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John Wall en mode Wall Star : 36 points, 11 rebonds, 9 passes et les Pacers au tapis !

Face à des Pacers qui souhaitaient réaliser un bon coup en payant une visite à la Maison-Blanche, John Wall n’a rien voulu savoir et a mis sa franchise sur ses épaules, comme un grand. Meilleur match de sa saison ? Meilleur match de sa saison.

Le débat peut avoir lieu, entre fans de Washington, mais après quelques secondes de réflexion, on en vient généralement à cette conclusion. Oui, ce mercredi, le meneur titulaire a offert la meilleure performance de sa campagne, dans un contexte qui était particulier. Les 52 points sur Orlando ? Défaite. Le gros double-double contre Détroit ? Pas aussi clutch. Clairement, quelle que soit la façon dont on tourne la question, le match d’hier soir revient au centre des discussions. Car en plus d’avoir proposé une ligne numérique exceptionnelle devant son public, John Wall a rassuré ses coéquipiers en faisant tout son possible dans le money-time pour ne pas laisser la victoire passer. Il faut dire, pour commencer, que Bradley Beal rendait l’âme en tout début de match, sa cheville tournant sévèrement pendant que les fans prenaient leur tête à deux mains. Bien que présent pour la suite de la rencontre, l’arrière était bien trop en peine pour pouvoir contribuer normalement, et en plus de cette absence imprévue les Wizards devaient aussi faire avec un banc toujours aussi timide, sans même mentionner Paul George qui prenait feu en fin de rencontre. On vous fait le dessin rapidement, Washington avait tout pour perdre ce match. Tout, sauf un joueur trop motivé pour lâcher prise.

Et ce que John Wall offrit au Verizon Center ce mercredi fût un récital de toute beauté, varié entre agression naturelle vers le panier, mise en avant de ses coéquipiers, hustle à plat ventre sur le parquet et gros shoots bien déroulés. La seule chose qu’il aurait pu faire de plus ? Probablement déchirer les tickets à l’entrer du stade, ou vendre le popcorn. Mais pour le reste, c’était du Wall Star comme on l’aime, la propreté en plus. Voyant Otto Porter manquer de confiance en début de match, John l’installait dans ses spots pour qu’il apporte ce soutien fondamental afin de l’emporter collectivement. Conscient qu’il devait limiter les erreurs car les Pacers pouvaient les transformer en paniers douloureux de l’autre côté du terrain, Jean Mur perdait certes 5 ballons mais créait tellement de possibilités pour ses coéquipiers et rendait une feuille si propre sur sa sélection personnelle que Scott Brooks ne pouvait cacher son sourire (11/19 au tir, 12/13 aux lancers). Face à lui, Jeff Teague et surtout Paul George mettaient le coup d’accélérateur dans le money-time afin de rattraper leurs conneries habituelles en traînant des pieds. Un duo qui aurait pu être trop lourd à contrer individuellement, mais Wall répondait constamment, avec deux lancers provoqués, un kick-out pour Porter ou une finition spectaculaire sur Myles Turner. Les huit derniers points de son équipe, que demander de plus ? Peut-être le premier match à plus de 35 points et 10 rebonds pour un membre des Wizards… depuis un certain Michael Jordan il y a près de 15 ans.

Monstre de détermination mais parfois trop bordélique, John Wall a montré son plus beau visage de la saison hier soir, en menant les siens sans craquer vers la victoire. C’est ce profil magistral qui fait du dragster de D.C un joueur si jouissif à regarder : ce qu’on souhaite, le voir réapparaître plus souvent.

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