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Markieff Morris s’adapte à la NBA actuelle : un petit tir à trois points dans l’arsenal, bingo

Markieff Morris

Quand elle dit que t’as pas de shoot.

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Déjà bien doué offensivement et capable de faire danser un paquet de défenseurs, le tabasseur de la Maison-Blanche veut tout de même progresser encore plus, pour être en phase avec le jeu d’aujourd’hui.

Il faut dire que, quand on voit les athlètes qui dominent actuellement en NBA, le tir à trois-points est une arme à posséder quasi-obligatoirement. On retrouve quelques rares anciens capables de se démener sans avoir à bombarder de 8 mètres, mais les Ryan Anderson et Draymond Green de notre époque sont des pépites que les franchises s’arrachent, car ces joueurs peuvent écarter le terrain tout en pouvant punir les défenses qui monteraient un peu trop haut en couverture. Du coup, vers Washington, c’est l’ailier-fort titulaire qui veut offrir à son équipe un fusil de plus dans son armurerie, avec un stretch-four qui enverrait grave de love à un garçon comme John Wall. En effet, que ce soit le meneur des Wizards ou bien son bras-droit Bradley Beal, les lignes de pénétrations sont bien plus nombreuses et larges lorsqu’un ailier-fort peut se caler dans un corner, et c’est justement ce que Markieff a prévu de faire après avoir taffé tout son été sur son poignet longue-distance. Ses récents propos, rapportés par le Washington Post, ne font que confirmer ces trois mois de boulot intense afin de retourner confiant dans la capitale.

“C’est comme si vous n’aviez pas vraiment le choix, quand on voit la direction que prend la Ligue actuellement. Il faut être capable de prendre et de rentrer ce tir en tant qu’ailier-fort, et j’ai bossé dessus tout l’été justement afin de m’améliorer, donc je vais continuer ainsi.”

En carrière, Kieff n’est pas dégueulasse puisqu’il tourne à 32,3% de réussite. Maintenant, on sait aussi que sa moyenne de tirs à distance rentrés par match n’a jamais dépassé le chiffre 1, lui qui s’est montré nettement plus dangereux à mi-distance et dans sa mobilité en isolation, sur des défenseurs nettement plus patauds. Ce qu’il faudra vérifier, c’est la façon dont Scott Brooks utilisera son joueur et cette nouvelle flèche à son arc, avec quelques sourcils froncés. Non pas qu’on veuille déjà enterrer la relation entre le coach et son intérieur, mais le dernier poste 4 à avoir osé tirer de loin s’est rapidement trouvé perdu dans son équipe, et son nom est Serge Ibaka. Différents profils certes, différentes carrières, mais attention aux futures décisions de Scottie, lui qui veut impérativement intégrer le Top 8 de la Conférence Est avec sa nouvelle franchise. Si Morris plante un ou deux tirs du parking par soir, sans en prendre plus de 5, tout ira bien. Mais si on se met à retrouver l’autre génie planqué à 8m, alors qu’il est d’une dangerosité fabuleuse balle en main, on va vite se fâcher.

Quoi qu’il en soit, la décision est bonne d’un point de vue individuel. Car dans la NBA actuelle, être un ailier-fort sans gâchette est extrêmement compliqué à assumer, et Markieff sera le premier à vouloir effacer les déboires de l’an dernier avec une pure saison à la Blanche-Maison.

Source : Washington Post

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