Jazz

Boris Diaw et Rudy Gobert, ça clique déjà : la French Connection lance la fibre à Salt Lake City

Boris Diaw

Cadeau.

Source image : NBA League Pass

Un petit quart d’heure, en amoureux. Voilà ce qu’il aura fallu pour qu’on lâche un sourire tricolore ce mercredi soir, durant la première mi-temps partagée par Babac et Gobzilla.

Petit plaisir, rare, celui de voir Rudy et Diaw se régaler en duo sur le terrain. Non pas qu’on veuille en remettre une couche sur le magnifique été proposé sous le maillot bleu, mais on voulait voir si un autre cadre et une autre opportunité pouvait présenter un… autre résultat. Match de pré-saison oblige, et en bonus adversaire de D2 oblige (coucou Phoenix), on va éviter de faire monter la sauce à l’échalote, surtout quand on sait qu’à Salt Lake la french touch ne fait que commencer à s’installer. Cependant, ce qu’on a vu et entendu nous a aussi permis d’en savoir un peu plus sur ce qui se construisait doucement mais sûrement à Utah, entre un vétéran qui a déjà tout vécu et un jeune qui veut apprendre toujours plus, les deux partageant la même nationalité. Sur le terrain ? Il n’aura fallu que deux actions, allez trois, pour se rappeler de ce que Babac peut faire dans un rythme qui lui convient plus, en créateur dodu libre de tout contrôle. Un poil trop maintenu en laisse chez les Spurs, le Prési a régalé les fans pour sa première dans la salle du Jazz, quelques caviars non-convertis créant pourtant le décalage nécessaire afin que ses copains se fassent plaisir.

Et Rudy était le premier à en profiter, justement. Lui qui mentionnait avant le match ce que la présence de Diaw représentait au quotidien, ce calme de l’ancien qui garde toujours le quotidien tourné vers le positif, la tour de contrôle a martyrisé les petits de Phoenix en se faufilant entre les espaces, recevant les offrandes de Boris pour ensuite convertir aux lancers (encore très propre d’ailleurs, 11/15 hier soir). Certes, sur la feuille de match, on ne pouvait véritablement tomber sur les assists de Babac et les paniers marqués par Rudy via son compatriote, mais la feuille de match ne pouvait également pas traduire ce que l’entente entre les deux donnait. Dans les rotations défensives, dans les regards, dans les petites tapes sur le cul histoire de dire bien ouej, plutôt que le good job conventionnel. Oui, ce n’était qu’un match d’octobre. Et oui, Boris et Rudy ne pourront jouer si souvent en duo avec le retour de Derrick Favors dans le cinq. Mais dans une perspective américaine via la saison du Jazz et française via le développement de Gobert, voir des premières minutes prometteuses ne pouvaient que nous donner le sourire. Confirmer, entre deux cafés, il faudra.


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