L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 22 : c’est officiel, Chris Paul et les Clippers ont battu tous les records

L'avis du Psy

Que du lourd de lourd cette semaine au cabinet, pratiquement tous les copains du Psy sont passés.

Après trois semaines de Playoffs, nombreux sont ceux qui ont déjà rejoint le camp des vaincus. Nombreux également sont ceux qui se posent des milliards de questiosn au moment d’aborder la ligne droite la plus importante de la saison. Le Psy TrashTalk est là pour répondre à ces questions, pour mettre quelques coups de pieds au cul aussi. Car c’est aussi ça son boulot, faire en sorte que son 46 serve à autre chose que glisser sur des peaux de bananes. Et Dieu sait qu’il y a des candidats au bottage d’arrière-train.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

LeBron James

LeBron James


On commence avec un habitué de la clinique qui est venu cette fois-ci de lui-même rendre visite au Psy. La raison est simple, LeBron s’emmerde à l’Est et il a l’impression d’être encore au mois de mars tant la concurrence ne l’excite guère. Stanley Johnson a bien tenté de l’énerver un peu mais on a vu ce que ça a donné puisque la star de Cleveland lui a appris la vie sans même accélérer le mouvement. Six matchs et six victoires pour l’instant pour LeBron et ses gars, de quoi effectivement trouver le temps long, surtout quand on voit que même Channing Frye se ballade face à la défense des Hawks. Alors il en a marre le LeBron… Idée ingénieuse ou pas, le Psy lui a donc proposé de passer à l’Ouest un de ces quatre, histoire qu’on reparle un peu plus de lui. Malheureusement LeBron a refusé, préférant sans doute rester bien au chaud dans une Conference où gagner cinquante matchs par an suffit pour dominer les débats. Libre à toi LeBron, mais faudra pas t’étonner de perdre en juin contre une vrai équipe de basket. T’en as pas vu depuis bientôt un mois ? Ça ne comptera pas comme une excuse.

Rudy GobertRudy Gobert
Consultation en urgence pour Rudy après une fin de saison forte en émotion. Tout d’abord l’échec du Jazz dans sa quête de Playoffs, puis un physique qui commence à grincer, et pour finir l’annonce de sa non-participation au TQO qui vient rajouter une page de plus à la pile des mecs qui n’aiment pas beaucoup notre Tour Eiffel nationale… Parce que le Rudy il est comme ça, il parle beaucoup, il a de l’ambition, mais ça peut parfois passer pour de l’arrogance mal placée. Alors le Psy a tenu à mettre les points sur les i avec son patient, pour lui signifier tout d’abord qu’il était avec lui en cette période difficile, puis pour lui rappeler qu’il y a une quinzaine d’année un autre français passait pour un gros boulard en répétant qu’il visait la lune. Ce mec s’appelait Tony et on sait tous où il en est aujourd’hui. Alors fais gaffe quand même à ce que tu dis Rudy, mais surtout n’écoute pas tout ce qui se dit à droite et à gauche. La vie c’est comme le cerveau de DeMarcus Cousins mon gars, y’a du bon et du mauvais et personne n’est jamais d’accord. Bosse bosse bosse, nous on se charge d’envoyer Jim Bilba au TQO et on te garde ta place au chaud pour aller rosser du cain-ri aux JO.

Dave Joerger

Dave Joerger


S’il y a bien un mec qui mérite actuellement de gros poutous c’est bien Dave Joerger. Abattu et en larmes après l’élimination des Grizzlies face aux Spurs, le coach a laissé échapper toute la frustration d’une année terrible émotionnellement. Une année à passer plus de temps à essayer de connaître le nom de ses joueurs qu’à trouver des systèmes, une année à être obligé de faire confiance à Matt Barnes pour gérer l’attaque de son équipe. Tu m’étonnes que le mec explose… Probablement la fin d’une époque pour Dave qui aura mine de rien su tirer le maximum d’un groupe miné par les blessures, quand tout le monde prédisait un écroulement en règle de son squad d’éclopés. Un grand besoin de parler donc pour cet homme valeureux et vaillant, qui aura dans tous les cas l’occasion de rebondir si toutefois il devait quitter le Tennessee cet été. Un homme néanmoins reparti avec le sourire après un gros calinou du Psy, ce dernier lui ayant redit tout son respect après cette saison délicate. Allez bonhomme t’en verras d’autres, mais évite de refiler la scoumoune à toute la Conférence Ouest la prochaine fois…

