All-Star Week-end

Résumé d’un All-Star Weekend 2016 au top : jeunesse, histoire, records, bonheur !

All-Star

Il fallait bien un petit récapitulatif, pour revivre ces trois jours en quelques minutes : de quoi se replonger dans la magie d’un weekend qui fût très réussi.

Le All-Star Weekend 2016 est enfin terminé, mais comme chaque année un petit bilan s’impose. Pas de quoi en faire des tonnes, simplement tamponner cette édition auprès de l’administration, pour tirer certaines conclusions. Vous étiez absents ce weekend ? Tant mieux, vous aurez presque tout ci-dessous.

# Le futur du Minnesota, de l’or en barre…!
On savait depuis longtemps que les Timberwolves possédaient un groupe de jeunes déjà assez kiffants, montrant leur potentiel au quotidien et tentant de se faire les dents dans cette foutue jungle qu’est l’Ouest. Enfin libérés de Sam Mitchell et ses décisions bordéliques, les trois plus grosses pépites ont brillé en tirant toute la couverture médiatique sur eux ce weekend. Wiggins et LaVine en leaders du match des gamins (59 points pour eux, MVP pour le second), Towns vainqueur du concours des meneurs et Zach qui réalise un énorme doublé au Slam Dunk Contest : on a certes demandé un vrai coach à cette troupe fabuleuse depuis des mois, mais on ne l’a jamais crié aussi fort. Thibodeau ? C’est quand tu veux.

# Les Splash Brothers règnent sur la galaxie des snipers
Quand c’est pas l’un ? C’est l’autre. Si le surnom donné au duo Stephen Curry + Klay Thompson est bien connu et redouté par environ 99% des défenses présentes sur Terre, l’arrière était souvent maintenu dans l’ombre à cause de la déflagration médiatique imposée par son meneur. Trop de place pour Curry, trop de séquences folles et d’improvisations géniales, sur ce Three Point Contest c’est pourtant le bras-droit qui l’a emporté, et quel bras droit… On ne le répète pas assez, mais la mécanique de Klay est à apprendre dans toutes les écoles, cette victoire représentant un beau succès pour un sniper qui -il faut être honnête- serait sur le trône des tireurs si l’autre fou faisait un autre sport. Au fait, il y a encore des discussions concernant le meilleur back-court de gâchettes de l’histoire ?

# Le public de Toronto, c’est le Brésil
On avait pris tellement cher l’an dernier, lorsque la grosse teuf s’était installée à Brooklyn, qu’on avait besoin d’un vrai coup de jus… Et sans vouloir manquer de respect aux new-yorkais, l’ambiance a été magnifiquement gérée par nos amis canadiens ce weekend, chaque événement proposant son petit lot d’initiatives bien ciblées. Les jeunes soutenus avec régularité vendredi, des concours enflammés le samedi entre Lowry à domicile, Towns qui choque la hiérarchie et un SDC de grand malade, puis un bel hommage à Kobe le dimanche, ça change la vie quand vous passez d’une cathédrale à un fat concert de rock niveau ambiance. Cela faisait quelques temps qu’on plaçait le peuple de Toronto dans le haut de tableau des purs supporters, autant vous dire que ce All-Star Weekend a cimenté leur place sur le podium actuel. On y retourne quand vous voulez.

# Aaron Gordon est devenu un phénomène mondial
Si vous n’avez toujours pas vu ce que le marsupial d’Orlando a réalisé ce samedi, vous êtes grave à la bourre ou vous venez de découvrir Internet. Quoi qu’il en soit, vous devez impérativement vous renseigner sur Gordon, car l’intégralité de son concours fût tout simplement historique. Tenant tête à Zach LaVine et poussant même le champion en titre dans ses derniers retranchements, le sophomore du Magic a explosé les serveurs des cinq continents en réalisant un des plus beaux tomars de Slam Dunk Contest de l’histoire : appel deux pieds, je passe la gonfle sous mes jambes, j’envoie un texto, j’embrasse l’arceau et je catapulte le tout dans le cercle, les murs tremblent encore et la planète basket ne parle plus que de lui. On a pris tellement cher que des scientifiques se sont installés à Orlando afin de le diagnostiquer, par contre on ne demande qu’une chose : qu’il revienne l’an prochain, car c’était de l’orgasme visuel à très haute dose.

