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Nouvelle victoire des Bulls contre Cleveland : face à l’équipe C, mais toujours bon pour le moral

C’était loin de représenter une véritable affiche entre Chicago et Cleveland, mais les Bulls n’en avaient rien à faire : tout ce qui leur fallait, c’était une victoire, ce qu’ils ont validé hier soir dans l’Ohio (106-94). 

Difficile de prendre au sérieux une rencontre avant laquelle, de base, le nombre de joueurs absents promet d’être assez élevé. Difficile, encore plus, de rester concentré en voyant les Cavs de 2007 débarquer sur le terrain, c’est-à-dire LeBron au sommet de sa forme, mais entouré par des gars du Shoppi en bas de chez toi. Avec tout le respect qu’on a pour Channing Frye, Tristan Thompson, DeAndre Liggins et Jordan McRae, on était plus proche de Gooden, Snow et compagnie lors du sweep face aux Spurs que de Kyrie, Love et consorts lors de la victoire à Golden State. Le script était donc déjà écrit avant même que l’entre-deux ne commence et que l’accolade entre James et Wade soit photographiée, soit Cleveland allait suivre LeBron et enfoncer Chicago dans ses galères, soit les Bulls allaient s’offrir une victoire en déplacement, face à une version fake du champion en titre. En tout début de rencontre, on sentait que les Cavs allaient nous gérer cette affaire comme des grands avec l’aide de chaque random venu mettre sa main dans la boue, mais c’était avant que le banc des visiteurs ne prenne feu et permette à Fred Hoiberg de respirer un minimum : 36 à 23 dans le second quart, Mirotic et McDermott en feu, dans ce type de soirée il est clair que les Bulls sont chiants à jouer.

Mais s’il était question de branlée, on aurait pu se passer d’un article, applaudissant l’effort des soldats de Chicago pour avoir été à l’heure au moment du début de rencontre. Non, les Cavs sont bien revenus dans la partie, notamment grâce à un numéro 23 que vous devez peut-être connaître et un McRae qui déboulait dans la défense des Bulls avec le volant entre ses mains, mais cela forçait du coup un joueur à devoir retrousser ses manches au meilleur moment. Jimmy Butler, qui ne pouvait même pas viser une vache avec un caillou pendant la majeure partie de la rencontre, rentrait tout ce qu’il voulait dans le dernier quart. Un petit festival silencieux à 14 points, 5/9 au tir et surtout quelques uns qui calmaient sérieusement la Quicken Loans Arena, il fallait bien ça pour que Chicago ne se fasse pas dessus contre des Cavs crevés. Allez, ok, on est méchants. C’était chouette de voir Wade planter ses trois dans le corner, Michael Carter-Williams continuer son taf en nous faisant oublier un numéro 9 irrésistible, et le banc faire son boulot sans chercher d’excuses. Est-ce que cette victoire signifie quoi que ce soit, sur les perspectives long-terme ? Non. Mais est-ce qu’elle suit les récents succès qui ont calmé le tsunami dans l’Illinois ? Oui. C’est à prendre et à déguster, sans se poser trop de questions.

Cela donne donc deux succès en deux rencontres pour les Bulls face aux Cavs cette saison, ce genre de stat qu’on adore car elle ne signifie absolument rien dans la hiérarchie de la Conférence Est. Retrouvons-nous le 25 février, en antenne nationale et avec deux effectifs complets, et là on pourra commencer à sérieusement discuter.

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