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Le jour où Kobe Bryant a failli être échangé contre Grant Hill en 1999 : toi aussi, réécris l’histoire

Kobe Bryant

Ce bruit que vous entendez, ce sont les fans des Lakers célébrant cette anecdote en sachant le palmarès du Mamba près de 20 ans plus tard.

Entre deux recettes à base de quinoa et un livre écrit sur la réussite du jeu en triangle, Phil Jackson s’est exprimé auprès de Todays Fasbtreak afin de revenir sur un épisode assez amusant lors de ses débuts chez les Lakers : oui, Kobe aurait pu partir de la Californie.

Le Mamba en avait d’ailleurs parlé lui-même, il y a quelques temps. Que plus d’une fois, la franchise aux 16 titres avait discuté avec celle de Detroit concernant ce jeune numéro 8, bourré de talent mais tout autant incapable de comprendre les notions de réussite collective. Empêtré dans son envie de dominer à titre individuel, Kobe avait commencé sa carrière assez difficilement, avec Del Harris comme coach et le banc comme meilleur pote. Frustration, galère, frustration, galère. Seulement, en ayant Jerry West au-dessus de lui, l’arrière ne le savait pas encore mais il pouvait être serein concernant son avenir. Car le logo ramenait notamment Phil Jackson dans la région en 99 et lui demandait de faire progresser ce phénomène au potentiel illimité, à commencer par le fait de cohabiter avec un certain Shaquille O’Neal. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on se souvient de l’arrogance que pouvait déployer le Mamba dès ses premiers pas chez les pros. Mais même si aujourd’hui, la vision générale de ce duo tourne souvent autour de quelques embrouilles et surtout trois titres consécutifs, il fût un temps où l’idée de vouloir transférer Kobe n’était pas totalement blasphématoire. Retour sur les années chaudes des Lakers, bien avant d’assister à la retraite du troisième meilleur scoreur de l’histoire. Blessé à la main et donc forcé à devoir manquer les 15 premiers matchs de la saison puis à revenir en sortie de banc, l’arrière avait du mal avec la méthode Jackson…

Quand Kobe était guéri et prêt à revenir, j’étais assez sceptique devant la nécessité de changer quoi que ce soit dans notre formule victorieuse. Je lui ai donc suggéré de produire en sortie de banc, et il m’a dit qu’il ne se voyait pas autrement que titulaire. Qu’il ne voulait pas être connu en tant que remplaçant. C’était un garçon de 20 ans qui pensait déjà à son héritage, donc on a été un peu bousculés, et on a vu ce qui allait se produire par la suite. Quelques semaines après (son retour de blessure), on continuait à gagner des matchs et Shaq est complètement motivé. Cependant, Kobe ne tournait qu’à 19 points par match. Du coup il appela Jerry West, et lui demanda comment lui et Elgin Baylor avaient réussi à scorer 30 points de moyenne dans la même équipe. Kobe avait également mentionné le fait qu’il voulait être transféré. Bien évidemment, Jerry m’informa de cette conversation. Et pendant quelques minutes, j’ai songé à accepter une offre des Pistons, qui consistait à récupérer Grant Hill en échange. Disons plutôt que cela a duré quelques secondes…

Il faut rappeler qu’à l’époque, surtout pour les plus jeunes qui ne l’ont pas connu, Grant Hill nous faisait du LeBron dans le Michigan, à base de 26 points, 6 rebonds et 5 passes en 1999, sans verser une goutte de sueur. Mais après avoir tout donné chez les Pistons sur ses 6 premières années professionnelles, l’ailier était sur le départ avec un contrat expirant dans les mois à venir et les Lakers se demandaient justement si le duo formé par Shaq et Kobe allait fonctionner. Aujourd’hui ? On peut dire que bien des choses ont changé. En allant à Orlando, Hill a vu sa carrière réaliser une terrible chute, notamment marquée par les blessures, tandis que le Mamba et son énorme pivot trouvaient enfin le déclic lors de leur série cette même année face aux Blazers. Derrière, ce sont trois bannières qui ont été accrochées au plafond du Staples Center, pendant que le Magic souffrait de voir Grant enchaîner les semaines sans compétition. Et pendant ce temps-là, du côté de Detroit ? Le sign-and-trade incluant Hill permettait de récupérer deux joueurs inconnus au bataillon, Chucky Atkins et… Ben Wallace. Quatre ans plus tard, Big Ben et Kobe se retrouvaient en Finales NBA, devant un Grant Hill qui devait forcément prendre sa tête à deux mains au premier rang des spectateurs. On attend donc la prochaine anecdote de Père Phil Castor, qui inclura probablement le non-transfert de Lamar Odom avec Michael Beasley ou le roadtrip de sa life avec Dennis Rodman.

Et si Jordan avait été drafté par les Blazers, et si Jackson avait accepté le deal des Pistons, et si Duncan avait été à Boston : l’histoire de la NBA se joue à pas grand chose, les fans des Lakers doivent probablement souffler un bon coup aujourd’hui…

Source : TodaysFastbreak

Source image : Photobucket

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