Rockets

James Harden est sur une autre planète : 40 points, 15 rebonds, 10 passes, personne ne peut l’arrêter !

Neuvième victoire de suite pour les Rockets, nouveau triple-double en 40-10-10 pour le barbu, nouveau match intense à Houston : en ce moment, jouer contre James Harden est autant synonyme de torture que de défaite !

On en va pas se mentir, les fans présents au Toyota Center ont eu chaud. Car même si on peut sortir l’accordéon en célébrant ce nouveau succès dans les rues texanes, les Rockets ont bafouillé leur basket au point de laisser les Hornets revenir au score, malgré une quasi-vingtaine de points d’avance en première période. Il fallait même que la bande à Ryan Anderson se mette à exécuter dans les trois dernières minutes de la rencontre, car Charlotte jouait son basket le plus sérieux au meilleur moment et à l’inverse Houston galérait à faire le job. Le sniper justement, bien servi par son meneur barbu, plantait un trois-points sous forme de bouteille d’oxygène pour les supporters locaux, avec deux minutes à jouer. Une première flèche qui poussait aussi les Hornets à devoir répondre dans le money-time, ce qui n’effrayait pas tant que ça les Kemba Walker, Frank Kaminsky, Marco Belinelli, Marvin Williams et compagnie, mais au petit jeu de celui qui possède le plus grand joueur… Steve Clifford savait que son armée ne pouvait jouer longtemps face aux Rockets. Et quelque part, puisqu’il s’agit d’un sujet phare en ce moment sur la planète basket, y a-t-il un plus grand joueur que James Harden, sur cette saison régulière ? On peut se poser la question, quand on voit sa régularité dans chaque match, sa gestion des possessions et son investissement permanent.

Ce dimanche, on l’applaudissait pour avoir tabassé les Raptors avec l’aide de ses coéquipiers, un succès validé notamment grâce aux efforts offensifs et défensifs du barbu, qui terminait sa partie avec des tirs d’assassin tout en envoyant du bois à l’INSEE. Un petit 40-11-10 des familles, qui devait forcément laisser place à un match un peu plus discret ce mardi… n’est-ce pas ? Faux. Hier soir, James Harden a rejoint Jordan, Westbrook et Maravich avec un deuxième triple-double de suite en tapant la quarantaine : 40 points, 15 rebonds et 10 passes, pépère le gaucher. Et dans son registre habituel, le barbu était infernal dans le money-time. Une pénétration avec une épaule enfoncée dans son défenseur, un eurostep pour mettre le verrou sur la gagne, le tout sans célébrer. C’est certainement ça, encore une fois, qui souligne l’évolution du franchise player des Rockets cette saison. Le sérieux dans son approche des rencontres, sa soif de victoires plutôt que celle de breuvages en sortie de défaite, comme ce fût le cas la saison dernière. Tant que le triple-zéro n’était pas affiché sur l’horloge, Harden restait dans son match et voulait que le boulot soit fait, jusqu’au bout. En validant un nouveau triple-double, James a certes continué son incroyable série (11 matchs de suite en double-double dont 5 en TD), mais il a surtout fait ce qui le sépare du reste de la compétition et notamment de Westbrook, son plus grand adversaire dans la course au titre de MVP : il a prolongé l’excellente forme des Rockets. Une équipe qui, avec sa victoire combinée à la défaite des Spurs cette nuit, s’est rapprochée un peu plus de la deuxième place à l’Ouest.

Peut-être que le dernier Apéro sur son équipe lui a fait plaisir, et qu’il a voulu nous faire un clin d’oeil avec cette nouvelle performance royale. Peut-être aussi que James Harden est tout simplement en feu actuellement, qu’il joue le meilleur basket de sa carrière et qu’il ne veut pas créer de débat autour du titre de MVP cette saison. Chez certains, il y en a, mais ici, pas vraiment.

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