One-on-One

Il faut sauver le soldat Anthony Davis : trop bon, trop seul, un talent trop gâché ?

Anthony Davis

Mister lonely.

Source image : YouTube

Ils sont nombreux, à cartonner dans la Ligue sans pouvoir compter sur des coéquipiers à la hauteur de leur niveau. Mais parmi eux, personne ne semble en souffrir plus que le géant situé en Louisiane…

Seulement deux rencontres jouées, deux petits matchs de cette nouvelle régulière, et les soupirs s’entendent déjà jusqu’en France. Que peut faire Anthony Davis ? Que peut-il faire de plus, quand on voit ce qu’il réalise sur les terrains ? Déterminé à fermer des bouches suite à une campagne décevante l’an dernier, l’intérieur des Pelicans s’est tout simplement mis en tête de devoir massacrer chaque être humain osant se mettre sur son chemin, et les dégâts sont déjà particulièrement sanglants depuis la reprise : 47,5 points, 16,5 rebonds, 4 passes, 3 contres et 4,5 interceptions ? En tirant à 52% et 84% aux lancers ? On est dans des hauteurs légendaires, digne des plus grands débuts de saison de toute l’histoire, mais ces incroyables chiffres ont pour le moment été ponctués… par deux défaites. Et c’est là que ça fait le plus mal, car tant d’efforts n’ont pour le moment servi à rien, et ce n’est certainement pas la gueule du roster assemblé à New Orleans qui va soudainement faire pousser un arbre d’optimisme dans notre jardin.

On savait d’entrée que la tâche serait compliquée pour Davis, car des cadres fondamentaux étaient absents de la rotation locale. Sans Tyreke Evans, ni Jrue Holiday ou Quincy Pondexter, les Pelicans se sont retrouvés à l’entre-deux ce vendredi avec un groupe aussi frustrant qu’amusant pour AD. Ce n’est pas qu’on déteste Solomon Hill, Tim Frazier et E’Twaun Moore, très loin de là même puisque ces garçons font du bon boulot en tant que cols bleus. Mais honnêtement, on parle de joueurs qui craqueraient à peine une rotation dans une vraie équipe de Playoffs, et c’est là que les perspectives sont tendues pour le numéro 23 de New Orleans. Car à moins que Dell Demps se transforme subitement en génie ou qu’il laisse la main à un Danny Ferry qui a déjà nettoyé pas mal de crasse dans la région, Davis devra faire avec cet effectif et croiser les doigts pour qu’un miracle se produise. Buddy Hield ? Le talent est bien là mais il lui faudra forcément du temps avant de pouvoir contribuer avec régularité. Lance Stephenson ? Membre éternel de notre Hall of Fame, ses câbles sont pour le moment branchés mais attention à la prochaine coupure. Et derrière, c’est le désert des Mojaves. Pas un seul phénomène en vue, un copain qui puisse devenir la crème à son poste, pourtant on se rendrait volontiers chez Frazier pour lui claquer la bise.

Heureusement pour lui, son équipe est sur le point de vivre une transition assez intéressante d’un point de vue contractuel, puisque Holiday et Evans sont tous les deux dans leur dernière année chez les Pels. Mais les stars se presseront-elles vers New Orleans afin de jouer aux côtés de Davis, si Alvin Gentry ne parvient pas à créer un semblant de dynamique ? Et tout ce beau monde de la free agency, préférera-t-il Anthony en plan A, ou bien le Thunder d’un Russell Westbrook au sommet de son art, sans parler d’un DeMarcus Cousins dans une bonne phase ? Pourtant pas entouré par des lumières, Boogie a la chance de pouvoir enfin compter sur un bon stratège, qui peut utiliser trois role players pour en faire des piliers. Alors que chez les Pelicans ? On se demande encore ce que fout Omer Asik à 10 millions la saison jusqu’en 2020 (!), pendant que Gentry cherche une bassine dans laquelle bégère. C’est certainement cette perspective qui rend le futur de Davis aussi triste à dessiner dans sa région, car en sortie de Playoffs avec Monty Williams l’espoir était au plus haut dans le camp du joueur. Mais depuis, ce fût la dégringolade, et on est sur le point de vivre une régulière synonyme de torture chez les fans des Pels, obligés de voir un phénomène rarissime se tuer à la tâche sans pouvoir participer aux joutes du mois de mai.

Karl-Anthony Towns est à la mode et a été entouré comme il faut, DeMarcus Cousins a enfin un entraîneur taillé pour lui, et Anthony Davis doit regarder ces deux ogres le dépasser, sans pouvoir réellement intervenir. Claquer une saison en 35-15 ? C’est possible, mais à quoi bon si c’est pour risquer de nouvelles blessures et regarder les Playoffs à la téloche… Triste. 


Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top