Rookie Rankings

Rookie Rankings – Présentation : qui sera le meilleur débutant de la cuvée 2016 ?

Rookie Rankings

Les Wolves pourront-ils faire le triplé grâce à Kris Dunn ?

Source image : montage NBA AMANN pour TrashTalk

Ils sont 60 petits nouveaux à avoir été intégrés à une franchise NBA pendant l’été, sans compter les redoublants qui feront aussi leurs grands débuts à partir du 25 octobre prochain. Certains n’auront sûrement jamais la possibilité de briller dans l’Association mais cette cuvée 2016 était attendue et certains lui promettent déjà beaucoup d’avenir. Comme d’habitude, vous retrouverez chaque mois un classement maison des meilleurs “bleus” de notre belle Ligue. On commence tout de suite avec les présentations, histoire de faire un petit peu plus connaissance avec ceux qui ont une chance de succéder à KAT cette saison.

1- Ben Simmons (Philadelphie 76ers)

Honneur au roi de cette cuvée 2016 que certains pensent déjà All-Star tant il était attendu en NBA depuis des années, le Wallaby Ben Simmons. Grand favori au trophée de ROY avant la pré-saison, sa récente blessure redistribue un peu les cartes entre tous les rookies. La star des Sixers devra revenir fort pour espérer partir avec le trophée sous le bras au printemps prochain. Monstre athlétique, le compatriote de Matthew Dellavedova et Andrew Bogut peut prétendre à jouer et défendre à tous les postes grâce à un combo détente-vitesse impressionnant. Cependant, sa technique au tir n’est pas à la hauteur de sa réputation en tant que joueur et sa fracture de Jones intervenue un mois avant la rentrée interroge sur sa fragilité alors qu’elle fait suite à un été passé à la salle pour prendre du muscle et supporter les chocs en NBA. Il devra songer à prendre de la masse plus doucement pour laisser à son corps le temps de s’habituer à son nouveau poids de forme.

2- Brandon Ingram (Los Angeles Lakers)

Puisque le malheur des uns fait le bonheur des autres, la tige des Lakers profite de la mise au repos forcé de son collègue de promo pour prendre sa place au classement des candidats principaux pour le titre de meilleur débutant de l’année. Bien que Luke Walton ait déclaré qu’il ferait commencer sa nouvelle pépite sur le banc au début de la saison, le poids plume devrait avoir l’occasion de s’exprimer dans un groupe jeune qui évoluera sans pression de résultat cette année. Avec Luol Deng comme mentor et quelques kilos en plus Brandon Ingram pourrait vite dépasser D’Angelo Russell dans la hiérarchie locale. D’autant que s’il veut tenir la comparaison avec Kevin Durant qui est si souvent utilisée pour le décrire, il ne pourra faire l’économie du titre de ROY. Le genre de détail qui peut motiver à s’arracher au milieu du mois de janvier quand les Lakers seront déjà hors de la course aux Playoffs.

3- Kris Dunn (Minnesota Timberwolves)

Favori de ses pairs – devant Brandon Ingram et Ben Simmons – pour succéder à Karl-Anthony Towns au palmarès des meilleurs débutants, le meneur qui a réalisé son cursus complet à l’université de Providence a de quoi bousculer la hiérarchie des meneurs du côté des Twin Cities. En effet, Ricky Rubio a une sale tendance à se blesser régulièrement et son adresse n’est pas du goût de tout le monde et cela pourrait lui coûter sa place de starter à terme, voire provoquer un transfert si le rookie répond aux attentes. Car avec son profil de grand et costaud, Kris Dunn offre un tout autre apport en défense et son tir ne demande qu’à progresser même si son geste n’est pas très académique. La concurrence interne sera intéressante à suivre. S’il parvient à prendre le dessus sur l’Espagnol et que les Wolves réalisent un bon au classement de la Conférence Ouest, il aura de grandes chances de squatter les votes en fin de saison. D’autant que par rapport à ses deux voisins du dessus, il aura un net avantage en termes de bilan grâce à un effectif bien plus qualitatif que Philadelphie et les Lakers.

4- Joel Embiid (Philadelphie 76ers)

Quand on liste les nouveaux arrivants dans la Grande Ligue on a tendance à oublier le Camerounais drafté en 2014. Pourtant, Jojo vient bien de faire ses grands débuts sur un parquet NBA le 25 octobre dernier. Et même s’il est encore un peu rouillé après deux ans d’inactivité, le pivot des Sixers n’a pas perdu son talent comme on a pu le vérifier lors de la pré-saison. Malgré un temps de jeu limité pour ne pas contrarier son pied, le géant devrait donc envoyer du bois au sein de la raquette assez terrifiante des Sixers. Une énergie incontrôlable et des mains de fée qui font automatiquement de lui un concurrent sérieux pour tous les membres de la cuvée 2016.

