Documentaires

“When the Garden was Eden” : l’époque glorieuse des Knicks, revisitée dans un documentaire exceptionnel

When the garden was eden - Couv TT

Vous n’avez pas de match à regarder ce soir. Aucun souci TrashTalk (et un peu ESPN aussi) s’occupe de tout !

Il fut un temps – que les moins de 60 ans n’ont pas connu – où le Madison Square Garden était une arène crainte. Il fut un temps où les Knicks étaient une équipe très dangereuse. Une équipe de tueurs souriants, de gars venus d’horizons différents mais qui s’adoraient et qui ont oeuvré ensemble pour la grandeur de la franchise de la ville qui ne dort jamais. C’est cette histoire passionnante que raconte le magnifique documentaire réalisé par Michael Rapaport.

“When the Garden was Eden”, traduisez : “Quand le Garden était le paradis” et comprenez bien que c’était un paradis pour les fans, les joueurs et les dirigeants des Knicks mais un réel enfer pour les adversaires qui venaient fouler ce parquet mythique. Le documentaire se concentre sur cette période bénie pour New York entre le toute fin des années 60 et le début des années 70 qui a vu les pensionnaires du Madison Square Garden atteindre les Finales NBA trois fois en quatre ans et remporter les deux seules bagues de l’histoire de la franchise.

Pour autant, au-delà des titres, le point central de ce docu est l’harmonie incroyable qui régnait chez ces Knicks. Une osmose parfaite et qui est très vite devenue l’une des plus grandes forces de l’équipe en plus du fait qu’elle était superbement fournie en talents. Savamment architecturé par le coach Red Holzman – un Hall of Famer qui a tenu le banc des Knicks en tout sur presque 1 100 matchs pour 56% de victoires – l’escouade new-yorkaise s’appuyait sur un mélange de genres tout aussi étonnant que détonnant. Les talents purs Walt Frazier et Willis Reed venaient tous deux du Sud encore bien raciste du pays pendant que Dave DeBusschere était lui, un véritable col bleu originaire de Detroit par exemple. Earl Monroe et Dick Barnett étaient issus de quartiers très défavorisés ce qui ne les a jamais empêché de cohabiter avec l’ailier Bill Bradley, ancien de Princeton. Plus tard, pour le deuxième titre, un certain Phil Jackson rejoindra même ce noyau complémentaire et qui a su utiliser les différences entre individus, les transformer en forces pour devenir un collectif idéal, une machine à gagner soutenue par un public de feu.

Et le fait que cette escouade ait eu comme “maison” le fameux Madison Square Garden rend le tout encore plus savoureux. Voilà l’histoire que nous raconte ce film brillant. Un mix entre New York, la balle orange et des valeurs majestueuses. C’est beau, c’est émouvant. Un volet de plus dans la fabuleuse série des ESPN 30 for 30. 

 

Source image : image tirée du documentaire / ESPN


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