 # Y’a pas que les petits qui savent dribbler et tirer
Pour sa première édition du nouveau modèle opposant les mammouths aux microbes, la NBA a touché le gros-lot. Car si la victoire de Karl-Anthony Towns était un nouveau clin d’oeil à l’évolution du jeu qui veut que les intérieurs sachent tout faire sur un parquet, cette édition 2016 a surtout lancé une potentielle lutte acharnée entre grands et petits, sur ce concours sous-estimé depuis des années. Alors comme ça, un rookie de 211 centimètres remporte le concours des…meneurs ? Parfait, on envoie l’armada Westbrook-Curry-Irving l’an prochain, avec encore plus de trashtalking de prévu et de confrontations épiques en finale. C’est con à dire pour les nabots, mais voir un géant s’imposer dans ce genre de concours, c’est que du bonheur.

# Le All-Star Game n’a pas prévu de changer…
Ce n’est pas qu’on s’attendait à une guerre intense entre deux groupes de multimillionnaires, mais on souhaitait un minimum de basket sans forcément tomber dans l’extrême. Malheureusement, ce ASG 2016 s’est rapidement transformé en cours de récréation pour copains qui souhaitent s’amuser, ce qu’on comprend et respecte bien évidemment, mais qui peut aussi endormir les gens venus apprécier les noms rassemblés sur le même parquet. Difficile de voir la NBA changer son modèle quand on voit les maillots qui se vendent et la pression des franchises qui ne veulent pas voir leurs pépites se blesser, mais on garde encore espoir car certains feront peut-être l’effort de défendre un minimum : 369 points en 48 minutes cette année, on a encore les deux doigts enfoncés dans la gorge…

# Pas besoin d’en faire des tonnes pour un Dunk Contest réussi
Pourquoi vouloir ramener une bagnole, une chorale, des peluches et des drapeaux sur un parquet ? On sait bien que certains marsupiaux adorent montrer leur créativité et leur sens du spectacle, mais les dernières cuvées ressemblaient davantage à des comédies musicales plutôt qu’à des duels historiques en apesanteur. Sauf ce samedi, lors d’un affrontement épique entre Aaron Gordon et Zach LaVine, qui nous a rappelé que les bases d’un bon concours se résument en quelques simples critères : réussir son tomar du premier coup, oser l’improbable, et se donner à fond pour le public. Manquait juste un vrai hommage à Vince Carter ! On ne dit pas que c’est simple comme bonjour, mais tomber sur des athlètes qui pensent de la même façon et se croisent au sommet devant autant de caméras, c’est tout ce dont la NBA avait besoin. Et nous aussi.

# Rendez-vous à Charlotte dans un an !
Vu ce que ce weekend nous a proposé, on a déjà hâte de se retrouver en 2017, avec le rematch Mahut-Isner entre LaVine et Gordon, le gentil Towns qui viendra défendre son titre chez les meneurs après avoir été MVP du Rookie Challenge et validé son ticket pour le All-Star Game, pendant que Thompson sera en duel avec possiblement Curry, lui qui connaît assez bien Charlotte. On espère voir un semblant de changement pour le match des étoiles, mais ce ne sera peut-être pas si important que cela si Duncan, Garnett et Nowitzki tentent une dernière visite en trio. Quel que soit le menu proposé, on sera quand même au taquet pour tenter de vivre un weekend aussi intense que celui qui vient de se boucler.

C’était fort, c’était intense, c’était historique, c’était émouvant, c’était prometteur, c’était original, c’était scandaleux, c’était normal, c’était bruyant, c’était stratosphérique, c’était somptueux, c’était en communion avec tous les autres basketteurs et c’était peut-être ça le plus important.

Source image : Montage TrashTalk

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