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Pro Basketball Manager 2016 : une raison de plus pour passer vos nuits avec du basket

Pro Basketball Manager 2016

Si Football Manager est une institution pour les fans de foot, Pro Basketball Manager prend le chemin pour en faire de même avec les passionnés de la balle orange.

Parce qu’une journée type sur TrashTalk n’est pas assez remplie, on a décidé de récupérer Pro Basketball Manager 2016 pour faire passer le temps, de 23h à 1h, horaire de début des matchs. Voici notre verdict sur le jeu.

Depuis des années, L’Entraineur ou Football Manager -selon les versions- ruine la vie de nombreuses personnes. Recherche de la perle rare, gestion d’un effectif, ambition de titre… Autant de prises de tête à vous faire passer des nuits blanches ou à vous faire abandonner toute vie sociale. Mais pour les fans de basket ? Difficile de trouver un équivalent aussi prenant ou du moins suffisamment réussi pour prétendre en faire de même. Jusqu’à dernièrement puisque -coupons court dès maintenant à tout suspense sur notre avis général du jeu- Pro Basketball Manager 2016 relève ce défi. Pour ceux qui ont tenté un mode Manager sur 2k, oubliez tout. Là on est sur une autre planète, bien plus captivante. Pour ceux qui ont également joué aux anciennes versions de Pro Basketball Manager -je garde en particulier un bien mauvais souvenir d’un achat du jeu il y a 5 ans environ, voire plus- c’est un tout autre niveau en terme de plaisir et d’aboutissement que l’opus de 2016 propose.

Avec une base de données très fournie sur 70 championnats et plus de 1000 équipes tout autour du globe, vous trouverez forcément l’équipe qui vous fait rêver pour débuter votre carrière. Sauf si vous vous contentez de la version allégée -US Edition- qui ne propose que les ligues américaines. Petit bémol certes avec l’absence de licence et donc des noms modifiés, LeBron James devenant par exemple LeBron Jamas. Pas trop dur tout de même de reconnaitre la version originale. Pour ceux qu’un tel désagrément chagrine, on trouve facilement sur le forum du jeu une base de données modifiée pour la NBA. Libre à vous également de vous retrousser les manches et faire vous même le travail de fourmi consistant à effectuer les corrections pour d’autres ligues avant d’en faire profiter les autres utilisateurs.

Mais passons plutôt aux fonctionnalités en se plongeant dans une partie. Votre serviteur ne peut résister à l’envie de reprendre le flambeau de Tom Thibodeau aux Bulls pour le test, je m’excuse par avance de ne pas pouvoir vous parler de la joie d’un titre NBA, LeBron James m’ayant barré la route des Finales à trois reprises, on est parfait dans le réalisme même si la frustration m’a fait maudire le jeu, King James et la blessure de Joakim Noah. Réalisme encore une fois… Mais l’expérience personnelle et la déception de l’absence de titre ne doit pas remettre en cause les qualités d’un jeu de bonne facture qui propose une immersion totale dans le management d’une équipe, et donc d’une franchise NBA dans notre cas. Un plongeon qui implique une capacité à gérer non seulement l’aspect tactique d’un coach mais aussi celui financier du recrutement et des signatures de contrats, de quoi court-circuiter Gar Forman et ainsi envoyer Pau Gasol à Boston contre le tour de Draft des Nets et Jordan Mickey. Et bim, j’ai déjà fait mieux que lui moins d’un mois après ma prise de fonction.

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Parmi les opportunités offertes par Pro Basketball Manager 2016, en dehors donc de cette partie business qui vous imposera de maitriser les questions de salary cap, il vous faudra également choisir votre staff en fonction de vos finances pour encadrer au mieux vos joueurs et les mettre dans les meilleures dispositions possibles, mais aussi envoyer vos recruteurs sur les cinq continents pour dénicher vos futures perles, histoire de tenter de séduire Antoine Diot pour devenir la doublure de Derrick Rose. Pour ce qui se passe sur les parquets, vous n’aurez pas la possibilité de diriger vos joueurs comme dans 2k. Non, vous le ferez depuis votre banc virtuel en adaptant votre rotation, en mettant en place les systèmes offensifs et défensifs et en appelant les temps-morts au moments opportuns, tel un grand Randy Wittman, même si vous n’aurez pas votre plaquette pour dessiner la prochaine mise en jeu. Quoique, un option similaire existe puisque vous pouvez choisir justement en sortie de time-out de l’action à dérouler pour trouver votre meilleur shooteur seul dans le corner.

Pro Basketball Manager

Affronter les Dubs ? Même pas peur.

Mais pour permettre à votre effectif de briller, vous devrez également choisir leur entrainement, collectif et individuel, leur donner le repos nécessaire et adapter justement ces efforts ainsi que le temps de jeu et le statut de chaque joueur en fonction de votre humeur, mais aussi de la leur puisqu’ils n’hésiteront pas à vous faire connaitre leurs états d’âme ou leur satisfaction. C’est aussi dans cette étape de préparation que vous pourrez leur enseigner vos tactiques, tel le Tex Winter prêchant la bonne parole de l’Attaque en Triangle, en créant vos propres systèmes de jeu en plus de ceux déjà définis. Vous avez donc la main sur l’intégralité de votre franchise en assumant tous les rôles, sauf celui de joueur, le privilège de l’intégralité du pouvoir en coulisse et sur le parquet restant réservé à LeBron James à Cleveland.

Pro Basketball Manager 2016

Les Dubs ?
Des fiottes. – S. Aurier.
De l’eau. – S. Aurier.
Mes gars pas sûr. – S. Aurier.
Des Guez. – S. Aurier

Voilà donc l’aperçu de Pro Basketball Manager 2016 qui nous a bien fait plaisir. Bien entendu, tout n’est pas parfait, mais les bases sont là pour une franchise qui doit s’imposer et devenir une vraie référence de la simulation de management sportif. En tout cas chez TrashTalk on valide et on donne un bon 15/20 qui appelle des progrès pour arriver à la perfection, mais qui encourage surtout un super taf.

On aime :

  • l’énorme base de données qui en plus peut être modifiée depuis l’éditeur. J’aurais dû diminuer le risque de blessures dans l’Illinois…
  • la facilité pour trouver justement cette base de données corrigée avec les vrais noms pour la NBA
  • la possibilité de s’impliquer plus ou moins dans les différentes tâches de l’équipe. On peut boucler une saison en une demi journée comme n’avancer que d’une semaine en fonction de la volonté de suivre intégralement les rencontres ou non.
  • la liberté donnée pour créer ses tactiques, de quoi permettre aux coachs en herbe de prouver qu’il n’est pas dur de faire mieux que l’isolation made in Scott Brooks Billy Donovan.

On aime moins :

  • un peu plus de détails quant à l’importance du staff, qui dépassent le simple cadre de leur réputation pour savoir ce qu’il apporte à l’équipe.
  • le bouton retour qui permet certes de revenir à l’écran précédent, mais sans avoir mémorisé l’onglet ou les filtres appliqués, en particulier sur des écrans de recherches. Frustrant.
  • un souci d’avantage du terrain non respecté en demi-finale de Conférence. Jouer -et perdre- un game 7 décisif à Cleveland alors qu’on a fini avec quinze victoires de plus en saison régulière, ça pique.
  • les stats de certains joueurs un peu hallucinantes, puisque tous les meneurs de la Ligue ou presque scorent plus de 20 points par rencontre. Sauf Mario Chalmers.

Fiche Technique :

Date de sortie : 14 janvier 2016
Plateforme : PC
Editeur : Cyanide
Développeurs : Umix Studios / Cyanide

Source image : Steam

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