Magic

Aaron Gordon était en feu : 30 points à 11/15 au tir, Memphis n’a pas compris le délire

Dans la grande victoire du Magic hier soir (112-102), c’est Aaron Gordon qui a fait le show en réussissant toutes ses initiatives offensives : le genre de performance qui vous permet de croire au paradis des snipers…

Il fallait le voir pour le croire, et se marrer un bon coup en même temps. Le banc des Grizzlies, obligé de devoir regarder l’ailier adverse rentrer shoot après shoot, alors qu’il a encore une réputation de joueur irrégulier. Certes, Gordon l’est et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va détacher cette étiquette de son col, mais les Chandler Parsons, Marc Gasol et compagnie secouaient leur tête et rigolaient forcément, en observant la bête tirer comme Steph Curry à domicile. De match, il n’y a pas vraiment eu, dans le sens où Orlando menait de près de 20 points en première mi-temps avant d’atteindre la trentaine de points d’avance par la suite. Et de performance sur laquelle fonder la moindre réflexion solide, il n’y a pas vraiment eu non plus, dans le sens où Aaron était dans une zone totale et que celle-ci était isolée. Un peu plus tôt, ce mois-ci, le marsupial avait déjà dépassé la trentaine en claquant 33 pions sur les Clippers, dans une zone similaire (13/21 au tir). Hier soir, c’est surtout le 4 sur 4 à trois points qui a énervé Memphis et forcé David Fizdale à devoir rapidement rendre les armes, ses Grizzlies ne prenant la version offensive la plus fatigante d’Orlando en sortie de repas de Noël. Mauvais délire, mauvais score.

Cependant, et c’est là qu’Aaron Gordon sera intéressant à suivre lors des prochaines semaines, c’est dans la régularité de ses performances et le message envoyé à ses adversaires que le Magic vaudra le coup d’oeil. En effet, pour tout joueur ultra-athlétique ayant décidé de planter du shoot à distance, il y a eu une période d’adaptation. C’est comme ça, on doit s’y faire, les défenseurs ont souvent secoué leur tête lorsque les Kawhi Leonard, Jimmy Butler, Paul George et compagnie rentraient un trois-points durant leurs premières années dans la Ligue. Sachant que leur rôle était plutôt défensif, voir leur level offensif augmenter avait d’abord une apparence humoristique, les adversaires se marraient en passant à la possession suivante. Sauf que si Gordon souhaite confirmer les propos de son entraîneur, Frank Vogel voulant faire de lui une arme offensive de premier choix, et s’il veut faire partie de l’élite à son poste, il va falloir que ce type de performance ne se produise pas une fois par mois mais bien une fois par semaine, minimum. Et c’est la clé des grands joueurs, ou du moins une des clés, qu’Aaron devra aller chercher comme un grand : celle de la régularité. En NBA, un paquet de joueurs peuvent planter la trentaine un bon soir. Mais ce qui fait la différence entre les grands clients et les moyens ? C’est ceux qui sont capables de planter cette trentaine régulièrement.

Avec deux soirées terminées à plus de 30 points ce mois-ci, Aaron Gordon a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de devenir un joueur respecté par ses adversaires en attaque, mais les progrès sont là et les résultats collectifs le suivent.


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