Rockets

Des Lakers très clutchs rasent un gros Harden mal accompagné : 120-114, la Cité des Anges a eu son miracle

Lakers

Et ouais monsieur le Barbu, les Angelinos aiment le cirque eux aussi.

Source : NBA League Pass

A moins de quatre minutes de la fin de la rencontre, James Harden remettait les deux équipes à égalité 110 partout grâce à deux lancers-francs transformés sans trembler. Clairement, à cet instant, la plupart des gens regardant ce spectacle digne de Bouglione ont du se dire que les Rockets allaient faire le job et remporter leur premier match de la saison. Mais c’était sans compter sur des Lakers concentrés et appliqués dans le money time pendant que Mike D’Antoni nous gratifiait d’un coaching suspect qui n’arrangeait en rien la médiocrité collective de son groupe. Lakers win !

C’est tout d’abord Luol Deng qui remettait les siens devant grâce à un tip in de briscard avant que le barbu texan ne remette encore les compteurs points au même niveau (112-112), une nouvelle fois sur deux lancers. Ses 15èmes et 16èmes tirs de réparation de la soirée… Car, n’ayons pas peur de le dire, James Harden a joué comme on s’y attendait : inattentif, mou et maladroit au possible en défense mais monstrueux en attaque. D’ailleurs, ses 34 points (à 9/19 au tir) et 17 passes décisives -career high- (ainsi que 8 rebonds) sont là pour en témoigner côté stats. C’est très solide en termes de chiffres et l’impression offensive donnée sur le parquet le fut également. Harden a dirigé le jeu des siens. Il a commencé par chercher ses coéquipiers comme tout bon meneur le ferait et avait déjà 9 caviars à son actif à la fin du premier quart. Pendant tout le match, il a parfaitement oscillé entre création pour les autres et agressivité vers le cercle pour aller provoquer les fautes adverses et punir sur la ligne des lancers. Sauf qu’autour, mis à part Clint Capela (16 points à 8/11 et 9 rebonds), aucun joueur venu du Texas n’a réussi à épauler efficacement ce patron barbu. Ryan Anderson n’était pas très en forme au shoot (6/15 et surtout 2/7 de loin). La ligne de stats d’Eric Gordon pourrait faire illusion avec ces 19 points à 7/15 mais il y a ce 2/8 derrière l’arc qui fait un peu tâche. D’une manière générale, Houston n’a pas si mal shooté, à 51,2% dans le champ. Le souci est ce 7/29 à 3-points principalement dû à trop de mauvais tirs pris, trop de shoots forcés, trop de possessions affreuses. Et c’est comme ça que les Rockets ont perdu ce match qu’ils ont été incapables de tuer. Jamais ils n’auraient dû se retrouver à égalité dans les dernières minutes…

112 de chaque côté donc. Le niveau de jeu est bas. Aucune structure dans un camp comme dans l’autre. C’est un spectacle plus proche du cirque que du basket que nous offrent les deux équipes. Nene fait une faute sur D’Angelo Russell qui met les siens devant d’un point. Le temps pour Julius Randle de contrer salement Harden puis de perdre bêtement la balle avant qu’Eric Gordon ne rate un tir lointain (pour une fois bien pris derrière un écran). Rebond Deng. Il fait du bien Deng sur ce match, il va faire tellement de bien aux Lakers tout au long de la saison… Quelques secondes plus tard, c’est Jordan Clarkson (25 points) qui envoie un tir primé au fond des ficelles pour faire se lever tout le Staples Center et donner 4 points d’avance aux siens(116-112). Peu après, le combo-guard récupère un rebond offensif sur un shoot pris n’importe comment par Nick Young et plante à nouveau. 118 pour les Angelinos et 114 pour les Rockets car, entre-temps, Nene avait rentré un tir de plus avec l’aide de la planche. L’occasion d’ailleurs de se demander ce que le Brésilien fait sur le terrain à ce moment du match étant donné son inefficacité offensive et son manque d’envie sidérant en défense ou au rebond. Sur ce coup, on ne voit pas trop pourquoi Mike D’Antoni a fait ce choix, laissant Clint Capela de côté. C’est Julius Randle – très intéressant de polyvalence – qui plantera le dernier panier du match. 120 à 114. Les Lakers ont montré quelques bonnes ressources mentales. Il y a de l’envie dans cette jeune escouade qui a su saisir la chance que lui a laissé son adversaire.

Une victoire très bonne à prendre pour la bande à Walton. Une défaite inexcusable pour les Rockets. Un match à ne montrer sous aucun prétexte dans les écoles de basket. Dégueulasse.

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