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Carmelo Anthony met les Knicks sur son dos : 35 points, 26 en seconde mi-temps, comeback XXL !

Après un roadtrip bien commencé mais mal terminé, les Knicks rentraient à la maison pour y jouer des Pacers déterminés à l’emporter en déplacement. Hélas pour Paul George et ses potes, le réveil du Garden a fait péter le barrage de l’Indiana (118-111).

Dieu que c’était mal parti. Que New York traînait des pieds, oubliait sa défense, et laissait notamment un paquet de visiteurs se faire plaisir offensivement. Quand ce n’était pas Al Jefferson au poste, c’était Myles Turner à distance. Et quand ce n’était pas Jeff Teague en pénétration, Paul George bombardait à son tour. Fatigués par ce long roadtrip et pris d’entrée par les Pacers, l’armée dirigée par Jeff Hornacek avait une sale gueule et l’issue du match semblait déjà se dessiner. Après tout, avec 15 points d’avance dans le troisième quart et une muraille qui allait en prendre 120, on se demandait encore pourquoi les mecs portaient leur maillot. Mais ça, c’était notamment avant le réveil de Melo, et celui d’un Madison Square Garden qui a rugi comme rarement dans le dernier quart-temps. Deux bombes pour finir le troisième quart et garder les siens dans la partie, quelques astuces signées Brandon Jennings et Derrick Rose pour venir en aide au mélomane, et le push local commençait à faire trembler Nate McMillan ainsi que ses hommes. Pire encore pour les Pacers, c’est Kristaps Porzingis qui se mettait à enfiler les perles de 8m, chaque tir tenté faisant lever un public n’en croyait pas ses yeux. Comme une porte blindée qu’on pouvait presque palper, la résistance de l’Indiana se mettait à fondre sous les assauts répétés des Knicks. Moins huit, moins six, moins trois, moins un, avantage, écart, no craquage, finition.

Et dans ces douze dernières minutes dont les habitants de Gotham parleront pendant toute la journée de mercredi à la pause café, peu se gavaient autant que Melo, qui était dans cette zone assez infernale à défendre. Paul George sur le museau ? Pas sûr. Grâce aux décalages de ses coéquipiers mais aussi beaucoup de laxisme de la part des Pacers, le vétéran claquait ficelle sur ficelle et permettait du coup à Porzingis de prendre le relais quand les situations ne lui allaient pas. Un tandem trop compliqué à gérer, surtout que le sixième homme représentait environ 20,000 têtes, avec un orgue à la place du coeur et de-fense pour seule sortie buccale. Cette victoire était peut-être arrachée, à l’envie et sous les efforts de tout le monde, Noah y compris, mais elle était importante pour les Knicks. Car mine de rien, avant un showdown très attendu avec les Celtics le soir de Noël et des équipes qui tentent de trouver leur spot à l’Est, chaque soirée compte et chaque opportunité saisie pourra faire la différence en avril. Ce genre de finish, tiré à la dalle et en groupe ? Difficile de l’imaginer chez les Knicks des deux dernières années. Certes, la zone de Carmelo était suffisante pour faire flancher l’équipe d’en face, mais la gloutonnerie de l’ailier était laissée de côté pour que le renversement de situation soit aussi total que collectif. Quinzième victoire dont dix à la maison, le MSG a peut-être pris des claques par des cylindrées comme Cleveland ou Houston, mais le public a pris son pied une nouvelle fois ce mardi.

Et avec 35 points à des pourcentages fabuleux (13/25 dont 7/11 de loin), Melo a été un de ces Melo qu’on aime. Pas le relou borné qui artille parce qu’il est chaud, mais le sage qui profite de sa confiance pour mener les siens, et qui le fait proprement (0 ballons perdus). On en redemande ? On en redemande.

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