L'avis du Psy

L’Avis du Psy spécial All-Star Game : comme d’hab’, c’est encore Kobe qui squatte le cabinet

L'avis du Psy

Une fois n’est pas coutume, c’est Kobe Bryant qui rafle la mise pour cette édition spéciale All-Star Game de l’Avis du Psy. Une édition quand même placée sous le signe du dunk, avec le passage au cabinet des deux cinglés qui ont enjaillé notre samedi comme rarement ce fût le cas.

Comme un bon petit paquet de ses collègues, le Psy TrashTalk était présent ce week-end à Toronto, pour la plus grande fête de basket au monde. Bien lui en a pris car il a pu faire fructifier ses affaires grâce à dix nouvelles consultations “spécial ASG”, qu’il a d’ailleurs facturé le triple du tarif habituel, en bon Joe Johnson qu’il est. On fait le point tout de suite, à quelques heures de passer à un autre genre de délire avec la trade deadline.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Ricky RubioKarl-Anthony Towns
Le meneur des Wolves a débarqué en furie au cabinet dès dimanche matin. La raison ? Il croyait tout simplement qu’il était sur le point de se faire piquer sa place à la mène par Karl-Anthony Towns, énorme vainqueur du Skills Challenge et qui succède donc à Pat Beverley au palmarès des meilleurs manieurs de ballons de la Ligue (crédibilité de la phrase assez fantastique). Une peur confirmée par le Psy TrashTalk qui n’a pas forcément rassuré son patient espagnol puisque selon le Psy, l’inaptitude au coaching de Sam Mitchell pourrait très bien l’amener à titulariser le futur ROY à la mène, tout en prenant le soin de faire glisser Kevin Martin en 3, Damjan Rudez en 4 et son chouchou sûr Adreian Payne en 5. Une bonne grosse frousse donc pour Ricard, qui en plus d’avoir un prénom jaune et alcoolisé, va donc à présent vivre dans la peur. Allez hop, 10 Lexomil avant le prochain match, ce qui devrait donc lui permettre de faire péter un triple-double avec les points, les passes et les cachetons.

Les 2Be3 du JazzUtah Jazz
En voilà trois que le Psy a reçu de manière assez virulente, malgré son amour pour le Jazz. Il faut dire qu’après avoir visionné le Rising Stars Challenge, il y avait de quoi être “un peu” énervé. En effet, les 2Be3 de Salt Lake City n’avaient apparemment pas compris le but du jeu. Car dans un match où la seule défense présente était celle des animaux à la vue des fourrures qui squattaient en tribune, le trio magique s’est contenté de jouer le match comme si c’était une vulgaire rencontre face aux Bucks ou aux Nets. Entre Trey Lyles qui enchaînaient les mid range shots en tirant la gueule, un Rodney Hood énorme cette saison mais qui est définitivement le mec avec le moins de charisme au monde et un Raul Neto qui n’a offert que quelques passes et la beauté de son prénom, il faut bien reconnaître que les jeunes gars de Quin Snyder ne finiront jamais chez les Harlem Globetrotters. En guise de punition, le Psy les a donc obligé à regarder le match du dimanche soir pour apprendre, une sanction qu’ils auront malgré tout contourné puisqu’ils auraient été entrevus dans l’Utah au moment du match, en train de répéter leurs schémas défensifs sur le parking d’un Netto. Raul bien-sûr.

Steve NashSteve Nash
La caution grabataire de ce week-end étoilé revient sans contestation possible à Steve Nash. En cause une performance assez ridicule lors du Slam Dunk Contest, durant lequel il a tenté de rééditer sa performance de l’époque avec Amar’e Stoudemire quand il avait joué le sparring partner parfait mais avec ses pieds. On sait Steve Nash féru de foot mais il semble malheureusement qu’il aie perdu tout talent et cela dans tous les sports possibles et inimaginables. 50 tentatives pour réussir son move et c’est un Dede Drummond qui a du coup fort logiquement maté l’un des plus beaux SLD Contest de l’histoire comme une vulgaire mascotte après deux petits dunks. Merci Steve Nash, qui aura donc tenté de se frayer un passage dans la sauterie de février mais qui aura au moins autant réussi son coup que sa carrière sous le maillot des Lakers. Proposition pour la saison prochaine ? Intégrer le club de bridge le plus proche, histoire de rosser encore un peu la concurrence sans risquer le tour de rein ni la honte. Vendu ?

