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Preview des Spurs 2016-2017 : la transition à plus de 50 victoires sans forcer, c’est par ici

Spurs - Kawhi Leonard

Alors Kawhi, cette transition ?

Source image : YouTube

Après une saison 2015/2016 de haute volée, conclue par 67 victoires en régulière mais malheureusement avec un bonne claque en Demi-Finales de Conférence contre le Thunder, les Spurs vont continuer leur “transition”. Tim Duncan est bel et bien parti mais Gregg Popovich est toujours aux commandes et il a en mains un roster capable de beaucoup autour d’un Kawhi Leonard dont on ne visualise pas encore vraiment les limites.

Résumé des transferts de l’été

  • Ils sont arrivés : Pau Gasol, David Lee, Dewayne Dedmon, Dejounte Murray, Livio Jean-Charles, Bryn Forbes, Ryan Arcidiacono, Patricio Garino, Nicolas Laprovittola
  • Ils ont prolongé : Manu Ginobili
  • Ils sont partis : Tim Duncan (hospice), Boris Diaw, Boban Marjanovic, Matt Bonner, David West

Au niveau des départs, la grosse information est bien évidemment l’annonce de la retraite de Tim Duncan. Les Texans vont devoir faire sans leur symbole, leur pilier défensif et mental. Les pertes de David West et Matt Bonner sont plutôt anecdotiques pendant que celles de Boban Marjanovic et Boris Diaw sont clairement financières afin de pouvoir donner un joli pactole à Manu Ginobili. Les arrivées de Pau Gasol, David Lee, Dewayne Dedmon et Livio Jean-Charles comblent – au moins numériquement – ces départs d’intérieurs. Drafté en fin de premier tour en juin dernier, Dejounte Murray est un combo-guard qui va venir apporter du peps et des qualités athlétiques à des lignes arrières qui en ont bien besoin.

Effectif pour la saison 2016-2017

  • Meneurs : Tony Parker, Patty Mills,
  • Arrières : Danny Green, Manu Ginobili, Jonathan Simmons (peut jouer 3), Dejounte Murray (peut jouer meneur)
  • Ailiers : Kawhi Leonard, Kyle Anderson
  • Ailiers-forts : LaMarcus Aldridge, David Lee, Livio Jean-Charles, Davis Bertans
  • Pivots : Pau Gasol, Dewayne Dedmon

Les joueurs en gras sont ceux qui devraient intégrer le cinq majeur au début de chaque rencontre dès le début de la saison.

14 joueurs sûrs de faire le roster pour la prochaine saison et le dernier spot va se jouer, à priori, entre des gars agents-libres et non-draftés à choisir parmi : Bryn Forbes (meneur), Ryan Arcidiacono (meneur), Patrico Garino (arrière) et Nicolas Laprovittola (meneur voire arrière). Mais ne soyez pas surpris si aucun de ces joueurs ne fait finalement partie du roster quand la saison commencera et qu’un autre quinzième homme débarque (Joel Anthony ?). Toujours est-il que le roster est très solide. Les Spurs vont continuer leur phase de “transition” cette année et on ne peut pas dire qu’il faille avoir peur pour eux. Articulés autour de Kawhi Leonard avec LaMarcus Aldridge en lieutenant – et ce, qu’il le veuille ou non -, les hommes de Gregg Popovich vont continuer de faire cirucler la balle comme ils savent si bien le faire. Ils vont devoir faire face à des soucis de match-ups – surtout en défense – sur les postes 1 et 5 étant donné les âges de Tony Parker (34 ans) et de Pau Gasol (36 ans) dont les cannes ont clairement de plus en plus de mal à tenir face aux bestiaux que l’on croise chaque soir en NBA. Nous verrons comment Pop’ va organiser ses rotations sur ces deux postes où il y aura des minutes à prendre pour les remplaçants ce qui sera beaucoup moins le cas à l’arrière, l’aile et au poste 4.

Question de la saison : Gregg Popovich va-t-il encore se lancer dans un changement de style de jeu ?

Ne l’oublions pas, avant d’être l’équipe de Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili et maintenant Kawhi Leonard, les Spurs sont l’équipe de Gregg le sorcier. D’un style très défensif au début des années 2000 à un style beaucoup plus offensif et collectif récemment – même si la défense est toujours extrêmement forte – et en passant par un jeu hybride autour de Tony Pi et Manu G., ce bon vieux Popovich n’est jamais resté fermé tactiquement. Peut-il encore faire évoluer le style de jeu de son escouade ? S’appuyer encore plus sur Kawhi Leonard – en faisant ainsi un très gros candidat pour le MVP – et sur LaMarcus Aldridge avec plus d’isolation au poste bas ou en tête de raquette ? Attention, les Texans ne vont pas devenir les Raptors ou le Thunder mais une éventuelle évolution est tout à fait envisageable voire souhaitable. Popovich en est capable et le roster s’y prête bien.

