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Brook Lopez n’en croit pas ses yeux : “C’est anormal, on va dans la bonne direction”

Quand vous jouez toute votre carrière chez les Nets, votre vision de la NBA peut forcément avoir une sale gueule. Sauf qu’au moment où une vraie page se tourne et que l’optimisme pointe le bout de son nez, tout peut devenir soudainement magique : c’est ce que vit Brook Lopez actuellement.

Lawrence Frank, Tom Barrise, Kiki Vandeweghe, Avery Johnson, P.J Carlesimo, Jason Kidd, Lionel Hollins et Tony Brown. Huit saisons NBA, huit entraîneurs, voilà ce qui pourrait expliquer l’émerveillement récent exprimé par le géant en voyant une vague de fraîcheur débarquer dans son boulot. Car après avoir vu Billy King et Mikhail Prokhorov foutre un bordel monstre chez les Nets en entourant Lopez de joueurs parfois bons sur le papiers et souvent affreux en réalité, la stabilité offerte par Sean Marks en quelques mois représente déjà plus de calme que toutes les années cumulées par Brook en NBA, alors que l’intéressé n’en est pas à sa première campagne professionnelle. En effet, le nouveau GM a pris des décisions plutôt saines sur le marché et a préféré la jouer discrète mais efficace dans son coin, recrutant un très bon entraîneur en Kenny Atkinson et proposant à Brook de jouer avec des gars qui… se donnent pour la gagne. Oui, pour une fois dans sa carrière, l’intérieur va pouvoir se ramener au boulot tous les matins en se disant que son équipe pourra certes perdre, mais que ses copains se donneront jusqu’au bout. Une transformation radicale après des mois d’emmerdes et de changements à la tête de la direction, qu’il a voulu résumer à sa façon via le NY Post.

C’est anormal. C’est un bon sentiment, je sais qu’ils ont voulu insister sur le changement complet de culture et tout ce qui va avec, mais c’est surtout le ressenti qui est différent cette fois-ci. On va dans la bonne direction, des joueurs veulent prendre part à un vrai projet. […] On est déjà ensemble et on bosse au quotidien. Avant, on en avait qui débarquaient quand ils le voulaient, qui ne respectaient pas forcément leur agenda ou qui ne faisaient pas attention à eux, sans parler de la ponctualité… Et parfois, évidemment, il y a cette tentation de vouloir tanker afin d’obtenir de bons choix de Draft. Mais on n’a pas ce genre de gars, on a désormais une équipe où tout le monde veut gagner.”

Allô Joe Johnson ? Allô Deron Williams ? Est-ce que vous pouvez me passer Andray Blatche au téléphone s’il-vous-plaît ? On ne préfère même pas entamer la liste des non-professionnels qui sont passés par Brooklyn pour ramasser leur chèque ces dernières années, mais c’est bon de savoir que le plus ancien de tous voit ce soudain changement positif dans sa franchise. Il faut dire qu’entre Sean Marks, formé sous Popovich et R.C Buford, et Kenny Atkinson, qui vient d’aider Mike Budenholzer à remettre les Hawks en place en deux ans, le nouveau duo le plus hype de Brooklyn a de bonnes références à avancer pour rassurer tout le monde. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que les Nets vont se mettre à remporter 50% de leurs matchs, après tout les profondeurs de l’Est ouvriront leurs portes pour les accueillir, mais il y a une nette différence entre perdre en baissant les bras et perdre en se donnant à fond, ce qui pourrait déjà représenter un sacré changement dans l’identité du coin. On sait que Boston possède déjà le pick de Brooklyn pour la prochaine Draft, ce qui fait rugir de plaisir les fans des Celtics à l’heure actuelle, mais ce n’est pas une raison pour qu’Atkinson tourne ses pouces sur le banc. Le nouvel entraîneur veut instaurer une vraie identité à sa façon, de pur bosseur qui court avec ses joueurs, et pour le moment la mayonnaise semble prendre. Espérons pour Lopez qu’il pourra être conservé afin d’assister et participer à ce redressement, car en terme de loyauté et de persévérance le baobab se pose là.

Il faudra du temps et de la patience pour que Brooklyn retrouve des standards honnêtes, comme les Playoffs. Mais que les fans se rassurent, les propos de Brook sont là pour le rappeler : avec Sean Marks et Kenny Atkinson à la tête du navire, les conneries seront largement diminuées dès cette saison. Et ça, mine de rien, ça représente un grand changement dans leur récente histoire…

Source : NY Post

Source image : mikedellaquila.blogspot.com

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