  Kevin Hart Kevin Hart Draymond Green Belle dépression à venir pour l’humoriste et acteur américain. La raison ? Malgré une popularité qui n’est plus à faire, le petit rigolo vient d’en finir avec un week-end qui est tout simplement SON week-end. Quatre jours où il est au centre des débats et où ses pitreries et ses accointances avec le milieu font de lui l’une des têtes d’affiche de l’évènement depuis déjà quelques années. Sauf qu’une fois les lumières éteintes, celui qui a tour à tour coaché, joué et défié Draymond Green s’éteint lui aussi, retournant à son relatif anonymat ou du moins à une popularité américano-américaine. Un peu comme Jacques Chirac après le Salon de l’Agriculture, un peu comme Garou quand The Voice se termine… Pas vraiment de solution du coup pour Kevin, si ce n’est que de lui parler d’ores et déjà du All-Star Week-End 2017 qui aura lieu à Charlotte, histoire qu’il commence à répéter ses prochaines punchlines. Comme chaque année, il aura donc un an pour y penser, en espérant qu’ils ne nous l’invitent pas un jour à jouer le match du dimanche soir.

Damian LillardDamian Lillard
Damian Lillard est incorrigible et il a ainsi dû passer au cabinet prendre sa fessée hebdomadaire. Il faut dire que le sang du Psy n’a fait qu’un tout quand la police montée de Toronto l’a ramené par la peau des fesses à la clinique après l’avoir retrouvé grattant et miaulant à la porte du vestiaire des All-Stars de l’Ouest. Sûrement échaudé par la double-présence samedi soir de son coéquipier CeeJay lors de la soirée des concours, Dame a également avoué à son interlocuteur préféré qu’il pensait jusqu’à la dernière seconde être appelé pour jouer le match des étoiles et qu’il pensait qu’en se pointant en tenue à l’heure du match tout ça passerait comme dans du beurre. Sauf que l’imbécile portait la tenue des Blazers et qu’il s’est du coup fait rôder comme un gamin. Incorrigible, irrattrapable, les adjectifs sont nombreux pour un homme pour qui ce All-Star Week-End représente chaque année le pic de sa saison, et encore plus en 2016 puisque ses Blazous devraient logiquement se faire déposer au classement par Dallas, Houston et Utah pour finir, au mieux, à la neuvième place de la Conférence aka la place du con. Décidément une mauvaise année pour Damian…

Zach LaVineSam Mitchell L’un des héros du week-end (MVP du Rising Machin, vainqueur du SDC) a été reçu au cabinet, mais cette fois-ci à la demande du Psy. Tout d’abord subjugué par son concours samedi soir (qui ne l’a pas été ?), il a ensuite fait preuve d’un peu de recul pour se dire que son retour dans le Minnesota risquait d’être compliqué et qu’il fallait donc préparer son patient à tout ça. Rappelons que le petit prodige est encore loin d’être un basketteur accompli, rappelons qu’il a la chance d’évoluer sous les ordres d’un homme qui accorde parfois plus de temps de jeu à Gorgui Dieng qu’à Karl-Anthony Towns et qui le considère comme un meneur de jeu. Trois raisons suffisantes pour préparer un peu Zach à son retour dans le Minnesota, pour le préparer à ses retrouvailles avec un homme peut-être même pas au courant qu’il se passait quelque chose à Toronto le week-end passé. C’est officiel, Zach LaVine a passé l’un des plus beaux weeks de sa vie, mais la fête est officiellement finie pour lui…

Gregg PopovichGregg Popovich On passe désormais à un mec qui a passé son week-end à faire semblant d’être heureux. Car on veut bien croire les mamours avec Draymond Green, on veut bien croire à ses sourires de façades, mais ça n’est pas au vieux singe qu’on apprend à manger la banane. Et ce bon vieux Gregg l’a d’ailleurs confirmé sans peine au Psy : il a passé les trois jours les plus compliqués de sa vie à Toronto. Entre la peur de voir ses joueurs se blesser, la te-hon d’être obligé de coacher un All-Star Game face à Tyronn Lue et la vison cataclysmique du score final, Gregoire Popovique a convulsé plus d’une fois au Canada et il a même craqué à la fin du match de dimanche en ordonnant une boîte sur Paul George afin qu’il ne batte pas le mythique record de Wilt Chamberlain (42 points). Une réaction naturelle qu’il n’a pas pu contrôler, dans un match où le score à la mi-temps était plus élevé que deux tiers de celui des matchs des Spurs, mais après quatre quarts-temps. Un peu comme demander à un végétarien de bouffer un Big Mac, un peu comme obliger un amateur d’art à mater une photo de Jeff Teague. Allez Pop, l’année prochaine la solution est toute trouvée, il faudra juste perdre cinq ou six matchs de plus. Avec un peu de chances on verra pas la différence.

