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James Harden boit les Mavs sans paille : 34 points pour la barbe, duel texan dans la poche

On aime bien les voir, ces derbys texans. On aime les voir car il y a de l’intensité, des rivalités, l’envie de protéger ses terres et dominer l’adversaire. Mais à ce jeu-là ? C’est bien le numéro 13 qui a porté malheur à Dirk et ses potes : victoire de Houston, 123 à 107.

Et encore, le score final est gentil. Même s’il traduit une certaine proximité entre ces deux franchises, à l’heure actuelle celle-ci est plus géographique qu’autre chose, quand on voit la tranquillité avec laquelle les visiteurs se sont imposés à l’American Airlines Center de Dallas. Avant que le match commence, pourtant, une bonne nouvelle était annoncée aux fans des Mavs puisque le cinq rêvé pouvait enfin rejouer ensemble. Dirk, Bogut, Deron, Barnes et Matthews, la photo d’équipe qui faisait bander Mark Cuban et donnait le sourire à Rick Carlisle se retrouvait à nouveau à l’entre-deux. Mais hélas, hormis une nouvelle photo à prendre en groupe, le quintet ne pu rien faire contre l’armada offensive adverse, qui contrôlait sa rencontre du début à la fin. Un écart creusé d’entrée, certes rattrapé par Harrison et Wes grâce à leur agressivité, mais qui ne faisait qu’illusion en voyant ce qui se produisait lorsque les Rockets appuyaient sur le champignon. Arrosé de quelques esprits chauffés, des règlements de comptes et des arbitres délivrant technique sur technique, l’écart était de près de 20 points à la pause. Vingt points dans la gueule, pas vraiment de quoi parler de derby texan mais plutôt de mixtape texane.

Et le premier à se faire plaisir dans ce registre ? Qui d’autre, si ce n’est James Harden, lui qui voulait valider les propos du proprio des Mavs en offrant une performance léchée. Ce mois-ci, Cuban avait affirmé que le barbu menait la course pour le titre de MVP, une déclaration qui n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque The Beard s’appliquait en première période. Lancers sur lancers provoqués, pick and roll sur pick and roll créés, comment Harden pouvait-il ne pas afficher de large sourire, en voyant Dirk Nowitziki couvrir sur lui derrière des écrans ? Malgré les beaux efforts de Wes Matthews et de ses potes, James était bien trop sous contrôle et en confiance pour laisser la moindre chance aux Mavs, et l’écart restait dans des hauteurs humiliantes pour Dallas. Ce qui permettait d’ailleurs, côté Houston, de valider un sweep parfait : 4 affrontements face aux bleus cette saison, 4 victoires pour les Rockets. Et si Ryan Anderson s’appliquait aux côtés de Trevor Ariza pour faire oublier l’absence de Patrick Beverley, c’est bien Harden qui repartait avec la couronne ce mardi, ponctuant ses 30 minutes de jeu seulement avec une ligne royale.

34 points, 5 rebonds, 11 passes, des pourcentages exemplaires au tir (9/16 dont 4/7 de loin) et une large victoire face au voisin texan ? Encore une feuille de plus à ajouter sur son dossier MVP, qui commence à peser bien lourd dans la plupart des esprits. Si James a besoin d’un coup de pouce, il sait qui appeler, Cuban sera le premier à le soutenir.

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