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Les Wizards s’imposent contre Milwaukee, 107-102 : Otto Porter a otto-tamponné Giannis

Une victoire à valider dans le money-time, sans un grand Bradley Beal et avec des Bucks collectifs en face ? C’est fait pour Washington, qui a su faire le job en verrouillant la défense en toute fin de match.

Des athlètes capables, un public en feu et une envie contagieuse, c’est à se demander pourquoi les Wizards ne proposent pas plus souvent ce type de rempart afin d’augmenter leur bilan et se réinstaller dans les hauteurs de l’Est. Ce lundi, Milwaukee était en visite, avec ses phénomènes habituels au sein de son effectif et ses progrès récents face aux plus grands. On avait vu Giannis et compagnie tenir contre Cleveland, le freak était une nouvelle fois au boulot avec des actions dont lui seul avait le secret cette nuit, sans oublier les apports de deux joueurs pourtant peu attendus : Greg Monroe et Tony Snell. Le premier faisait ses courses dans la raquette de la Maison-Blanche, le second se prenait pour Steph Curry en première mi-temps, ce genre de scénario global qui se termine généralement par une victoire dégueulasse de Washington dans les derniers instants du match. Sauf que cette fois ? Non, les Wizards n’ont pas fait les mêmes erreurs, ils ont su bombarder les Bucks là où ça faisait mal, et ont proposé plus de discipline dans le money-time. Pendant que Jason Kidd bafouillait avec ses systèmes menés par Dellavedova, et que ses ajustements étaient proches du néant face à une muraille bien solide, John Wall se régalait avec une distribution royale pour ses coéquipiers, le meneur lançant un comeback plein d’énergie dans le dernier quart-temps. Et quand ce n’était pas Beal pour une flèche dans un corner, c’est Markieff qui se régalait en duo. Et quand ce n’était pas Morris qui en profitait…

… c’était Otto qui touchait le gros lot. Porter avait une mission assez compliquée à gérer hier soir, mais il l’a validée avec une détermination assez exemplaire malgré son jeune âge. Envoyé en run kamikaze pour tenter de ralentir Antetokounmpo, l’ailier utilisait efficacement sa longueur de bras et son activité incessante afin de frustrer le leader des Bucks, obligé de devoir rendre les armes dans la capitale. Mais si ce n’était que défensif, la mission serait à moitié validée, n’est-ce pas ? Du coup, de l’autre côté du terrain, Porter a été infernal avec Milwaukee, en apportant jeu à distance, propreté dans ses finitions et agressivité dans ses choix. Un carnage terminé avec 32 points, 13 rebonds, à 13/18 au tir dont 5/9 de loin et cette flèche monumentale à une minute de la fin qui a fait exploser le Verizon Centerl’ailier était ottomatique et Scott Brooks était le premier à en profiter. Comme on l’a déjà mentionné par le passé, OP aura droit à une belle négociation contractuelle cet été, et quand on le voit réaliser ce genre de performance on peut comprendre pourquoi les premiers murmures sortis des bureaux de D.C. parlent d’un contrat max sans cligner des yeux. La régularité, voilà ce qui manque encore chez Porter, mais lorsque vous avez un bonhomme qui peut éteindre des joueurs sur les postes 2-3-4 et qui peut occasionnellement planter plus de 30 points à 70% au tir… il faut le conserver. Washington valide une belle victoire devant un public conquis, et confirme sa belle fin d’année avec un programme qui remplit la ville d’optimisme pour les semaines à venir.

C’est cet Otto Porter que les Wizards avaient en tête lorsqu’il l’ont drafté en sortie de Georgetown il y a maintenant plus de trois ans. Grandissant jour après jour, OP montre qu’il a tout ce qu’il faut pour s’imposer dans cette Ligue : Giannis ne pourra que le confirmer.

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