Stephen CurryStephen Curry
Arrêtez tout, la saison est relancée. Pour ceux qui pensaient que Stephen Curry avait déjà le trophée de MVP dans la poche vous pouvez vous mettre le doigt dans l’œil jusqu’au genou, car le All-Star Week-End a mis en lumière les atroces défauts du meneur des Warriors, qui a du coup demandé à rencontrer le Psy TrashTalk afin de savoir si oui ou non sa vie était foutue. Le rappel des faits ? Stephen a tout simplement été honteusement battu par son Splash Frère lors du concours du parking, avant de n’inscrire que 26 points lors du match du dimanche, alors que la Terre entière attendait qu’il en inscrive au moins 400 vu le scénario ultra-défensif du match. A l’arrivée un séjour canadien complètement foiré qui remet en cause beaucoup de choses pour Steph. A-t-il fait son temps chez les Dubs ? Doit-il prendre sa retraite et se mettre au base-ball ? A-t-il bien fait de laisser sa meuf seule alors que Derek Fisher rôdait sûrement dans les parages ? Voilà un joli paquet de questions auxquelles le patient Curry va devoir répondre s’il veut reprendre sa course frénétique aux records… Le pire dans l’histoire ? On aura même pas pu placer le hashtag #Insolent de tout le week-end. Tout se perd…

Aaron GordonAaron Gordon
Place à la plus belle histoire de ce All-Star Week-End. Celle de l’un des membres de la fameuse “Team On N’sait Pas”, célèbre famille dont on ne sait pas de quelle branche viennent les membres du fait de leur couleur de peau (coucou aux fratés Austin Rivers, Blake Griffin et Zach LaVine). La plus belle histoire du week-end donc mais une story qui prendra fin violemment dès la reprise de la NBA, puisque celui qui aurait pu être médaillé olympique grâce à la folie qu’il nous a offert samedi va retrouver son quotidien floridien, à savoir celui d’un bencher tournant à 7,7 points et 6,1 rebonds par match. Dur retour à la réalité donc pour un mec qui sera désormais attendu partout mais qui ne devrait logiquement pas pouvoir répondre aux attentes de tous les basketix qui croient aujourd’hui que Gordon fait partie de la crème de la Ligue. Quand on pense au black-out de hype que le gamin va connaître, on pense tout de suite à ces mythes vivants qui ont pourtant quittés la Une des journaux : Loana, Georges-Alain, Pascal Chimbonda, Lou Bega… Tous ces génies d’un soir ou un peu plus retombés dans l’anonymat, dans la douleur pour certains. Le Psy a en tout cas averti son poulain que le retour sur Terre serait compliqué à gérer et qu’il se tenait à disposition au moindre souci, et même pour servir de mascotte en cas d’idée de nouveau dunk. Au service du peuple ce Psy TrashTalk…

Kobe BryantKobe Bryant
Une fois n’est pas coutume, c’est donc Kobe Bryant qui repart avec le sésame du patient de la semaine. Une évidence pour le Psy tant Koubi a passé un dimanche fort en émotion en disputant son 18ème et dernier All-Star Game. Un hommage de plus, cette fois-ci venant de la part de la NBA toute entière, un hommage si fort en émotion que Kobe a même réussi à passer à côté du match le plus facile de la saison. Ah ça, pour prendre 40 tirs contre les Pelicans il y a du monde, mais pour dépasser les 20 points dans un match de charité au profit d’Adam Silver on cherche encore le troisième meilleur marqueur de l’histoire hein… Une contre-performance finalement logique compte-tenu de l’atmosphère spéciale dans l’air de Toronto dimanche soir mais un mauvais match qui a donné des idées salaces au Mamba puisqu’il a voué au Psy qu’il ferait tout pour dépasser plusieurs fois la barre des cinquante points avant la fin du mois de février pour “honorer ses fans”. Une très mauvaise idée évidemment selon le Psy, qui a rapidement calmé un homme devenu cette année un fidèle et même un proche en lui proposant une merveilleuse idée. Et s’il utilisait les trente derniers matchs de sa carrière pour donner des conseils aux jeunes pousses des Lakers ? Juste une fois dans sa vie…

Voilà pour cette édition spéciale de l’Avis du Psy, un Psy qui doit déjà repartir au combat pour des raisons évidentes de trade deadline qui s’approche à grands pas. On se retrouve donc très vite pour faire le point sur les grands gagnants de ce marché d’hiver, mais surtout sur les perdants. Car il est comme ça le Psy, il préfère les âmes en peine aux winners. Un vrai Abbé Pierre, le handle en plus.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk


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