Sixers

Kyrie Irving a pris feu : 39 points sur les Sixers, cours particulier pour chaque défenseur…!

C’est qu’on l’avait presque oublié, le petit chenapan ! Tranquillement assis derrière les exploits récents de Kevin Love et l’abattage quotidien de LeBron, le meneur des Cavs a tenu à posséder sa petite couverture ce dimanche en Pennsylvanie.

Le luxe de l’Ohio, c’est aussi celui-ci. Celui de pouvoir alterner entre les performances, mettre chaque star en avant quand il le faut, et travailler dans le même but commun, terminer avec le meilleur bilan de la Ligue en fin de saison. Ces derniers jours, la star de Cleveland s’appelait plutôt Kevin, l’intérieur au bras bionique faisant claquer les ficelles à un rythme historique, notamment suite à ses 34 points dans le premier quart face à Portland. Ce dimanche pourtant, la rencontre de Love démarrait avec un peu de sang puisque le coude de Robert Covington terminait sur l’arcade du sniper. Entre cette caresse adverse, l’ambiance du Wells Fargo Center et la présence immanquable de Joel Embiid sur le parquet, les champions en titre déroulaient un jeu tout en discrétion, basé sur un challenge vieux comme le monde : celui de rester dans la partie jusqu’au money-time, afin de renverser totalement la vapeur telle une équipe bourré d’expérience, et achever les espoirs des hôtes. Un risque pris par LeBron et ses potes mais qui paiera comme prévu, notamment derrière le contrôle total du King des deux côtés du terrain, la sérénité de ses coéquipiers à ses côtés, et le verrouillage de l’arceau des Cavs après une première mi-temps passé en mode portes ouvertes. Un succès rassurant malgré la maladresse continue de Gérard à distance, qui en est désormais à 1/20 au tir en deux rencontres depuis Thanksgiving. De quoi nous apaiser sur la question la plus mentionnée du weekend : mais quel menu était proposé chez les Smith ce jeudi ?

Apparemment, quelque chose que Kyrie Irving n’a pas pris, puisque le meneur était en mode Uncle Drew hier soir. Kevin ceci, Kevin cela, LeBron ceci, LeBron cela, il fallait bien que le chirurgien s’occupe de quelques défenseurs pour une fois, et surtout que le fameux run faisant basculer le match vienne de quelqu’un. Ding dong, c’est bien Kyrie qui a mis les Cavs sur ses fines épaules et a demandé à tout le monde de bien vouloir le suivre, ou plutôt sortir le popcorn afin d’apprécier le cours de danse. Pendant toute la seconde période, avec une aisance toujours aussi remarquable balle en main et des responsabilités accrues, Irving a puni chaque adversaire envoyé sur lui, tel un toréador entouré de bêtes au centre de l’arène. Ilyasova, Embiid et Okafor sur chaque switch, Rodriguez, McConnell et Henderson sur chaque hanche, le récent médaillé olympique était dans cette zone si particulière qui lui permet de danser devant des milliers de personne et donner l’impression qu’il joue au ralenti. Tout l’arsenal était mis à disposition, entre tirs à mi-distance, finitions avec effet, mauvais pied, avec ou sans la faute, tir de loin, bref du Kyrie comme on le connaît et qui faisait forcément plaisir aux fans. Car autant Kevin Love réalise une fabuleuse régulière jusqu’ici et LeBron continuera à enchaîner les triple-doubles par moment, autant Tyronn Lue n’a cessé de le répéter tout au long du camp d’entraînement : l’arme offensive numero uno de Cleveland, c’est Irving.

Une pointe à 39 points, dans son registre à lui qui est tout simplement indescriptible, une victoire de champion en fumant sa clope jusqu’à la 38ème minute avant de dérouler sur les 10 dernières : quand on voit la sérénité et l’aisance de Kyrie à seulement 24 ans… c’est phénoménal.

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