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DeMar DeRozan veut jouer comme s’il devait obtenir un contrat : déjà, va falloir assumer le sien…

DeMar DeRozan - Kyle Lowry

DeMar DeRozan est actuellement avec Team USA, où il n’a pas à parler argent si ce n’est le genre de médaille qu’il souhaite éviter : à Toronto, ce sera différent.

S’il y a une chose dont l’arrière des Raptors n’à plus à se soucier, c’est la situation financière de sa famille pour les générations à venir. S’il y a une chose qu’il devra cependant affronter, c’est le nombre de remarques qui viendront avec son nouveau chéquier.

C’est l’un des contrats qui a marqué le plus de monde cet été, et pour cause. Avec une grosse saison en carrière et une finale de conférence historique pour Toronto, DeRozan a certes fait le maximum pour obtenir un contrat en or mais les doutes restent encore nombreux. Il faut dire que le total laisse sans voix : 139 millions de dollars sur 5 ans, de quoi racheter une bonne partie du 48. Le timing était donc parfait pour se retrouver agent-libre. En effet, jamais les Raptors n’avaient atteint ce stade de la compétition auparavant, jamais la NBA n’avait reçu autant de cash dans ses réserves, et rarement un joueur avait tenu aussi longtemps dans la franchise en y étant le meilleur scoreur. Du coup, en alignant tous les pions sur l’échiquier, c’est un contrat XXXL qui lui a été réservé dès le premier jour de la free agency, Masai Ujiri n’ayant aucun doute sur le fait que son joueur assumera celui-ci avec solidité. Et c’est d’ailleurs ce que DeMar a tenu à faire en s’exprimant cette semaine sur cette augmentation salariale exceptionnelle, rassurant les fans de Toronto sur ses intentions : l’avion de chasse ne veut pas se reposer sur ses acquis, et sur ce boost de 66% sur le chèque qui lui sera donné.

Honnêtement, je ne regarde pas cela de cette façon. Il est vrai que c’est assez fou quand on regarde ce chiffre, mais je sais que je vais jouer comme si je devais obtenir un nouveau contrat. […] En sachant très bien où je me sentais le mieux, ce qu’il fallait pour me rendre heureux et où je souhaitais jouer, je voulais que ces affaires soient réglées rapidement, dans le sens où il ne fallait pas que cela traîne. Et cela m’a vraiment impressionné, de voir qu’ils ont directement agi, sans laisser la moindre chance à une autre équipe de me parler.”

Et c’est maintenant que le plus dur viendra. Car au-delà du salaire, qui est aujourd’hui exorbitant mais paraîtra plus ou moins ‘normal’ dans le marché de 2018, c’est la marge de progression de son équipe comme de la sienne qu’il y aura des doutes à effacer. Du côté des Raptors, l’étape suivante est aussi simple que compliquée : il s’agit d’accéder aux Finales NBA. Et du côté du joueur, ce sera assez tendu de faire encore mieux que cette saison, DeRozan ayant tout de même offert 23,5 points, 4,5 rebonds et 4 passes de moyenne à près de 45% au tir. Peut-il le faire ? Oui, car lorsqu’il s’agit de talent et d’évolution année après année, le bonhomme a de quoi bomber le torse. Mais pourra-t-il valider les deux objectifs ? C’est là que les affaires pourront vite se compliquer. On espère simplement pour Ujiri et les fans de sa franchise que DeMar suivra ses paroles avec des actes, car ce que le meilleur marqueur des Raptors doit assumer est aujourd’hui particulièrement lourd. Faire mieux que 56 victoires en régulière, aller plus loin qu’un Game 6 de finale de conférence, et ce en continuant à proposer des chiffres solides tous les soirs.

Une médaille olympique sera déjà un beau cadeau supplémentaire à fêter cet été, pour un joueur qui enchaînera contrat de pharaon avec représentation de son pays. Qu’il profite à fond, car de retour à Toronto l’ambiance pourrait vite changer…

Source : The Vertical

Source image Rappler

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