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Dwyane Wade a kiffé la drague de Butler : “S’il ne m’avait pas contacté, je n’aurais pas été à Chicago”

Dwyane Wade

Prenez une chambre.

Source image : Scoopnest

S’il y a bien un élément qui a fait pencher la balance du côté de l’Illinois cet été, c’est le fait que l’ailier des Bulls rassure Dwyane Wade sur son envie de le voir squatter son vestiaire.

Et chez la légende du Heat, ce genre de petit geste peut faire toute la différence. C’est notamment dans un long entretien avec ESPN cette semaine que Flash a donné son avis sur la situation des agents libres dans la NBA actuelle, avec des modifications à venir prochainement via le nouveau CBA. Quand on voit les décisions notamment prises par LeBron en 2010 ou Kevin Durant cet été, la Ligue a vécu un virage déterminant ces dernières années dans le sens où les joueurs ont reçu de plus en plus de pouvoir, et les managements doivent s’adapter en fonction de ces nouveaux codes. Par conséquent, une présentation avec un tapis rouge, des hélicoptères et des fans en délire n’a plus autant d’impact qu’avant, ce qui marche c’est de jouer avec ses buddies. Des gars avec qui on s’entend bien, des potes à la compote, des partenaires de jeu certes mais aussi des amis avec qui le quotidien est bien plus agréable. Une vision qui donne bien évidemment la gerbe aux anciens, eux qui refusaient le moindre hug avec un coéquipier d’université par peur de passer pour un traître, mais qui va aussi avec la société actuelle et les moyens de communication d’aujourd’hui. Entre Twitter, Snapchat, Facebook, Insta et tous les autres réseaux sociaux mis à disposition, les relations entre joueurs sont devenus primordiaux et Wade est le premier à appuyer ce sentiment.

“La Ligue est différente aujourd’hui. C’est énormément axé autour des relations, surtout celles entre joueurs. Bien évidemment, les présidents de franchises et General Managers ont un travail à faire en ce qui concerne la construction d’une équipe, mais lorsqu’il s’agit des agents libres, c’est surtout une question de relations entre joueurs. C’est l’endroit où un joueur veut aller, il faut donc se sentir bien en visualisant la destination et aussi voir avec qui jouer sur place. Je pense que le processus commence ainsi, peut-être que vous êtes proche d’un joueur, peut-être pas, mais tout commence lorsque les gars d’une équipe peuvent vous joindre et vous voyez comment ils réagissent. […] Si la star d’une équipe ne me contacte pas, je vais forcément penser qu’il ne veut pas vraiment me voir dans son groupe. Si Jimmy (Butler) ne m’avait pas contacté, je n’aurais pas été à Chicago car j’aurais pensé qu’il ne me voulait pas ici. Sauf qu’il m’a eu et m’a dit ‘Dwyane, je veux que tu viennes à Chicago’, c’est simple mais ça fait la différence. C’est dur de changer votre point de vue et tout ce qui va avec.”

Et paf, ça fait des Chocapic. Alors certes, d’un point de vue compétitif, il y a des débats à tenir et à dérouler autour des changements de relations au sein de la NBA. Les joueurs se font des câlins avant et après les matchs, certains se battent même pendant des séries de Playoffs puis vont faire la teuf ensemble après un match accroché, mais c’est aussi ainsi que le circuit professionnel a évolué. Il suffit de voir les équipes les plus attrayantes de ces dernières années sur le marché pour comprendre le pouvoir d’attraction dégagées par celles-ci. Les Spurs étaient là depuis des lustres, mettant en avant l’importance des relations entre joueurs de leur vestiaire, cette cohésion d’équipe liée au succès de San Antonio qui a notamment permis à un LaMarcus Aldridge de signer au Texas. Pour Durant cet été ? Pareil. Pas besoin de Tom Brady, de statues à son effigie ou de montages ultra-sophistiqués pour le verrouiller : les Warriors se sont assis autour d’une table et ont laissé les stars parler entre elles. Résultat des courses, Kevin a été halluciné par l’esprit familial de Golden State, le fun potentiel dégagé par ses coéquipiers, et n’a pas hésité longtemps avant de dégainer le stylo.

Est-ce que Wade est un cas isolé, en étant marqué par la drague de certains joueurs ? Certainement pas. Dans la NBA actuelle, un bon gros texto de la part d’un futur coéquipier vaut bien plus qu’une réunion de légendes autour d’une table, c’est donc aux franchises de s’adapter.

Source : ESPN


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