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Jeremy Lamb et Kemba Walker, à l’ancienne : la UConnection redémarre à Charlotte

Jeremy Lamb

Old days !

Source image : The Sports Daily

Dans la victoire des Hornets hier soir à domicile, les plus grands fans des Huskies ont forcément affiché un large sourire, en voyant deux copains d’université se retrouver en collaboration dans un cinq majeur de NBA.

Un peu de chance, beaucoup d’opportunisme et surtout de joie, voilà comment pourrait-on dessiner le scénario vécu par Jeremy Lamb hier soir, lui qui vivait son match rêvé face aux Knicks. Il faut dire que le longiligne ailier né en Virginie n’avait pas prévu de nous claquer un gros double-double (18 points et 17 rebonds) devant une foule en délire, qui plus est contre New York. Et Lamb n’avait pas non plus prévu que l’enchaînement des blessures allait le propulser dans le cinq de départ, une belle surprise réservée par Steve Clifford alors que l’entraîneur se posait une centaine de questions avant le début de la rencontre. Marvin Williams étant déjà forfait, c’est Frank Kaminsky qui rentrait en jeu et apportait ses 14 points tout en écartant le terrain, lui aussi reconnu pour ses exploits universitaires mais du côté du Wisconsin. Ensuite, c’est Nico Batum qui devait agiter le drapeau blanc à cause d’un souci oculaire, de quoi forcer un nouvel ajustement dans le quintet initial des Hornets. Et en voyant la forme royale de Marco Belinelli dernièrement en sortie de banc, Clifford voulait conserver son sniper dans son rôle, ce qui ouvrait forcément la porte à un nouveau candidat.

Une porte finalement défoncée par Lamb, et qui lui permettait de marquer des points… dans la tête de son coach, ce dernier ayant souvent répété qu’il fallait être patient avec Monsieur Agneau. Pépin à la cuisse fin octobre, registre assez similaire à celui de Belinelli même si les deux n’ont pas le même poignet ni la même envergure, créer une place pour Jeremy devenait de plus en plus compliqué et on se demandait s’il n’allait pas devoir nous taper une nouvelle saison à moins de 20 minutes de jeu en moyenne. Well, sa seule performance d’hier soir devrait suffire pour imposer une réflexion plus globale des rotations à Charlotte, car pour le moment le dessin est celui-ci : Kemba en starter, Sessions en back-up, Nico en starter, Belinelli en back-up, Kidd-Gilchrist en starter… Lamb en vrai back-up ? Clifford a souvent gardé l’ailier sur le côté, préférant aligner des combos avec parfois Nico en 3 et Sessions en 2. Mais en voyant la production de l’ancien partenaire de Walker à UConn, il sera peut-être intéressant d’allier test interne avec polyvalence globale, c’est-à-dire offrir un peu plus de temps de jeu à Jeremy pour le faire progresser dans une perspective plus long-terme, et pourquoi pas le jeter ainsi dans le feu plus souvent afin de profiter de ses qualités athlétiques et son énergie. Quoi qu’il en soit, le premier test a été véritablement réussi ce samedi, car Lamb a rejoué dans un cinq avec Kemba et les deux ont pris leur pied en écartant les Knicks à la maison.

Jeremy Lamb n’avait joué titulaire que 8 fois dans sa carrière, la neuvième opportunité fût la bonne puisqu’il a réalisé un des meilleurs matchs de son petit parcours en NBA. Avec le soutien d’un Walker qui le connaît bien, et des coéquipiers pouvant compter sur lui s’ils ont un pépin, l’ailier va peut-être pouvoir se faire une vraie place chez les Hornets.

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