L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 4 : la flamme de Stephen Curry s’est rallumée, appelez vite les pompiers

Avis du Psy

Premier rencard de la saison pour Stephen Curry, histoire de souffler un peu sur les braises.

Source : @artkor7 pour TrashTalk

On part sans plus attendre pour la quatrième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? Quatre coachs, une torche humaine, un futur GOAT, un Letton, un melon barbu, un ancien Floridien choqué, un ancien costaud devenu mou puis… redevenu costaud et deux colistiers. Blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Nate McMillan et Brad Stevens

Cônes, Celtics


110,8 points encaissés en moyenne pour le premier, 116,1 pour le second, et comme l’impression que les deux hommes ont laissé de côté ce qui fait gagner une équipe en NBA. Pour Nate McMillan c’est plutôt gênant et compte tenu du talent du roster, quelques défaites de plus pourraient bien venir fragiliser la position de l’ancien sniper des Sonics. Pour Stevens c’est un autre problème puisque si les Celtics étaient devenus depuis quelques années une référence en la matière, c’est le contraire qui se produit cette saison sans que l’on ne comprenne vraiment pourquoi. Tirage d’oreille obligatoire donc par le Psy, blasé de voir des matchs se terminant aux alentours des 130 points alors que l’on parle tout de même de deux candidats aux Finales de Conférence. Allez on se réveille les D’Antoni des temps modernes, parce que pour l’instant c’est moche.

Joel Embiid
Michael Jordan
Première visite au cabinet pour l’une des sensations de ce début de saison. Déjà car le Psy tenait à rencontrer le phénomène puisqu’il fait clairement partie de sa fanbase depuis les premiers pas du gamin, mais aussi pour le prévenir des rudiments de la vie de superstar. Car dans quelques mois des centaines de nanas lui tourneront autour, parce que dans quelques mois son nom sera associé à celui des plus grands de ce jeu, car dans quelques semaines chaque journaleux associera son nom aux 29 autres franchises de la Ligue en nous sortant qu’il mérite mieux que Philly. Il s’agira de ne pas précipiter les choses en se rappelant que Jojo est encore rookie, mais le GOAT… de Twitter devra, lui aussi, tâcher de garder sa tête bien sur ses épaules. Pas facile, mais le Psy sera là au besoin pour lui botter le cul s’il dépasse les bornes. A gauche la carrière d’Hakeem Olajuwon, à droite celle d’Andrew Bynum. Et faut pas se gourer.

Dwight Howard

Albert Einstein


Le Psy a voulu le voir de ses propres yeux, car quand on lui a dit que Dwight Howard ressemblait cette année à un adulte responsable et à un basketteur accompli… bah il a quand même mis quelques secondes à y croire. Et ô surprise, les rumeurs étaient vraies ! Fini le clown triste du Texas et si la bête n’est plus ce candidat au trophée de MVP comme lors de ses années floridiennes, son apport pour les Hawks est énorme et la doublette qu’il forme avec Paul Millsap est parfois fabuleuse en attaque comme en défense. L’homme a évolué, le joueur aussi, et le Psy fût donc tout étonné de ne pas voir Dwight manger ses crottes de nez ou faire des oreilles de lapin à sa secrétaire. A suivre, mais le changement drastique de son comportement et de ses productions est en tout cas un bel espoir pour quelques âmes perdues de la Grande Ligue. Passer de Mr Bean à Einstein en quelques semaines c’est possible, manquerait plus que JaVale McGee reprenne les études tiens.

Kristaps Porzingis
Carmelo Anthony
C’est un Kristaps nerveux que le Psy a pu recevoir ce matin. la raison de cette nervitude ? Le fait que le géant letton soit le joueur le plus talentueux (on est en 2016, oh) du roster des Knicks mais qu’il soit encore et toujours la troisième option offensive de son équipe, derrière les garages à ballon que sont Melo et Derrick. Iso-Melo, iso-Rose… A QUAND DES BALLONS POUR PORZI ? Capable de poster des pivots et de mettre des gros trois sur la tronche de n’importe quel défenseur, Kristaps continue pourtant de se nourrir des miettes laissées par la flûte croquée par ses deux coéquipiers… Et ça, ça l’énerve le Porzingod, ça l’énerve grave même s’il est encore trop timide pour taper du poing sur la table. Alors promis, le Psy le fera cette année à sa place et n’hésitera pas à monter au créneau pour donner au géant de NY le crédit qu’il mérite. Cordialement.

Mike Malone
Fessée
Énorme pan-pan cul-cul aujourd’hui pour le coach des Nuggets. Ok le roster de l’ancien bestfriend de DeMarcus est bordélique et aucun leader ne s’en détache, mais le début de saison de Denver est tel que le mot tank ne parait plus assez fort… Match contre Portland ? Dernière possession pour Damian Lillard évidemment et Malone commande un switch afin que Kenneth Faried se retrouve en défense sur le meneur des Blazous. La suite est inévitable. Quelques jours plus tard ? C’est Marc Gasol qui crucifie les Croquettes au buzzer après avoir été laissé aussi seul qu’Anthony Davis aux Pelicans. Deux matchs littéralement balancés à l’adversaire, à moins que ce ne soit de la bêtise mais ça le Psy en doute. Mike Malone est donc reparti du cabinet les fesses bien rouges et en possession du bouquin Le tanking pour les Nuls, tout juste libéré par le GM des Nets qui en avait par contre marre de perdre pour rien en retour. Y’a un moment Mike où ça commence à se voir. Merde.

