One-on-One

Jordan Crawford sait comment fêter son anniversaire : rentrer de Chine et retourner en NBA

Jordan Crawford

La classe internationale.

Source : YouTube

Il y a des joueurs comme ça qu’on ne peut oublier. Pour leur style, leurs déclas, leurs faits divers ou tout simplement leur nom : Jordan Crawford est un freak comme on aime, et qui pourrait bientôt retourner en NBA.

Quand vous êtes né le 23 octobre et que votre daronne vous appelle Jordan, vous savez déjà que vous êtes à part. Quand vous comprenez ensuite que votre nom de familles est Crawford, vous rentrez dans une toute nouvelle dimension. Jordan et Crawford, dans un seul et même corps ? Mais où sont passés les Shaquille Duncan ou autres Jason Bryant ? Dès ses premiers pas, le Jojo né dans le Michigan savait qu’il était destiné à réaliser de grandes choses. Son arrivée sur la scène médiatique était d’ailleurs typiquement liée à son incroyable histoire, celle d’avoir claqué un poster sur le nez de LeBron alors qu’il n’avait pas encore mué. Invité au camp estival de James, Crawford était monté sur le museau du cyborg et avait du coup fait sensation sur le net : Jordan Crawford était devenu un nom répété dans les coulisses. Surtout qu’un aspect fabuleux avait rendu cette histoire encore plus médiatisée qu’imaginé, celui de voir Nike refuser la diffusion du footage montrant le gamin qui ose humilier son hôte. Quand vous faites un truc pareil et qu’on vous cache, vous savez que shit just got real. Mais s’il n’était question que d’une simple séquence, on rangerait le garçon dans la case random avant de le retrouver en D2 thaïlandaise. Non, Jojo savait qu’il devait briller sur la plus grande scène, et c’est ce qu’il a fait en rejoignant la NBA.

Drafté par les Hawks en 2010 avant d’enchaîner avec les Wizards en 2011, les Celtics en 2013 puis les Warriors pour terminer son aventure américaine, le sniper ne pouvait s’empêcher de se faire remarquer où qu’il aille. Du côté de Washington, Crawford tapera deux triple-doubles et représentera l’avenir de la capitale avec John Wall, avant de finalement bouger dans le Massachusetts. Et que fera-t-il là-bas, comme par hasard ? Son jeu, son basket, de la joie entre les mains et un culot à faire transpirer bon nombre de coachs, devant ce talent qui pouvait aussi bien enfoncer son équipe que détruire la compétition. Quoi de plus normal, quand on s’appelle Crawford. Joueur de la semaine en décembre 2013, Jordan obtiendra la récompense la plus représentative de sa carrière : une domination de 7 jours, dans une équipe qu’il squattera 6 mois, et dont on parlera encore 3 ans plus tard. La suite, évidemment, se passait en Chine. Car après une année moyenne et coupée par un test en D-League, Jojo retroussera ses manches et fera péter les scores la saison suivante. Comment ne pas sourire, en voyant l’animal planter 72 points à 25/52 au tir, 4/12 du parking et 18/20 aux lancers… dans une défaite ? Tout est une question de symbole, tout est dans la jouissance du dribble sur le parquet, des humiliations et du spectacle offert au public. Un de ces joueurs qu’on paierait volontiers pour le voir jouer, et qui est un descendant direct de la lignée des Gérard Smith.

Mais si l’histoire devait s’arrêter là, ce serait trop bête, trop éloigné de son parcours et de son nom. Pouf, raté. Comme Basketball Insiders l’a rapporté récemment, Crawford a été aperçu du côté de Detroit car ce dernier pourrait faire un test avec l’équipe des Grand Rapids Drive en D-League. Une belle occasion de mettre un premier orteil en NBA, avant de planter son pied à sa façon puis d’enlever ses godasses tout en se servant dans le frigo d’Adam Silver. Né dans la ville de Stevie Wonder, des grosses caisses et d’Eminem, Jordan boucle enfin son parcours avec la sensation d’être en paix avec lui-même. La Draft, les triple-doubles et célébrations à Washington, le court succès à Boston, la pige à Golden State la veille de leur domination, la Chine et son explosion : à 27 ans, Crawford a désormais les épaules assez larges et solides pour contribuer dans n’importe quelle équipe. C’était déjà le cas auparavant, mais le voilà plus sage et surtout plus dominant dans son jeu. Et s’il y a bien un groupe de supporters qui soutiendra son potentiel retour, c’est nous, car dans le genre gamin infernal qui te fait cliquer sur son match à 4h du matin, peu de monde peut le toucher. On l’a déjà vécu et on en redemande, Jordan Crawford vient de planter 14 points de suite est un moment hivernal qu’on ne peut s’empêcher d’apprécier. Parviendra-t-il à rejoindre une franchise, difficile à dire. Mais quelle qu’elle soit, elle pourra compter sur un joueur sublime, capable de remplir un stade et une chaîne YouTube à lui seul.

On souhaite généralement que chaque joueur passé par la case internationale puisse retourner en NBA pour prouver son évolution et ses progrès. Cependant, la plupart sont dans la même bassine et ne peuvent se séparer du lot. Se séparer du lot justement, voilà ce qui définirait bien la carrière de Jordan Crawford.

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