Candidat sérieux pour un transfert : LaMarcus Aldridge

Bon sérieux, il faut le dire vite. Mais quelques rumeurs ont circulé sur le fait que l’ancien de Portland aurait du mal à accepter que ces Spurs soient l’équipe de Kawhi Leonard. Possible que LMA soit frustré de n’être considéré que comme un simple lieutenant. Possible qu’il ne fonde pas impeccablement dans le moule ultra-collectif de San Antonio. Possible. Si l’on s’intéresse de près à ce cas, on peut imaginer les Spurs monter un échange. Aldridge est un superbe joueur en attaque et très solide au rebond. Son contrat (encore 3 saisons pour un peu plus de 66 millions de dollars) est “normal” pour un tel joueur. Si R.C. Buford et Popovich commencent à passer des coups de téléphone, ils vont trouver moulte managers intéressés et enclins à offrir des contreparties non-négligeables. On en est loin mais l’idée existe…

Candidat sérieux pour la surprise : Dewayne Dedmon

Signé pour deux ans et 6 millions de dollars cet été, Dewayne Dedmon a un profil différent des autres intérieurs des Spurs. Il est grand (2m13) ET costaud (112 kilos) ET athlétique (il peut toucher le cercle). Sa présence au rebond et au contre pour rivaliser avec les monstres montés sur ressorts qui débarquent dans la raquette chaque soir de match ne sera pas de trop pour aider les Aldridge, Gasol ou autre Lee à tenir le choc. Nous verrons quel temps de jeu lui sera accordé et comment il s’adaptera en attaque quand il sera sur le terrain (il va poser de gros écran mais ensuite ?). En revanche, en défense et à la cueillette sous les cercles, sa taille, ses larges épaules et ses qualités athlétiques peuvent vite devenir une vraie bouffée d’air frais pour la rotation intérieure. Dans un rôle à la Biyombo en energizer en sortie de banc, il peut viser les 20 minutes en moyenne et poser 6 ou 8 points accompagnés de 9 rebonds et 2 contres. A surveiller.

Meilleur et pire scénario

  • Tony Parker s’exprime parfaitement dans son nouveau rôle un peu plus en retrait, Kawhi domine tellement à l’aile que cela en devient indécent pendant que LaMarcus Aldridge et Pau Gasol rendent les Spurs indéfendables par leur adresse et leur intelligence de jeu. En défense c’est toujours aussi solide et comme le rookie Dejounte est LA grosse surprise de la cuvée 2016, les Texans cartonnent en régulière. Plus de 60 victoires et un bon parcous en Playoffs qui s’arrêtera en Finales de Conférence face à des Warriors intouchables.
  • Pau Gasol est crâmé. Tony Pi fait de son mieux mais l’axe 1-5 est trop souvent dominé athlétiquement et la défense souffre terriblement malgré la présence de Leonard et Green sur les extérieurs. LaMarcus Aldridge fait sa diva, les nouveaux galèrent et ne s’adaptent pas. Tout cela reste solide mais ne gagne “que” 52 victoires pour une quatrième place de l’Ouest et ça explose au premier tour de Playoffs contre un Jazz trop jeune, trop athlétique et en pleine ascension. Dur mais la réalité est là : il faut renouveler encore plus l’effectif pour revenir au plus haut niveau.

Pronostic de la rédaction : 56 victoires – 26 défaites

Avec des pronostics allant de 52 à 58 victoires, la rédaction voit ces Spurs évidemment moins incroyables que l’année dernière mais toujours dans le haut du panier de l’Ouest. Basé autour de la doublette Kawhi Leonard – Gregg Popovich, San Antonio va encore réaliser une saison très très sérieuse.

Vous l’aurez remarqué, le mot “transition” a été souvent utilisé dans cette preview. Souvent entre guillemets car, il faut le reconnaître, parler de “transition” et de saison à plus de 50 victoires sans trembler est quelque chose de rare. Mais c’est aussi la marque de fabrique des Spurs depuis 20 ans : savoir s’adapter, trouver le bon équilibre collectif et assurer un jeu ciselé sur les parquets. Et cet exercice 2016-2017 ne devrait pas déroger à la règle.

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