Equipe de France

L’équipe de France bat les Phillippines : 93-84, un peu mou en intro mais l’essentiel est là

Tony Parker France - Philippines

L’équipe de France a fait son entrée dans le TQO façon diesel, comme à son habitude. Peu concentrés en début de match, les Bleus ont fait la différence sur le 3ème quart temps derrière un Nando De Colo taille patron.

L’équipe de France commençait ce tournoi qualificatif olympique par un match contre les organisateurs phillippins. Stade complet, public bouillant, les supporters étaient là pour soutenir leur équipe. Même le président du pays était de la partie – en tong set chemisette – pour l’entre deux. Les Français ont fait le boulot en s’imposant 93-84 malgré un début de match spécial maison…

Face à des Phillipins surmotivés à l’idée de créer l’exploit chez eux, les Bleus sont rentrés dans leur match pépère, comme à leur habitude, avec les mêmes résultats que d’habitude. En 5 minutes, Andray Blatche pose 12 points sur le museau de nos intérieurs, sans se faire bousculer en retour. De l’autre côté du terrain, la France essaye de mettre ses systèmes en place mais la nonchalance de Babac and co cause 5 pertes de balles. En jouant avec l’intensité d’une équipe de départ’ un dimanche matin de lendemain de cuite, les Bleus se font forcément manger : 22-30 sur le premier quart. Les Phillipins en veulent mais on ne peut pas dire que leur jeu est très élaboré. Blatche -qui a vraisemblablement un peu forcé sur la bouffe chinoise- a carte blanche pour faire absolument ce qu’il veut : drive depuis les 3 points, fadeaway hors raquette, shoot par dessus 3 défenseurs. En dehors de lui, les hôtes s’appuient uniquement sur la création et les 3 points de leur trio d’arrière Terrence Romeo-Jayson Castro- Jacky Jeff Chan. Les noms vous sont étrangers ? Normal, ils jouent tous dans le championnat local. Les Bleus se réveillent un peu dans le deuxième quart, sans pour autant briller. Il faut dire que les joueurs français et particulièrement le duo De Colo- Parker sont un cran au dessus en terme de talent, et arrivent facilement à créer la différence. En revanche en défense, les rotations sont molles, Mike Gelabale se fait déposer facilement, et l’absence de second rideau est criante. En effet, Collet a dû et choisi de se passer de poste 5, outre Joffrey Lauvergne, et la défense s’en ressent. Les petits meneurs phillipins trouvent le panier ouvert quand ils parviennent à passer leur vis-à-vis, en plus de commencer à allumer à 3 points. Heureusement pour les Bleus, Blatche fait de la bouillie de basket et s’éteint complètement : aucun point sur le quart temps, en forçant bien comme il faut. Symbole du match, la mi-temps se termine sur un jumper au buzzer trouvé bien trop facilement par Terrence Romeo : 45-43.

Retour de vestiaire, les Français, qui ont dû se faire bien secouer par Collet, sont beaucoup plus concentrés. Ils profitent enfin de leur avantage athlétique sur tous les postes pour aller chercher les points à l’intérieur : nos arrières déposent leur vis-à-vis tandis que les big men se montrent plus présents. La défense monte d’un cran, et même si on est bien loin d’avoir une raquette verrouillée, les Phillipins sont forcés à prendre des shoots plus compliqués, et c’est uniquement leur adresse à 3 points qui les maintient dans le match. Résultat l’écart se fait tranquillement, les Bleus sont à 67 % à 2 points – oui oui, 67%- et mènent 77-66 avec notamment 25 points d’un De Colo en quasi perfect au shoot. On se dit que les Français ont désormais la maîtrise du match et n’ont plus qu’à s’appliquer, mais c’est mal les connaître. Si ce match doit être compliqué, il va être compliqué, sinon c’est pas marrant… Des largesses en défense, une absence complète au rebond défensif où Blatche et des joueurs comme Rosario et Nordwood se baladent et l’écart n’est plus que de 6 points. Voilà qu’à 4 minutes de la fin, Collet est obligé de prendre un temps mort pour remettre tout le monde dans le match.  Gros airball de T.P. à la sortie, et les Phillipins reviennent même à 3 points à 2 minutes 50 de la fin. C’est seulement là que De Colo et Parker décident que le spectacle a assez duré, et passent facilement un run à leurs adversaires. Au final, une victoire 93-84.

Les Français ont fait le boulot mais sans briller. Collet a pu faire tourner, en faisant rentrer tous les joueurs, de Parker à Moerman. Exception faite de Batum, qui ne jouera pas avant sa signature de contrat jeudi, pour des raisons d’assurance. De Colo (27 points) et Parker (21 points) ont montré leur statut de patron, tandis que Babac a fait comme à son habitude : 6 passes, 9 rebonds et une vilaine tendance à ne pas jouer ses 1 contre 1. Gelabale et Lauvergne sont passés complètement à travers de leur match tandis que Kim Tillie s’est montré à son avantage avec ses capacités athlétiques. Avec leur gros avantage physique et l’absence de protection de cercle côté philippin, les Bleus ont marqué 76% de leurs tirs dans la raquette. La question du manque de pivot est posée sur la table, puisqu’en plus du manque de couverture défensive, les Français ont laissé 19 rebonds offensifs. Face à des joueurs de ce calibre ça ne change pas le cours du match, mais imaginez un peu le chantier que pourrait faire le canadien Tristan Thompson. A défaut de taille, il faudra au moins compenser par de la concentration et de l’envie.

L’équipe de France a fait le boulot, sans trop être inquiétée, mais sans convaincre dans le jeu. Le talent des joueurs devrait également suffire à battre les Néo-zélandais mais il faudra monter d’un cran pour la suite du tournoi. Pas d’alerte, les Bleus nous ont habitué aux départs diesel…

Source Image : Twitter / @FRAbasketball


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