Spencer Hawes et Kris Humphries
Drappeau USA
On touche à présent à un sujet délicat puisqu’à la suite de l’élection de Donald Trump, les deux cow-boys ont clairement laissé exploser leur joie. Pas de surprise car Boule et Bill avaient depuis longtemps affiché leur préférence, mais une alerte maximale quant à l’ambiance qui pourrait régner dans les prochains jours dans les vestiaires d’Atlanta et Charlotte. Le Psy a donc décidé de prévenir Kris et Spencer que les sourires pourraient se faire rares sur les parquets et qu’il faudra apprendre à vivre avec. Et qu’accessoirement la politique n’avait rien à faire là et qu’il fallait qu’elle reste soigneusement au garage au moment d’aller à la salle. On espère de tout cœur que le message sera passé, mais sachez que ce métier est parfois compliqué.

James Harden

Melon

Des points, des rebonds, des passes, un énorme pourcentage pour le volume de tirs tentés, quelques victoires notables comme celle de la nuit dernière à San Antonio… et voilà comme prévu James Harden bien installé dans la course au MVP. Ramesse fait partie avec Russell Westbrook, LeBron James, Larry Nance et quelques Warriors des favoris au trophée individuel suprême mais… il n’a pu s’empêcher de japper un peu trop fort qu’il était le meilleur joueur de la Ligue. Là n’est pas l’endroit pour en débattre, mais si la star des Rockets a peut-être bien raison, il va désormais falloir poser encore plus d’actes pour confirmer cet excès de boulardise. Pas de réprimande donc mais un avertissement à un mec qui devra faire très très fort pour arriver à ses fins individuelles. Et il faudra d’ailleurs commencer par gagner un peu plus de matchs, car l’un ne va pas sans l’autre. Un peu comme Russell Westbrook et Kevin Durant. Ah bah non en fait.

Alvin Gentry
Pôle Emploi
Les Pelicans ont beau avoir réussi l’immense exploit de gagner un match de basket hier soir, il n’en demeure pas moins qu’il sera très probablement le premier coach à sauter cette saison. Équipe toute moisie peut-être, mais coaching encore plus pourri. Exemple tout trouvé par exemple lorsque durant un money time face aux Suns, Alvin Gentry préférera envoyer Lance Stephenson au casse-pipe à de trop nombreuses reprises alors qu’un certain Anthony Davis attendait tranquillement la gonfle poste bas. Et qu’il l’attend d’ailleurs toujours. Des choix douteux donc, mais également des défaites qui s’accumulent et une saison qui part sur les chapeaux de rouste, si bien que Tyreke Evans et Jrue Holiday sont aujourd’hui attendus comme s’ils étaient Kobe ou Michael. Allez Alvin, encore quelques semaines à subir, mais vraiment grand max, et tu pourras retrouver… tes Chipmunks. Sous vos applaudissements.

Dwyane Wade
Pleurs, larmes
Quand on a palpé l’émotion présente hier soir à Miami pour le retour de l’idole, on comprend aisément que Dwyane devait passer aujourd’hui par le cabinet du Psy. Sauf qu’à la grande surprise de ce dernier, ce n’est pas la vidéo hommage ni la standing O réservée à Flash qui l’a mis dans tous ses états, mais bien la gueule du roster du Heat depuis qu’il a quitté la baraque. Quand on a connu O’Neal, Payton, LeBron ou Bosh pour ne citer qu’eux, il est vrai qu’apercevoir Luke Babbitt et Dion Waiters dans un starting five de Spoelstra peut avoir des effets dévastateurs. Dwyane a donc expliqué au Psy avec un peu de gêne que les pleurs n’étaient en rien dus à l’émotion d’un retour en fanfare mais plutôt à la pitié que le n°3 ressent pour son ancienne franchise. Reparti avec la win, le patient Wade pourra donc oublier rapidement son hallucination du jeudi en s’éclatant sur le parquet avec de vrais joueurs. Genre Cristiano Felicio et Paul Zipser.

Stephen Curry
Feu flamme
On termine avec notre gagnant du jour qui n’est autre que l’incendiaire le plus insolent de la Côte Est. Over-taillé après un bien crade 0/10 du parking face aux Lakers, le petit s’est amusé à fermer la bouche de 300 milliards de girouettes en enchaînant direct trois matchs énormes (24 triples) dont un record historique face aux Pels avec 13 tirs du parking rentrés dans le même match. Le Psy a ainsi pu remercier Steph d’avoir dégagé du dessus de la pile un Donyell Marshall qui faisait tâche au milieu des géants, mais il a également pu lui avouer qu’il était assez admiratif de côtoyer un mec ayant marqué plus de 3 pts en un match que lui dans toute sa carrière (un seul en janvier 2014). Tous les extincteurs de la clinique ont du coup été vidés mais la torche semble désormais partie pour brûler tout ce qui bouge pour la troisième année de suite. C’est comme ça, il faudra vous y faire.

C’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk


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