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Kendrick Lamar + Kobe Bryant = hommage vidéo sauce californienne, un poème quatre étoiles

Kendrick Lamar

Il fallait bien qu’un copain de Los Angeles s’exprime à sa façon concernant le départ de Kobe : King Kendrick, enfant de Compton et donc fan du Mamba.

Enfant de Compton, fan des Lakers, il fallait bien que Kendrick Lamar s’exprime concernant le départ d’un joueur qu’il a adoré regarder toute son adolescence. Rendre hommage à sa façon ? Avec une vidéo, du son et un pur texte.

Plus que quelques heures dans la carrière de Kobe, l’agitation est énorme et les marques d’affection aussi. Des joueurs, des acteurs, des personnalités, des célébrités, tout le monde s’exprime à sa façon et le rappeur s’est donc lancé dans cette délicate manoeuvre avec le texte traduit ci-dessous par nos soins, écrit par l’artiste en duo avec Scoop Jackson, sur l’instru Untitled 07 de son dernier album.

Que puis-je dire ? Sérieusement, que peut-on dire ? Jour après jour, saison après saison, 20 pour être exact. Grandir en le voyant peindre ces murs, utiliser ce stade comme son premier studio, Los Angeles comme sa toile, remettre ces couronnes où elles méritent d’être posées, sous les bannières royales. Or et violet, les couleurs de la royauté. Mon seul roi de Los Angeles : Kobe. Ne jamais sous-estimer ne pourrait jamais être aussi peu estimé, et c’est ce qu’il représente à ce moment précis. Toute cette saison a été son au revoir, de lui à nous, de nous à lui, au monde entier.

On avait toujours de la magie, mais il a rendu le tout magique. De Compton à Crenshaw, de Jack à Jeannie, nous étions tous témoins de ce qu’il représentait. Je veux dire, on partageait ce monde avec lui, et rapidement, il est devenu notre identité. Si vous n’avez jamais grandi ici, ou vécu ici, vous ne pourrez pas comprendre. Je vais m’assurer que vous puissiez comprendre. Je vous parle de 81 points, je vous parle de l’afro, je vous parle du alley-oop pour Shaq, du buzzer sur la planche contre Wade, du Game 4 dominé en prolongation pendant les Finales : Kobe. Je vous parle du poster sur Nash, je vous parle de l’année rookie de Dwight Howard où il se fait baptiser. Vous vous en souvenez. Kobe l’avait détruit. L’hélicoptère, les cinq défilés, Kobe.

L’éventail d’émotions partagées avec toi est tellement large et profond, je pense que personne ne peut briser ce lien. Donc je demande, comment les empires peuvent perdurer s’il n’y a plus d’empereur ? Je veux dire, on t’a avec nous, mais en même temps on t’a en nous. Je vous parle de sang, de transpiration, de larmes, même ton ADN est gravé dans ce bitume de Los Angeles? mec. Et rien ne pourra effacer ou changer cela. Exceptionnel pour toujours dans nos coeurs. Donc pour conclure, sache que ce n’est jamais une question d’au revoir, simplement de respect mérité. Mon gars, pour toujours, Kobe.

Source image : erosdavid4real

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