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Thomas Robinson pète un câble : “jouer moins de 20 minutes, c’est vraiment des conneries”

Thomas Robinson

Thomas Robinson est frustré de ne pas pouvoir profiter davantage du tanking des Nets : pourtant, c’est déjà bien qu’il soit encore en NBA…

Sachant que l’intérieur a été drafté à la 5ème place en 2012, c’est peu dire si sa carrière est décevante jusqu’ici. Mais intégré chez les Nets et apprécié pour son énergie, Robinson commence à se faire un nid et ce dernier en veut encore plus.

La saison de Brooklyn était orientée vers le tanking massif, comme on a pu le vérifier mois après mois, que ce soit avec des joueurs transférés ou un coach viré en pleine campagne. Le genre de scénario qui convient parfaitement à des randoms comme Thomas, lui qui avait du temps de jeu à sa disposition et donc l’opportunité de se faire un vrai nom dans le marasme local. Malheureusement, avec Thaddeus Young et Brook Lopez devant lui, le parquet était déjà assez bien occupé et il fallait se battre avec les autres intérieurs remplaçants, des légendes vivantes comme Willie Reed ou Henry Sims. Un défi compliqué pour Robinson, puisque ses moyennes tournent à moins de 13 minutes sur le terrain cette saison, soit à peine mieux que chez les Blazers où il nettoyait les paniers ici ou là. Et quand vous passez de Portland, équipe blindée l’an passé qui allait en Playoffs, à Brooklyn, dont le seul but était de finir la saison sur deux jambes, vous imaginez forcément que vos responsabilités vont accroître. Finalement, pas tant que ça, ce qui a poussé l’intéressé à s’exprimer sans tourner autour du pot auprès de TheScore, Robinson affirmant clairement qu’il était temps de se faire respecter.

C’est l’heure de devenir un joueur à minimum 20 minutes de jeu par match. Je ne tourne pas plus qu’à 13 minutes sur toute ma carrière, pour moi c’est vraiment des conneries. Donc je le dis aujourd’hui, c’est l’heure de changer ça afin que mon statut change. […] Comme je l’ai déjà dit, c’est la fin de saison, les minutes sont là et il n’y a pas un seul match que je n’ai pas terminé avec un double-double. Je veux gagner, et je veux aider à gagner dans la dynamique de reconstruction de cette équipe. Mais personnellement, mon objectif est clair cet été, faire en sorte que les gens comprennent que je mérite au moins 20 minutes par soir. […] Je souhaite rester à Brooklyn, j’ai assez bougé ces quatre dernières années, je souhaite me développer ici. Et je ne dis pas que je mérite ces minutes ou qu’elles me reviennent de droit, mais je pense que je vaux 20 minutes minimum et que les efforts seront là.”

Le point marqué par Thomas, c’est que sur les quatre derniers matchs des Nets, le garçon tourne à 13,3 points et 12,8 rebonds en… 27 minutes de jeu, ce qui confirme son propos. Dès que la barre des 20 est dépassée, le double-double est tamponné car l’activité de Robinson et son énergie démesurée font toujours leur effet. Cependant, et c’est là que le produit formé à Kansas va avoir droit à une vraie réponse cet été, son évolution dans le jeu est quasiment absente, le fort potentiel aperçu en 2012 étant désormais rangé dans le tiroir Nostalgie de cette belle Draft. Offensivement, T-Rob se résume à monter au putback, à placer des écrans et à gratter des points sur quelques actions liées au hustle. Et malheureusement ? Ce genre de joueur ne dépasse pas les 20 minutes dans la NBA actuelle. On l’a d’ailleurs vu avec un gars comme Kenneth Faried, lui qui a tout de suite bossé son jeu intérieur afin de garder son temps de jeu, ce n’est pas qu’en se jetant sur les ballons et en courant que les coachs vont donner davantage de tickets. Du coup, avec une player option à un million pour la saison suivante, le garçon devra faire un choix : tester sa valeur sur le marché cet été, ou rester dans un coin qui lui fait enfin un minimum confiance ? Une décision difficile, mais qui lui permettra de mieux savoir dans quelle direction sa carrière ira.

Col bleu apprécié pour son amour de la gonfle et son énergie inépuisable, Thomas Robinson fait encore peur à de nombreuses équipes car sa progression reste limitée. Peut-il bosser sur son jeu comme un taré afin d’y apporter une dimension plus technique et ainsi dépasser les 20 minutes, ou restera-t-il borné sur le fait qu’il mérite mieux quoi qu’il se passe ? Réponse dans quelques mois…

Source : TheScore

Source image : NothingButNets

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