Al HorfordAl Horford C’est sur les conseils de Mike Budenholzer qu’Al Horford a débarqué ce matin au cabinet. La raison est simple : l’ancien pote de Jooks à Florida est tout bonnement nul à chier depuis trois semaines et pas une seconde ne se passe sans que l’on se demande où a bien pu passer ce pivot solide qui était la tour de contrôle des Hawks il y a encore trois semaines. Dépassé en défense, invisible en attaque, Al Horford a réussi l’exploit d’être plus mauvais que Jared Sullinger face aux C’s et est en train de connaître le même sort contre Celeveland. Pas étonnant du coup que les Hawks se fassent actuellement rincer par LeBron and co. puisque sans pivot valable le basket devient tout de suite beaucoup plus compliqué. Gros tirage d’oreille donc pour Alain, lui qui doit immédiatement se sortir les doigts du uc s’il veut que son équipe réussisse l’exploit de prendre un match aux Cavs. Ce qui donnera peut-être l’occasion à certains GM de s’intéresser à lui puisque l’on rappelle que le gars sera quand même free agent cet été. Et pour l’instant, c’est pas vraiment pas la meilleure façon de se vendre hein…

Stephen CurryStephen Curry
Le futur double-MVP a lui aussi dû passer par la case Psy cette semaine, histoire de faire prolonger de quelques jours son arrêt de travail. Et c’est qu’il est têtu le gamin… Venu dans l’espoir de se voir autoriser à reprendre dès demain à Portland, le Psy lui a clairement signifié que ce n’était judicieux pour personne. Car à 2-0 dans une série face à une équipe dont Aminu est la seconde menace offensive, Stephen Curry a-t-il vraiment une bonne raison de précipiter son retour ? Bien sûr que non et c’est ce que le Psy a tenté d’expliquer à son patient. Pas facile toutefois de le lui faire entendre puisque ce gosse a de toute évidence une énorme envie de jouer, mais avec le joli paquet de biffetons laissé par Steve Kerr au Psy afin de faire du bon boulot, on peut vous assurer que Steph ne bougera pas une oreille demain soir. La technique est simple et fût utilisé il y a une vingtaine d’années par les Monstars avec Barkley, Ewing, Larry Johnson et Muggsy Bogues. Et on sait que vous voyez très bien de quoi on parle… On va bien voir si le mec arrive à marcher avec le talent de Kendrick Perkins.

Frank VogelFrank Vogel Certaines défaites sont plus cruelles que d’autres et si l’élimination des Pacers en sept manches face à Toronto n’a rien d’infamant, Frank Vogel vient d’en payer le prix fort. On ne sait pas si les aspirations de Larry Bird étaient trop grandes ou si le fait de perdre face à deux lanceurs de brique a pesé dans la balance mais en tout cas l’ami Vogel ne sera donc plus le coach des Pacers l’an prochain. Une fin un peu brutale pour un homme qui aura remis Indiana sur la carte de la NBA depuis 2013 et qui aura quand même réussi une année positive malgré un roster à faire pâlir le BC Châtellerault. Le bonhomme a malgré tout accueilli la nouvelle avec sagesse, arguant qu’il souhaitait bon courage à son successeur pour envoyer à nouveau C.J. Miles et Jordan Hill en Playoffs. C’est en tout cas la fin d’une belle histoire entre Franky et les Pacers et du coup une nouvelle gâche qui se libère pour les quelques bolosses disponibles sur le marché des coachs tout nazes. Franky lui est en paix avec lui-même et on devrait le retrouver tout bientôt sur un banc de NBA. Peut-être même pour coller un blow-out aux Pacers, ça leur apprendra.

James HardenJames Harden En voilà un qui se serait bien passé de ce séjour express au cabinet du Psy. Tout d’abord car il a fallu qu’il se tape un aller retour from Cuba où il passait des vacances heureuses, puis surtout car il a pris une bourrasque de la part d’un Psy sévère comme rarement. Il faut dire que le combo réalisé par James Harden cette année est parfait puisqu’en sus de rendre son équipe mauvaise, le mec a quand même réussi à se fabriquer des centaines de milliers de haters rien qu’à la force du caractère, alors qu’il est toujours l’un des cinq joueurs les plus talentueux de la Ligue. Un sacré exploit construit grâce à une attitude énervante voire détestable, un état d’esprit à mille lieues de ce que l’on demande à un vrai franchise player. Vous cherchiez un Melo moins gros avec de la barbe ? Messieurs dames vous l’avez trouvé et si le patient Ramesse ne se décide pas à changer un peu sa façon de voir les choses, il se dirige tout droit vers une belle carrière de soliste qui ne gagnera jamais rien d’autres que des sélections au All-Star Game. On t’aura prévenu mon pote, on ne pourra bientôt plus rien faire pour toi. Allez zou, retourne à Cuba.

