Sixers

Les Sixers s’offrent des Pistons bien dégueulasses : voilà ce qui se passe quand tu sors le samedi soir

 

Difficile de savoir ce qui a pu expliquer une telle gifle dans la gueule de Détroit hier soir, mais les Bad Boys étaient surtout en mode Drunk Girls devant leur public hier soir : défaite 97-79.

Fatigue ? Indiscipline ? Irrégularité chronique ou attitude à chier ? Peut-être un peu de tout, mais surtout beaucoup de rien, quand on voit ce que les enfants de Stan Van Gundy nous ont offert ce dimanche, eux qui devaient gérer leur matchup afin de l’emporter sereinement au Palace. Au lieu de passer pour l’équipe dominante qui veut aller chatouiller les gros de l’Est, les Pistons ont montré un visage des plus frustrants, et qui nous empêche aussi d’avoir un avis un minimum fixe sur cette équipe. Car lorsqu’elle va gagner à Boston ? Elle se flingue contre les Sixers. Et lorsqu’elle domine à Charlotte ou Atlanta ? Elle perd contrôle face à d’autres petites écuries du circuit. On le sait depuis longtemps, la jeunesse des Pistons est un avantage comme un de ses inconvénients, SVG devant cuisiner avec des joueurs qui peuvent parfois manquer de maturité. Et du coup, en voyant Reggie Jackson et sa bande se ramener en traînant des pieds devant leur public un dimanche soir, on se demandait vraiment si tout le monde était resté calme la veille en voyant Philadelphie sur le programme du lendemain. Quand vous prenez un 32-12 dès le premier quart-temps, la question peut se poser.

Mais voilà à-peu-près tout ce qu’on pouvait dire, concernant Andre Drummond et ses potes, le pivot se faisant notamment bousculer par Jahlil Okafor et l’activité des autres intérieurs en visite. Loin de dominer sa matchup comme il aurait dû le faire, le All-Star tentait de rassembler ses troupes pour effectuer un petit run qui pourrait faire chauffer la machine de Pennsylvanie, mais non. En face, que ce soit dans le jeu collectif (24 passes décisives) comme dans la qualité individuelle, Brett Brown sentait qu’il pouvait l’emporter à l’extérieur et c’est ce qui se produisait en maintenant le lead, même à 3 minutes de la fin alors que les Pistons entamaient un furieux comeback. Heureusement pour les fans de Philly, la légende T.J McConnell s’offrait un quasi triple-double (12-10-9) devant son ancien coéquipier de fac Stanley Johnson, toujours tenu en laisse par Van Gundy. Bien entouré par les autres membres de son cinq et la bonne production du banc, le meneur formé dans l’Arizona s’offrait même un potentiel triple-double avant que Robert Covington ne loupe son tir qui aurait pu offrir un ultime caviar à Thierry-Jeanne. Tant mieux, tant pis, le plus important était de remporter le match et c’est ce qui se produisait en enfonçant les Pistons dans leur propre merde.

On l’avait tous prédit ? On l’avait tous prédit. Avec un beau retour de Nerlens Noel sur les parquets, un cinq majeur aussi complémentaire que productif et en affrontant des Pistons insupportables, les Sixers ont validé leur 6ème victoire de suite. Et sans Embiid, ni Simmons, ni Iverson, ça c’est fort.

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