Equipe de France

Evan Fournier confirme qu’il est chaud pour Rio : vrai casse-tête pour Collet… on peut pas y aller à 13 ?

Le boss de Charenton l’avait annoncé et c’était le deal, il lui fallait tout d’abord sécuriser son avenir en NBA avant de passer en mode FIBA pour cette année olympique. C’est désormais chose faîte et le cœur d’Evan est donc totalement à Manille depuis quelques heures. Un constat qui va par contre -en cas de qualif des Bleus-  obliger Vincent Collet à faire un choix compliqué pour composer le roster qui ira bientôt battre les States en finale des Jeux… 

Première bonne nouvelle, Evan Fournier a donc  sans surprise paraphé hier son contrat avec le Magic, un bout de papier à 85 millions sur cinq ans et qui fait désormais de lui l’un des leaders officiels de la franchise floridienne. Deuxième bonne nouvelle ? Il a annoncé dans la foulée qu’il était désormais chaud pour aller faire du sale avec les Bleus cet été, à condition bien sûr que ses potes finissent le boulot au TQO de Manille :

Oui, si l’Équipe de France se qualifie pour les Jeux, je jouerai.

Troisième bonne nouvelle ? Malgré deux matchs compliqués mais maitrisés, nos Bleus filent pour l’instant tranquillement vers leur objectif, avec une échéance à venir face à la Turquie et une dernière face au vainqueur de Canada-Nouvelle  Zélande pour finir le taf. Jusque-là tout va bien. Car si Evan Fournier possède dans les 99% de chances d’être convoqué par Vincent Collet si la France finit le boulot, il faudra du coup se séparer de l’un des douze soldats de Manille et c’est là que le bât blesse. Parce qu’ils méritent tous nos petits Bleus… La demande de dérogation pour jouer à 13 à Rio est envoyée, mais faisons le point quand même sur ce qui pourrait se passer dans le roster de Coach Vince…

Pour commencer, arguons que le deal avec Evan était prévu de longue date et que ce genre de petits tracas fait partie de la vie d’une sélection. Une chose paraît du coup certaine aujourd’hui, l’arrière du Magic est devenu l’un des piliers de cette équipe de France, son option numéro un en sortie de banc. Et même si son Euro 2015 fût globalement moyen (7 points par match, petit manque de confiance noté sur la majeure partie de la compétition), celui qui tourne aujourd’hui à plus de quinze unités de moyenne dans la Grande Ligue est devenu à 24 ans l’un des cadres de Collet. Et dans le cas plus que probable où “More Caïpirinha” rejoindrait prochainement Toni Pi et compagnie, le désormais ex-coach de la SIG devra donc trancher dans le vif et se séparer de l’un de ses fidèles.

Sortez les mouchoirs, trois noms sortent du coup de la boîte pour être coupés juste avant la dernière escale…

Le premier ? Thomas Heurtel. Malgré la brouette qui lui sert de testicules et des skills de NBAer, “donne-moi ton short” n’était pas de l’aventure Euro 2015 et si Vincent Collet décide de s’appuyer sur une certaine continuité, Thomas pourrait alors en faire les frais. Sauf que le gamin est devenu, encore un peu plus cette année, une valeur méga-sûre du basket FIBA et qu’on voit mal le sélectionneur se passer d’un tel talent au scoring et à la passe. Le deuxième ? Charles Kahudi. “L’Homme” est l’un des cadres de Vincent Collet depuis son intronisation au poste de général en chef des Bleus. On parle là d’un mec capable d’offrir un rein ou une cage thoracique pour provoquer une faute offensive, on parle-là de la définition même du joueur de devoir, d’un défenseur de top-niveau mondial qui a, qui plus est, développé depuis quelques années un petit talent offensif non-négligeable. De toutes les campagnes des Bleus depuis Napoléon, Charles mérite sa place dans les douze même s’il ne devait jouer que quelques minutes à Rio. Le troisième se nomme Antoine Diot et est peut-être celui qui possède aujourd’hui la cote la plus élevée pour un départ crève-cœur du groupe France. Homme de base du groupe de Vince Collet depuis long time également, le Bressan n’était pas non-plus de l’expérience Villeneuve D’Ascq à cause d’une vilaine blessure et si sa saison avec Valence fut en tous points remarquable, la concurrence a peut-être avancée plus vite que lui en 2016… Poste 1 gestionnaire et valeur sûre balle en main, l’antithèse de Thomas Heurtel n’a jamais déçu en EDF et un départ de l’ancien joueur de Bourg, du Mans, de Paris et de la SIG serait terrible également…

Voilà le topo. Se séparer de l’un des deux meneurs amenés à faire souffler Tony Parker ? Probablement car on sait qu’un certain Nando De Colo a la géniale capacité de se charger de la mène et de rosser la planète entière lorsqu’il l’a décidé. Se passer de Charles Kahudi pour proposer au monde la force de frappe offensive la plus ouf qui soit à Rio ? Possible aussi. Quoiqu’il en soit, on saura très vite quelle direction le staff de Collet aura décidé de prendre, et on sera évidemment là pour tendre les mouchoirs au mec qui vivra les Jeux de chez lui, idem d’ailleurs pour celui qui devra probablement laisser sa place à Rudy Gobert. Mais pour le moment focus sur Manille, il reste quand même deux foutus matchs à gagner.

Source texte : eurohoops.net

Source image : fiba.com

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