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Kyle Lowry a pris feu à Boston : victoire des Raptors derrière les 34 points du président canadien

En feu dernièrement et prêt à profiter de l’absence d’Isaiah Thomas, le meneur des Raptors s’est fait plaisir en incendiant le TD Garden hier soir : une victoire qui fait du bien au moral des soldats canadiens (101-94).

Deux mi-temps totalement différentes, deux visages totalement différents. Il était assez difficile d’envisager une victoire des visiteurs en se basant sur les 24 premières minutes de jeu, Toronto n’arrivant pas à dérouler son basket tandis que Boston respectait son plan de jeu signé Brad Stevens. Bonne défense, bon mouvement de balle, en bref suivre l’excellente deuxième période de la dernière victoire à Orlando afin de tenter un upset en battant les Raptors sans le meneur All-Star du Massachusetts. Sur le début de rencontre donc, sourires larges dans le TD Garden puisque non seulement Avery Bradley et Al Horford démarraient bien leur partie, mais le banc se mettait au diapason avec l’excellente production des seconds couteaux. Olynyk, Rozier, Brown, Jerebko, chacun y allait de sa petite contribution et ce travail de groupe permettait aux Celtics d’aborder la seconde mi-temps avec sérénité. Un petit matelas de 8 points d’avance, une bonne grosse dose de confiance dans l’effectif et la sensation de pouvoir s’en sortir sans avoir à compter sur le génie offensif d’Isaiah, Stevens nous ressortait un de ses tours de magie pendant qu’en face Dwane Casey se grattait la tête. Sauf qu’en seconde période, la rencontre s’inversera totalement pour basculer en faveur des visiteurs, Toronto jouant son meilleur jeu derrière les banderilles de Kyle Lowry.

Le meneur était déjà chaud sur ce début de mois de décembre en plantant près de 60% de ses tirs à distance et en n’ayant terminé qu’un match sous la barre des 24 points, il confirma hier soir sa belle forme en réalisant tout simplement sa meilleure performance de la saison : 34 points, 7 rebonds, 2 passes seulement mais une seule balle perdue et 3 interceptions, Kyle était en feu et le public de Boston ne pouvait que l’observer célébrer ses flèches. Le meneur était parfaitement accompagné par un Norman Powell intégré dans le cinq majeur et auteur d’un match quatre étoiles, le marsupial apportant sa dose d’intensité athlétique et sa défense suffocante sur les lignes extérieures. Sachant que le banc de Toronto n’y était pas vraiment hier soir et que DeMar DeRozan avait droit au traitement local qu’on appelle généralement le Crowder-Bradley-Smart, il fallait qu’un autre membre de l’équipe canadienne retrousse ses manches et fasse le job, ce que Powell réalisait à merveille. De plus de 10 points de retard à égalité en prenant même une bonne avance, le troisième quart-temps de la rencontre servait de claque pour des Celtics dépassés, qui se prenaient un 33 à 18 sur la période. Déboussolés, les hommes de Stevens tentaient de s’accrocher dans le dernier quart avec quelques exploits défensif comme à distance, mais le plus dur était déjà fait côté Raptors et l’absence d’Isaiah se ressentait plus que jamais quand le jeu ralentissait. Avec un carton de Kyle Lowry et des difficultés à créer dans le troisième quart, Thomas était plus demandé que jamais mais le lutin devait regarder les siens s’incliner à domicile.

Après un début de saison mi-figue mi-raisin, notamment marqué par une sale adresse et l’explosion offensive de son partenaire DMDR, Kyle Lowry a retrouvé son rythme et son culot, lui permettant de faire des Raptors une équipe dangereuse au quotidien. La défaite des Cavs ce lundi a fait mal au moral de l’équipe, mais il fallait tourner la page avec un succès solide en déplacement : mission accomplie.

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