Grizzlies

Utiliser Chandler Parsons comme LeBron : il prend quelle came au petit dej, David Fizdale ?

Chandler Parsons

Pardon, on s’est trompés de porte.

Ancien assistant d’Erik Spoelstra à Miami, le nouvel entraîneur des Grizzlies a très bien connu le cyborg d’Akron dans son rôle de couteau-suisse royal. Faire pareil avec… Chandler Parsons ? C’est le projet, apparemment.

Pas tous les jours qu’on peut mettre l’ailier formé à Florida et le futur Hall of Famer indiscutable dans la même phrase, mais c’est le genre d’initiative que Fizdale ose prendre avant d’entamer sa première saison en tant que coach principal d’une franchise. Passé par le Heat et notamment les Hawks auparavant, David était aux côtés de Spo lorsqu’il fallait utiliser au maximum les capacités de LeBron, afin de le rendre injouable dans son prime. Et si la sauce a évidemment pris en Floride puisque deux bagues ont été ajoutées à la bijouterie locale, la suite a proposé d’autres challenges et celui aujourd’hui devant le jeune coach est assez tendu. Ramener les Grizzlies en Playoffs, mais surtout offrir à ses joueurs un système qui les mette en confiance, en avant, en adéquation avec la NBA actuelle et qui évite les frictions par rapport aux salaires. Dans ce sens, payé une blinde cet été pour venir s’installer dans le Tennessee, Parsons a vu en avant-première les intentions de Fizdale et ce dernier n’a pas hésité à rendre son délire public. Oui, comme ESPN l’a rapporté cette semaine, c’est bien dans un rôle à la… LeBron que Chandler va évoluer cette saison. Voyons ce que le coach de Memphis veut dire par là.

“Quand j’ai dit que je souhaitais l’utiliser comme avec LeBron, c’est vrai. Je veux vraiment agir ainsi, parce qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs dans cette Ligue qui possèdent cette taille et cette technique, et il n’y a aucune raison qui devrait me pousser à le freiner dans son développement, juste parce qu’il ne s’appelle pas LeBron James. Je vois juste les mêmes qualités techniques. Il n’a évidemment pas les mêmes capacités aériennes, mais il peut passer, il peut tirer à trois points, il est grand, il peut jouer au poste et il joue bien sans le ballon dans ses mains, donc je peux le mettre à de nombreux spots assez différents. Je ne veux pas lui imposer de plafond. Je veux voir jusqu’où on peut aller avec lui, en le mettant dans ce siège de joueur sans véritable poste attitré. Tout ce que cela demande, selon moi, c’est un coach qui montre assez de confiance en son joueur, et qui lui prouve que les systèmes peuvent être mis en place en tenant compte de cela.”

Well, comment dire. Que Fizdale soit chaud sur celui que son management a rincé 94 millions de dollars sur 4 ans, c’est compréhensible. Maintenant, concernant le potentiel ? Oui, allez, si on veut, on peut affirmer que Parsons fait partie de ces rares copains capables de planter 20 points, gober 6 rebonds, distribuer 4 passes, planter 40% de ses tirs à distance, et ajouter de l’interception avec du contre. Mais on parle bien de potentiel, donc de régularité, ce qui a souvent fait défaut au jeune ailier. Alors que LeBron a régalé au quotidien dans ce rôle de 3-4 incontrôlable, qui pouvait jouer au poste et diriger le jeu des deux côtés du terrain, Chandler a enchaîné les pépins physiques et beaucoup doutent de sa solidité pour les mois à venir. Surtout que, plus qu’une histoire de comparaison à la con entre joueurs, ce n’est pas comme si les équipes étaient construites différemment. Marc Gasol a besoin de la gonfle au poste pour vivre, ou à mi-distance parfois. Mike Conley est un gestionnaire qui peut artiller, mais va rarement agresser le panier. Du coup, si le ‘potentiel’ est encore une fois réel, difficile de voir ce que Parsons pourra faire de similaire à LeBron, hormis cette notion de polyvalence : faire du Gordon Hayward voire du Jimmy Butler serait déjà pas mal.

C’est une grosse saison qui est attendue de la part de CP, après avoir signé un fat contrat cet été. Memphis n’a pas fait péter sa banque pour un 15-5-4 de base, et Fizdale est le premier à le rappeler. Peut-on envisager un petit 19-6-5 de moyenne ? C’est noté.

Source : ESPN

1 Comment

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  1. astringues

    octobre 9, 2016 à 10:22 at 10:22

    15-5-4, c’est ça meilleure saison (la dernière à Houston).
    Pas de confirmation à Dallas, injury prone, ce mec a du talent mais est manifestement surcoté.
    Drôle de comparer son parcours avec celui de Batum, les joueurs étant régulièrement comparés : ils obtiennent tous les deux un super contrat, mais Batman le fait en renouvelant dans une équipe qui lui a confié les clés du camion, Parson en arrivant à Memphis sur un simple potentiel.

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