Bulls

Les Bulls cartonnent à Portland : 113 à 88, Jimmy Butler est toujours aussi bouillant

Meilleur match de leur saison. Meilleur ? Match. De leur ? Saison. En déplacement à Portland, les Bulls ont réalisé leur meilleur effort collectif afin de démarrer au mieux leur Circus Trip : Chicago est en forme, son leader en premier.

Ce n’est pas un avis envoyé en l’air, après deux cafés bien serrés vers 7h30 du matin, poussé par la belle performance de Jerian Grant inséré dans le cinq de départ hier soir. Ce n’est pas une conclusion hâtive, les yeux tassés sur le clavier, formulée en regardant la simple feuille de match. Si on peut affirmer que les Bulls ont réalisé leur meilleure sortie de ce début d’année ce mardi, c’est déjà car Fred Hoiberg le dit, ensuite parce que la répartition de la marque a été exemplaire, parce que l’adversaire n’a pas pu respirer une seule seconde et parce que l’effort fût intense du premier au dernier homme. Tout le monde a pris son pied dans cette victoire, et tout le monde a pu contribuer dans cette victoire. Des Blazers en mode montagnes russes ? Peut-être, mais comme dirait Jimmy Butler, encore une fois infernal des deux côtés du terrain : on s’en tape. Il ne fallait pas trouver d’excuses du côté des visiteurs, même pas l’absence de Rajon Rondo annoncée à quelques minutes du coup d’envoi, ou le début de ce fameux Circus Trip qui durera deux semaines et éloignera les joueurs de la cité plantée dans l’Illinois. En bon leader de son équipe et pour confirmer son excellente forme actuelle, Buckets a écoeuré les ailes de l’Oregon en montrant tout simplement plus d’envie et de sérieux que chacun de ses adversaires. Une partition terminée avec 27 points, 12 rebonds, 5 passes, et surtout cette envie de garder le pied sur la gueule des Blazers allongés au sol, Jimmy était une merveille hier soir.

Mais s’il ne fallait qu’applaudir le numéro 21 de Chicago, ce serait un peu injuste, voire beaucoup trop injuste envers Jerian Grant, qui effectuait le meilleur match de sa jeune carrière hier soir. Bien dans ses pompes, mis en avant et branché sur le même courant que ses supérieurs, le produit formé à Notre Dame a fait passer l’absence de Rondo pour une anecdote de troisième de couverture, offrant 18 points et 5 interceptions sans perdre le moindre ballon. Parfait pour contribuer aux côtés de Wade (19-5-5), pour récompenser le boulot monumental des Bulls au rebond (67… à 49) et pour lui aussi rappeler le sentiment général qui réside dans l’Illinois en ce moment. Il y a peut-être une malformation technique au niveau des rotations dans le cinq majeur, il y a peut-être des caractères forts dans ce groupe, mais Chicago domine dans un aspect fondamental depuis le début de saison : tout le monde se casse le cul, des deux côtés du terrain. Du coup, quand vous arrivez chez des Blazers qui se cherchent des excuses, ne rentrent pas dans leur match et attendent que les tirs rentrent, vous plantez un 35-14 d’entrée et vous enfoncez les pieds sur la pédale d’accélération. Une belle démonstration collective, qui aurait pu proposer des pourcentages collectifs plus sympathiques mais a validé une méthode bien connue par Butler et Gibson. Même quand c’est dégueulasse, il y a toujours un moyen de l’emporter. Et hier soir, pour la septième fois en 11 rencontres, les Bulls l’ont trouvé.

Deux immenses tests se présenteront à Chicago en cette fin de semaine, avec un déplacement à Utah avant de se rendre chez les imbattables Clippers, un match suivi par un back-to-back chez de jeunes Lakers. Si les principes d’équipe restent respectés de la première à la dernière minute, on voit bien ces Bulls remporter deux rencontres minimum. Voire trois, au cas où Butler resterait sur sa planète…

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