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Paul George is a bad man : 12 de ses 32 points dans le dernier quart-temps, la bise aux Pistons

Avec deux victoires consécutives et un déplacement-piège dans le Michigan, les Pacers devaient valider un troisième succès de suite et c’est notamment Paul George qui a demandé l’addition… comme un patron.

Voilà ce qu’il y a de plus pratique, en NBA, quand on enchaîne les voyages, les avions, les back-to-backs, les conférences de presse et compagnie. Lorsqu’on possède un joueur du calibre superstar, il existe plusieurs moments durant la saison pendant lesquels on ne peut que sourire, en le voyant gérer tout ce qu’il y a de plus important pour la franchise. Hier soir, Paulo n’était peut-être pas dans une zone divine face aux Pistons, mais il répondait à l’heure afin de mener les siens vers la victoire, malgré une petite frayeur de fin de match. Avec un score serré en début de money-time et des joueurs qui se regardaient tous les uns les autres pour savoir qui allait prendre la rencontre à deux mains, c’est George qui disait à tout le monde de s’écarter et de le laisser s’exprimer. En rythme, discipliné et connaissant ses points forts, l’ailier abusait des défenseurs envoyés sur lui en enchaînant mi-distance avec lancers, rotations avec beaux fouettés. Ce genre de quart-temps qui permet à chacun de faire son job sans avoir à forcer son rôle, et qui offre à une équipe toute entière une assurance notable, même dans une arène hostile. Un Pacers – Pistons, pas besoin de vous faire de dessin pour vous expliquer que les grands sont attendus en fin de match. Et avec 12 de ses 32 points dans le money-time, Paul George ne fera que son boulot de franchise player, en rapportant la victoire chez lui.

Le All-Star était aussi assez bien entouré, notamment en tout début de rencontre avec des copains qui bombardaient à distance. Quand Indiana se met à tirer sur le même rythme que Houston, ça devient tout de suite plus compliqué pour les adversaires du soir. Thaddeus Young, Myles Turner et Glenn Robinson III, chaque flèche permettait aux visiteurs de prendre une bonne petite avance, afin de limiter un potentiel coup de chaud en face. Et le coup de chaud, justement, venait bien de Reggie Jackson, auteur d’une de ses plus belles feuilles cette saison (20-7-12), tout comme Andre Drummond qui était bien actif en début de match, et la paire Jon Leuer – Tobias Harris sur le poste 3-4, qui apportait à Stan Van Gundy une production fondamentale au scoring (36 points pour le duo). Seulement, comme si souvent cette année, les Pistons démarraient leur rencontre à la bourre et la suite devenait salée. Un comeback inspiré, certes, mais bis repetita dans le dernier quart, en voyant PG13 leur faire la totale. Pour Détroit, les galères restent les mêmes et on espère que le déclic arrivera bientôt. Pour Indiana par contre, le paysage a une gueule plutôt sympathique en ce début d’année, avec trois succès de suite en poche et un programme kikoulol à venir : Nets puis Knicks à la maison, déplacement à Denver, les Pelicans dans l’Indiana puis deux voyages à Sacramento et chez les Lakers. Pas forcément de quoi envisager 6 victoires de suite, mais un beau petit run des familles qui pourrait replacer les Pacers dans les grandes armées de l’Est.

Le bilan de Nate McMillan et ses hommes est équilibré aujourd’hui, 18 victoires pour 18 défaites. Une excellente idée serait de profiter de la bonne forme du groupe, de son leader et de la gueule du calendrier pour remonter petit à petit dans le classement. Prochaine mission ? Deux sur deux à la maison, face à Brooklyn et New York.

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