utiliser ces soirées vacances pour valider des victoires sans craintes. Avec un beau petit 21/44 du parking pour Houston et une marque bien répartie (6 joueurs au-dessus de 10 points, 3 au-dessus de 20 points), les visiteurs ont fait le nécessaire pour repartir de Brooklyn comme ils sont venus, en traînant des pieds. Et en voyant James faire le minimum syndical sans avoir à taper dans sa réserve, on se dit que c’est finalement pas plus mal pour un joueur qui a entouré une date précise sur son calendrier, qu’il ne veuille l’affirmer ou non.

Ce vendredi 20 janvier, à domicile, face aux Warriors, en antenne nationale. Oui, James Harden sera attendu de pied-ferme pour montrer que la victoire des siens à Oakland en début de saison n’était pas du vent, et que le titre de MVP doit bien revenir entre ses mains. Se balader à Brooklyn c’est chouette, cartonner face à la meilleure équipe de l’Ouest c’est mieux.

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