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Bradley Beal met les Wizards sur son dos : 31 points, c’est ce sniper qu’on veut voir

Après avoir fait la une des journaux de Washington en prenant 15,000$ pour avoir mis sa main sur le cou d’Evan Fournier, l’arrière des Wizards s’est repris en faisant ce qu’il sait faire de mieux : bombarder à distance.

Et Scott Brooks en avait bien besoin, ce lundi, pour tenir tête à des Kings qui se rendaient au Verizon Center en back-to-back. En effet, après avoir battu les Nets la veille, DeMarcus et ses potes débarquaient du côté de la Maison-Blanche avec de fermes intentions, et le pivot était le premier à vouloir manger les habitants de la capitale les uns après les autres. Marcin Gortat, Jason Smith, Andrew Nicholson, tous envoyés en sacrifice sur Cousins, puisque le numéro 15 réalisait une petite mixtape devant un public terrorisé par la puissance de l’intérieur. Seulement, comme souvent depuis des années, Boogie était bien trop esseulé et c’est du coup toute son équipe qui prenait. Car sans pouvoir compter sur Rudy Gay (7/16 au tir et 6 balles perdues), ni ses snipers (3/21 pour les Kings), DeMarcus devait forcément rendre les armes malgré un beau combat. C’est d’ailleurs lui qui envoyait tout le monde en prolongation, grâce à un drive tout en finesse sur un Gortat perdu défensivement, mais l’énorme match de Cousins à 36 points et 20 rebonds n’était pas suffisant pour faire tomber les Wizards à la maison. Alors qu’en face ? Comme un symbole, John Wall ne réalisait pas de grande partie et pourtant son équipe arrivait à repartir avec la victoire.

Notamment grâce au bombardement festif de Beal du premier au dernier quart-temps, la gâchette faisant trembler la ficelle à 7 reprises (7/13 du parking, record en carrière) et donc battant à lui seul le total des visiteurs. Comme mentionné en introduction, les Wizards avaient fortement besoin d’un Bradley au sommet de sa forme car leur meneur réalisait un début de match catastrophique, marqué par 8 balles perdues en première période (11 au total) et des pourcentages affreux. Heureusement, par la suite, Jean Mur redressera le tir et parviendra à faire le nécessaire pour que son équipe écarte l’opposition du soir, mais sans la sérénité de Beal et de son poignet, les Wizards auraient pu vivre une énième désillusion à domicile. Comme mentionné dernièrement, après un carton qui avait fait mouche face aux Suns (42 points), Bradley s’était exprimé afin de décrire son nouvel état d’esprit, offensivement parlant. Moins de prise de tête, plus de réaction au sein du match, le produit formé à Florida ne nous rassurait pas vraiment en se chauffant avec Evan Fournier ce weekend mais il fallait que Beal tourne la page et paye son amende auprès de la Ligue, avant d’effacer tout ça derrière une belle performance. Bien aidé par la propreté d’Otto Porter et le boost de Kelly Oubre, le sniper permettait à Wall de se reprendre au meilleur moment, afin de terminer les Kings.

Si les Wizards possèdent bien un luxe, il s’agit de pouvoir alterner entre un grand talent et un autre en fonction des matchups. Hier soir, John le dragster était off et c’est Bradley le sniper qui était on. On attend désormais la rencontre où les deux seront branchés, car c’est bien là un fantasme qui maintient les fans de Washington éveillés…

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