Damian LillardDamian Lillard
Le Psy voulait appeler Damian afin de le féliciter pour les Playoffs de Portland mais il n’en a pas eu besoin car le meneur des Blazers est venu de lui-même au cabinet. A la veille d’un Game 3 qui s’annonce chaud bouillant au Moda Center, Dame avait tout simplement besoin de faire le plein de nitroglycérine avant de pourquoi pas faire exploser les compteurs ce soir. Alors première chose Damian, le Psy n’est pas biologiste, il laisse volontiers la place à Kirk Hinrich. Deuxièmement, c’est de se poser dont le meneur All-Star a besoin, sous peine de nous offrir demain un 8/39 digne d’un DeMar DeRozan en pleine forme. Le Psy a même pu parler un peu basket avec son patient excité, en lui rappelant que ses coéquipiers avaient beau être de parfaits joueurs randoms, c’est bien grâce à eux que son équipe en est là aujourd’hui. Et même s’il paraîtrait logique de n’avoir que peu de confiance en Mason Plumlee, Mo Harkless ou Allen Crabbe, ce sont bien ces no-names ou presque qui ont porté les Blazers au premier tour. Alors fais confiance à tes teammates mon petit, ne te prends pas pour un héros et garde toi les gros tirs pour le dernier quart-temps. Jusque-là ça te réussit plutôt pas mal.

Kyle Lowry / DeMar DeRozanLowry DeRozan
Ok donc ces deux-là ne méritaient sans doute même pas de pénétrer dans l’historique bureau du Psy Trashtalk mais ce dernier a quand même voulu comprendre. Comprendre comment il est possible d’être aussi bon toute l’année et aussi nul au printemps. Comment il est possible d’enchaîner en quelques jours le niveau All-Star et le niveau All-merde. Car c’est bien ça dont on parle, DeMar et Kyle sont tout simplement dégueulasses depuis le 13 avril et ce ne sont pas une égalisation au buzzer ou un bon match au premier tour qui viendront contredire ce constat. Le fait est que nos deux loulous sont des anti-Thomas Heurtel en puissance, c’est à dire des mecs dont les testicules disparaissent au moment où ils en ont le plus besoin. Une seule issue semble donc possible, un transfert immédiat vers le service greffe de la clinique, en espérant que deux âmes bien intentionnées voudront bien se débarrasser des leurs, ce qui convenez-en parait bien peu probable. Et dans le cas où aucune paire ne se pointerait à l’horizon, on vous invite à venir vous marrer dès demain soir devant les exploits des deux stars…

Chris PaulChris Paul
Messieurs dames veuillez accueillir le patient le plus atteint de ces trois dernières semaines, et de très loin. Car si l’on sait que les Clippers ont développé depuis toujours un fluide de lose assez inégalé, le scénario des Playoffs 2016 bat tous les records. Non-content de faire dégager la franchise californienne comme chaque année, le destin a donc été suffisamment fourbe cette année pour offrir un peu d’espoir à Chris Paul et ses gars… juste avant de s’abattre sur eux. Car espérer de jouer les Warriors sans Curry c’est cool, mais alors se retrouver trois jours plus tard sans Chris Paul, sans Blake Griffin et avec un Redick amoindri pour la fin des Playoffs ? On tient tout simplement là les véritables Pierre Richard de la Ligue, une équipe pour qui on aura presque eu de la peine tellement le sort s’est acharné sur eux. Pauvre Chris Paul, lui qui évoluait jusqu’à sa blessure à un niveau total de maîtrise et qui aura dû changer trois fois en cinq jours la date de son arrivée à Punta Cana. Une arrivée qui se fera finalement comme chaque année dans les premiers jours du mois de mai, le pauvre homme n’ayant jamais vu de finale de Conférence ailleurs qu’à la télé. Vivement l’année prochaine, qu’on sache ce que les Clippers vont nous inventer pour perdre.

C’en est fini de cet Avis du Psy n°22. On se retrouve très vite pour faire l’état des lieux des victimes des demi-finales de Conf’. En attendant on doit vous laisser car Chris recommence à pleurer. Pas une seconde pour se reposer à la clinique. Jamais.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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