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Nicolas Batum ne laissera pas son gros contrat changer sa manière de jouer : les Hornets s’en réjouissent

Nicolas Batum

Focus.

Source image : NBA League Pass

Avec son nouveau contrat de 120 millions de dollars sur cinq ans, Nicolas Batum sait que les attentes placées en lui seront (légitiment) élevées. Le Frenchie a prévu de faire ce qu’il sait faire : jouer sans se prendre pour un autre. À la grande joie du coaching staff qui n’en attend pas moins.

Quand on dit gros cachet, assez souvent, on dit grosse fourchette au moment de piocher dans l’assiette. Pas cette fois-ci. Si Batum a signé le plus gros contrat de l’histoire des Hornets, il ne compte pas non plus prendre plus de shoots que la saison passée. Autant de dollars misés sur un seul homme peuvent vous laisser penser qu’il vous faut devenir un superhéros pour vous en montrer digne. Ce n’est pas le cas du numéro 5 de Charlotte. Nico a prévu de rester Nico, et c’est tant mieux selon son coach, Steve Clifford, qui n’attend surtout pas qu’il force son jeu :

On ne change pas la nature, la manière dont on joue. Je pense que les gars se trompent avec ça (…) Je ne pense pas que vous essayez de vous réinventer parce que votre salaire a évolué. Nous lui avons donné cet argent parce qu’il joue vraiment bien. Selon moi, il avait le calibre All Star la saison dernière quand il était en bonne santé (…) Ce n’est pas un gars de chiffres pour moi. Les gens peuvent dire “Il fait ceci et prend cela (beaucoup d’argent) mais s’il joue au niveau où il a joué l’an dernier quand il était en bonne santé, alors nous avons une chance d’être une très bonne équipe.

Ici, en France, on sait presque aussi bien que les ricains combien Nicolas Batum peut être utile. Combien il est un joueur à tout faire, un all around player, par excellence, et certainement pas (à notre grand désespoir, il faut aussi l’avouer) un tueur en série. Il n’en reste pas moins un joueur “indispensable” aux Hornets comme le reconnait Clifford. Et on pourrait en dire autant pour l’Équipe de France. Sa polyvalence et son altruisme (ou son manque d’égoïsme, au choix) est un pur plaisir pour ses partenaires. Marvin Williams, qui l’a expérimenté l’année dernière, en témoigne :

Les gars sont tellement plus à l’aise quand il est sur le parquet parce qu’il rend les choses tellement plus simple des deux côtés du terrain (…) Il aime passer la balle et il aime aussi que tout le monde soit impliqué. Je pense que c’est pourquoi tant de gars aiment jouer avec lui. Et c’est pourquoi moi j’aime jouer avec lui.

L’intéressé répète de son côté qu’il ne va pas s’ajouter de pression supplémentaire parce qu’il vient de signer un nouveau contrat, d’autant que les Hornets lui “font confiance”. Batum sait néanmoins que cette signature le fait changer de statut aux yeux du monde. À Portland, où il avait resigné en 2012 pour 46 millions sur quatre ans, il était déjà un élément indispensable du cinq mais la hiérarchie était beaucoup plus floue derrière Aldridge et Lilliard. À Charlotte (surtout depuis le départ d’Al Jefferson) Nico partage clairement la tête d’affiche avec Kemba Walker. Et il en a conscience :

J’étais un jeune homme à l’époque (de Portland) et je ne savais pas à quoi m’attendre. Maintenant je sais. Je sais ce que je dois faire maintenant. Je sais comment les médias et le public me percevront. Je sais tout ça. Et ça ne me pose pas de problème (…) C’est plus une question d’opportunités que de pression.

Auteur d’une belle saison avec 14,9 points, 6,1 rebonds et 5,8 passes, Batum s’est solidement installé en Caroline du Nord. Les Hornets, qui s’étaient inclinés au premier tour face au Heat l’an dernier, ont l’ambition de retourner en Playoffs. Le camp d’entrainement a débuté avec de nombreux blessés : Kemba Walker, Cody Zeller, Jeremy Lamb… Pas l’idéal pour gagner, mais plutôt intéressant en terme “d’opportunités”.

Source : NBC Sports


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