Timberwolves

Karl-Anthony Towns s’est fait un barbecue texan : 34 points sur Dallas, à 15/19 au tir tout va bien

Bataille dans les profondeurs de la Conférence Ouest, mais bataille quand même hier soir au Target Center de Minneapolis. Sur le champ, c’est Karl-Anthony Towns qui a mené ses troupes vers la victoire (101-92), une dont son équipe avait désespérément besoin.

Avec quatre défaites de suite dont trois sur des situations tendues de fin de match, un sujet fâcheux dont on parlait notamment ici, la rencontre de ce lundi à domicile était une sorte de must-win pour le moral des jeunes Wolves. Non pas qu’une défaite face à une équipe expérimentée comme Dallas allait faire exploser le groupe, mais il fallait impérativement stopper la récente hémorragie avec un vrai job d’équipe, se reposant à la fois sur les cadres mais aussi les petites mains des Timberwolves. D’entrée, Towns donnait le ton avec 20 points rien que dans le premier quart, la pauvre raquette des Mavs n’ayant pas grand chose à mettre en défense sur le monstre. Tirs à distance, pénétrations au poste, rebonds arrachés et coups de gueule passé, KAT ronronnait bien fort et c’est justement ce dont son équipe avait besoin. Car derrière, malgré la vingtaine de points d’avance pris et un public qui se régalait devant les apports de chacun, on savait que la spéciale allait se produire. La spéciale ? Oui, un retour des Mavs notamment mené par un Dirk Nowitzki en mode 2011 (26 points) et un Harrison Barnes en mode 2018 (30 points), réduisant l’écart à quelques petites unités en tout début de dernier quart. Le genre de situation dans laquelle les Wolves ont paniqué dernièrement… mais pas cette fois-ci.

Ricky Rubio en entrée, Towns en plat principal et Tyus Jones en dessert, voilà ce qu’il fallait comme menu pour ne pas craquer dans le money-time et rendre à Dallas la toute dernière place de la Conférence Ouest. Des pénétrations bien senties de la part des deux meneurs, une défense qui ne prend pas l’eau et un coach qui gueule toujours autant, les Mavs ne pouvaient renverser la vapeur et Minnesota s’offrait une belle petite victoire à la maison. C’est surtout que, mine de rien, le calendrier le suggérait sérieusement, avec un programme particulièrement tendu lors des prochains jours de compétition. Houston qui vient rendre visite aux fans du coin ce mercredi, le Thunder qui en fait de même deux jours plus tard, deux rencontres piquantes à domicile avant de se déplacer à trois reprises dans des zones plutôt inconfortables : Dallas pour les retrouvailles, San Antonio pour transpirer et les Clippers en antenne nationale pour finir, mauvais délire. Pour éviter une série de défaite hardcore, il fallait donc réaliser une pause-déjeuner sur l’aire de la victoire, avant de reprendre la bagnole et tenter un upset en terre hostile. Ce qui faisait plaisir dans cette victoire ? Probablement le fait de voir la répartition des tirs trouver un semblant de hiérarchie à suivre, même s’il ne s’agissait que d’un sample exceptionnel. Towns nourri à foison, Wiggins ensuite et LaVine en bonus même si le marsupial se blessait hier soir, c’est dans cet ordre-là qu’on devrait peut-être davantage voir les Wolves fonctionner, eux qui possèdent au poste du pivot un phénomène à devoir nourrir de ballons.

Quand vous pouvez planter 34 points à 15/19 au tir, même en n’ayant provoqué que deux lancers, vous méritez de recevoir un peu plus de gonfles. Rendez-vous ce jeudi face aux Rockets, pour un nouveau test avec Towns en chef de meute.

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