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Les Bulls s’imposent à Miami, 98-95 : Wade a installé le décor, Butler a fini le boulot

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Devoir accompli.

Source image : NBA League Pass

L’affiche était installée depuis début août, placardé depuis début novembre et attendue depuis le début de la journée. En visite à Miami, Chicago a retroussé ses manches et s’est imposé 98 à 95, pour le plus grand bonheur de D-Wade.

Même si le script était séduisant, le déroulé ne l’était pas vraiment. Flash à l’American Airlines Arena, c’était l’occasion idéale pour concevoir un réveil éveillé, dans lequel l’ancien joueur du Heat claque le match de sa saison, peut-être le panier de la gagne pour aller avec, devant une foule en délire et des coéquipiers qui se jettent sur lui. Malheureusement, on était bien loin de tout ça, malgré un match assez agréable car engagé et serré. D’ailleurs, d’entrée, ce sont les jeunes de Miami qui donnaient le ton en mettant la pression sur les vieux de l’Illinois, et notamment Justise Winslow qui trouva le moyen de s’embrouiller avec Wade. Très bien, ça va jouer comme ça, allons-y. Après quelques réponses de l’arrière, le match s’accélérait pour laisser place au chantier de Whiteside sous les panneaux (20-20), le jeu rapide de Rondo et surtout le poignet retrouvé pour Mirotic et McDermott. Quasiment transparents la veille à Atlanta, les deux snipers claquaient ficelle sur ficelle pour permettre aux visiteurs d’aller au vestiaire en confiance : égalité, mais bien meilleure attitude pour les Bulls, en ayant assisté à la déprime du mercredi soir.

Le troisième quart-temps était nettement moins fun et annonçait une seconde période plus lente et hachée, notamment à cause des mains carrées des intérieurs. Un sublime 8/20 au tir pour Robin Lopez, face au 8/18 de Whiteside, idéal pour enfoncer les fans dans leur siège et demander un peu d’excitation en sortie de banc. Idéal aussi pour annoncer un dernier quart serré, puisque les deux équipe se retrouvaient sur le parquet à 70-70, et 12 minutes afin de se départager. Forcément, les yeux se tournaient vers Wade, mais c’est bien un autre soldat qui prit les choses en main et confirma les dires de la légende vivante : Chicago, c’est l’équipe de Jimmy Butler. Et que ce soit dans l’effort au rebond ou en défense, ses isolations en tête de raquette ou bien quelques pull-up bien sentis à mi-distance, l’ailier punissait la jeunesse du Heat, trop focalisée sur les autres joueurs des Bulls qui avaient bien plus de punch que la veille dans leurs jambes. Trois minutes seulement avant la fin, Dwyane retournait sur le terrain afin d’aider les siens à mettre le point d’exclamation sur cette victoire. Et si Miami se battait bien grâce à quelques sursauts de Winslow, Richardson ou Johnson, la sérénité des anciens à Chicago finissait par payer. Moment de joie ultime pour Flash : seul aux lancers avec 2 tirs pour crucifier son ancienne franchise, le joueur s’offrait deux ficelles tout en gardant le poignet levé. Un peu loin du scénario rêvé, mais tout ce qu’il fallait pour qu’il puisse célébrer.

Et au final, malgré une performance assez vilaine de sa part, Dwyane Wade repartait de Miami avec la victoire. Un clin d’oeil gentiment envoyé à Pat Riley, bien aidé par les efforts de Butler et du banc des Bulls, qui permet également à Chicago de retrouver la colonne des victoires. Merci Jimmy, et merci Dwyane, entre guillemets.

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