5- Buddy Hield (New Orleans Pelicans)

Autre gros client, le deuxième meilleur scoreur de NCAA la saison dernière a un bon coup à jouer à New Orleans. Au sein d’une franchise traditionnellement décimée par les blessures, cet arrière pourrait vite s’imposer comme le meilleur marqueur de sa cuvée grâce à une place dans le cinq majeur et un temps de jeu généreux. À lui de s’imposer comme la seconde option offensive des Pelicans derrière Anthony Davis. Le scoring est tellement inné chez lui que le passage en NBA ne devrait pas trop le gêner mais il sera intéressant de voir comment il réagira lorsque les défenseurs adverses auront pris toute la mesure de son talent et que la distance avec son vis-à-vis se resserrera au fil de la saison. La triste saison des Suns avait débouché sur l’avènement de Devin Booker en 2016, l’année 2017 est peut-être celle du Bahaméen.

6- Denzel Valentine (Chicago Bulls)

Rajon Rondo, Dwyane Wade et Jimmy Butler, que des grands shooteurs qu’il va falloir accompagner efficacement du côté de Chicago pour ne pas se retrouver avec un mur autour du United Center au mois de décembre. Pourtant ce serait trop réducteur de ne parler de Denzel Valentine que dans ce rôle de sniper. Car même si le produit de Michigan State a le sens du tir extérieur, c’est surtout par sa polyvalence qu’il se démarque du lot et pourrait rendre de précieux services à Fred Hoiberg tant qu’il restera sur le banc des Bulls. Aussi bien capable de jouer arrière que meneur et ailier, il devrait vite devenir indispensable à Chicago pour tenter d’améliorer le spacing et de créer du jeu sur attaques placées. Les alertes triple-double vont s’enchaîner et ça suffit à en faire un vrai candidat au ROY.

7- Jamal Murray (Denver Nuggets)

Encore un extérieur un peu gauche qui ne protège pas bien son ballon à Denver. Mais à la différence d’Emmanuel Mudiay, l’ancien Chat Sauvage du Kentucky est un sniper d’élite avec une mécanique déjà bien rôdée. Il devrait vite devenir complice de Danilo Gallinari et Will Barton dans leurs carnages offensifs même s’il n’aura pas des cartouches illimitées cette année. D’autant que la concurrence sera rude chez les Nuggets au poste 2. Mais si Jamal Murray arrive à se mettre Mike Malone dans la poche il pourrait vite devenir un incontournable dans l’attaque de Denver.

8- Jaylen Brown (Boston Celtics)

C’est vrai que les Celtics manquaient de gros défenseurs aux qualités athlétiques impressionnantes mais avec un shoot extérieur absent de leur répertoire. Brad Stevens a un faible pour ce genre de joueur et ça tombe bien puisque Jaylen Brown coche toutes les cases les yeux fermés. Tout juste dans sa vingtaine, l’ancien étudiant de Berkeley n’a pas attendu d’être chez les pros pour visiter la salle de muscu, ce qui devrait lui permettre de s’adapter plus facilement dans ce nouvel environnement de travail. Même si ses statistiques ne sont pas aussi impressionnantes que quelques copains de ce classement, il devrait avoir un vrai rôle au sein d’une franchise qui est amenée à jouer les avants postes dans la Conférence Est.

9- Dragan Bender (Phoenix Suns)

Impossible de ne pas inclure le Croate après la saison rookie de Kristaps Porzingis. Souvent comparé à son homologue letton, Dragan Bender bénéficiera des conseils de Jared Dudley pour développer son jeu, notamment en attaque. Mais à 18 ans, il n’a peut-être même pas encore fini de grandir et représente plus un pari sur l’avenir pour les Suns. On pourrait quand même être surpris de la précocité de ce garçon qui a déjà une sacrée expérience au niveau européen et international, dans la lignée de ces grands ailiers-forts blancs venus d’Europe.

Wild Card – Thon Maker (Milwaukee Bucks)

Comme Jaylen Brown, il est bien tombé à la Draft puisqu’il rejoint la famille des longs bras du Wisconsin. Véritable OVNI de cette cuvée 2016, il sera forcément observé pour ses débuts chez les pros après avoir sauté la case université comme un certain Kevin Garnett à l’époque. La comparaison ne s’arrête pas là puisque beaucoup lui accordent la même énergie que “The Big Ticket” une fois sur le parquet. De bon augure pour lui même si les éloges des uns sont atténuées par les incertitudes des autres sur sa capacité à performer au plus haut niveau. C’est un pari de la part de Milwaukee que l’on a hâte de voir aligner un cinq avec des joueurs de 210 centimètres et plus.

La blessure de Ben Simmons met un peu de piquant à ce trophée qui devrait être très disputé avec une bonne poignée de prétendants sérieux. Si Brandon Ingram et Kris Dunn semblent avoir une longueur d’avance, attention aux surprises avec le fameux rookie wall qui pourrait faire de la casse au sein de cette classe 2016-2017. Rendez-vous dans un mois pour le premier classement de la saison.

1 Comment

1 Comment

  1. Samèrelipopette

    4 novembre 2016 à 17 h 08 min at 17 h 08 min

    Je comprend pas comment on peut oublier Saric…
    Autant de talent, et plus d’expérience que les ricains…
    Une place dans le 5…
    Un petit mois pour se faire à la NBA, et il va tout casser !

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