Los Angeles Clippers

Chris Paul à la baguette, Blake Griffin au charbon : 114-106, les Clippers démarrent à fond

couverte CP3

La base.

Source image : @Clippers

Pas facile, comme rencontre. Des petites bastons, un brin de revanche à cause des derniers Playoffs, un stade qui poussait ses joueurs, mais au final les visiteurs ont tenu : victoire des Clippers pour lancer leur saison.

On a connu meilleur délire, pour démarrer une campagne sereinement et se faire plaisir. Mais peut-être que c’est justement ce qu’il fallait à Doc Rivers et ses hommes cette fois-ci. Trop gentils, trop souriants, les Californiens ont suivi leurs propos de l’été en décidant d’adopter une attitude de pur asshole qui s’assume, typiquement le genre de distanciation avec le reste de la Ligue qui peut vite causer des problèmes. Mais pour le moment, il n’y avait qu’un match à jouer donc pas de conséquences terribles à analyser, et celui-ci prenait place au Moda Center de Portland. Vainqueurs du Jazz grâce à un énorme Damian Lillard lors de leur tout premier match ce mardi, les Blazers espéraient faire coup-double en écartant la menace ensoleillée, elle qui osait squatter l’Oregon pour y jouer des coudes. Et ce qu’on peut dire en ayant vu le match, c’est que ces deux équipes se détestent autan qu’on pouvait l’imaginer, les corps explosant sur le parquets et les esprits s’échauffant toutes les 5 minutes à cause d’un haut niveau de compétitivité. Un sacré souvenir des derniers Playoffs, aussi, mais il était difficile de juger les Clippers du printemps 2016 à cause de leurs deux principaux blessés.

Et les fans seront les premiers à l’affirmer, la vie est bien différente quand Chris Paul et Blake Griffin peuvent jouer ! De retour dans ce stade qui avait une salle odeur de sortie au premier tour, les deux All-Stars s’en donnaient à coeur joie et dans des registres bien différents. Blake à l’intérieur et dans une intensité défensive aussi nouvelle qu’excitante, CP3 dans le money-time avec des décisions aussi malines que pertinentes. De quoi faire péter un câble à Terry Stotts et ses hommes ? Absolument. Il faut dire que le duo s’employait pour que Lillard sorte de son match, bien accompagné par un DeAndre Jordan capable d’empêcher Mason Plumlee de se relever, alors que ce dernier est sur le point d’écraser des enfants au premier rang. Certainement pas le genre de scène qu’on souhaite voir se répéter, mais tellement symbolique des mots tenus par Blake cet été et répétés par Paul au même moment, affirmant que les Clippers souhaitaient devenir des sales gosses se battant contre la planète entière. Pour leur toute première, ce fût réussi. Notamment grâce aux 54 points, 18 rebonds et 7 passes des deux stars de retour main dans la main, mais aussi les performances défensives des cols bleus comme Redick ou l’apport offensif d’un banc encore plus provocateur que jamais (Crawford et Speights, 30 points).

Résultat des courses ? Une dizaine de bleus, des coudes ensanglantés, quelques ‘maman-plage’ envoyés aux Blazers mais une victoire validée pour démarrer l’année. Ces nouveaux Clippers ne seront probablement pas adorés par le plus grand public, mais pour une fois qu’ils s’en moquent, on dit why not.


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