L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 15 : à NY, Phoenix, Chicago ou Sacto, la déprime est contagieuse

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Le cabinet sera peut-être moins rempli à cause du All-Star Weekend, mais ne croyez pas qu’il sera vide : il y a toujours du monde pour consulter notre Psy.

 A quelques heures de son grand départ pour Toronto, le Psy en a profité pour recevoir quelques patients en urgence. L’occasion de se dire une fois de plus qu’une cellule spéciale pour les coachs ne serait pas du luxe. Parce qu’alors en ce moment ça valse…

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Michael Kidd-Gilchrist Yoann Gourcuff
Derrick Rose est heureux, il a peut-être trouvé son maître. Car il est bien malheureux de le dire mais le n°3 de la Draft 2012 ne s’en sort décidément pas. Vingt matchs loupés en 2014, trente en 2015, et donc déjà une saison 2016 foirée dans les grandes largeurs puisque après avoir retrouvé le chemin des parquets fin janvier, le voilà de nouveau à squatter l’infirmerie de Charlotte, toujours à cause de cette foutue épaule qui lui pourrit pour le moment son début de carrière. Dommage pour des Hornets candidats crédibles aux Playoffs cette année, dommage aussi pour un mec peut-être sans génie mais qui présente l’avantage de faire gagner son équipe lorsqu’il enfile le short. Un enfilage que l’on est en tout cas pas prêt de revoir cette saison puisqu’il se murmure déjà que la saison de MKG pourrait être terminée avant même la Saint Valentin. Triste, on commençait tout juste à savoir écrire son nom, et il commençait tout juste à avoir un joli shoot. Enfin, c’est ce qu’on lui a dit pour lui faire plaisir.

Paul PiercePaul Pierce
Grosse remise en question cette semaine pour la Trousse la plus couillue de l’histoire des librairies cain-ri. De passage à Boston pour dire -peut-être- adieu au Garden, il rêvait sans doute montrer à ses anciens fans qu’il avait fait le bon choix cet été en quittant la capitale pour rejoindre l’Ouest pour la première fois de sa carrière. Certains parlaient même d’un éventuel game winner de Paulo histoire de refermer la page d’un livre plein d’émotion. Sauf que cette année, et ça il fallait oser l’annoncer sans boiter il y a deux mois, c’est plutôt du côté du Massachusetts que la hype s’est déplacée. Et à l’arrivée, en plus de ne pas avoir pu peser sur la rencontre, PP34 a vu avec étonnement les C’s poser pépouze 139 points dans la tronche de LA, une équipe qui compte pourtant en ses rangs le meilleur défenseur de la ligue au poste 1, du moins c’est ce qu’on a essayé de nous faire croire sans succès en juin dernier. Une belle déconvenue donc pour Popol qui n’aurait jamais imaginé avoir moins de chance de disputer une finale de Conf en rejoignant les Clipps plutôt que son ancienne franchise. Bravo la fin de carrière l’ami, tu nous a quand même habitué à être plus clutch.

Marc GasolMarc Gasol
Mieux vaut ne pas croiser la route de Marc Gasol en ce moment, et c’est le Psy qui vous le dit. Forcément énervé par le verdict du toubib qui pourrait lui aussi le priver de toute la fin de saison, il a ainsi été très dur de rentrer en contact avec le bourru pivot espagnol. Voulant à la base rassurer son patient en lui disant que de toute façon passer les demies cette année n’était pas d’actualité même avec lui, le Psy ne s’y est pas risqué et a préféré évoquer avec Marco l’échéance des JO, en motivant la bête à espérer un retour pour les joutes d’été, qui risquent d’être autrement plus sympas qu’un sweep en PO face aux Warriors après avoir battu les Clipps en 6 manches au premier tour (parce qu’on a déjà le bracket parfait en fait). On a même déjà le bracket final des JO d’ailleurs, mais ça non plus on a préféré ne pas en parler à Marc. Parce qu’un contre décisif de Rudy sur son frère en demi-finale, forcément ça va lui faire plaisir à notre Ours mal léché…

Derek FisherDerek Fisher En voilà un qui nous fait une entrée fracassante au cabinet. Le genre de consultation qui s’impose d’elle-même puisque notre pêcheur sûr a quand même sorti cette semaine l’un des combos les plus délicieux de ces dernières années. Car commencer par se faire dégager un peu à la surprise générale des Knicks pour finir par se faire griller à draguer de la minette sur Insta, paye ta performance. Un double-double du plus bel effet pour le pointeur et qui a sûrement dû faire beaucoup rire Matt Barnes, mais beaucoup moins l’intéressé qui se retrouve donc sans emploi et avec une belle réputation de Coco Lapin. Une jolie ratatouille qui met à mal -déjà- sa carrière naissante de headcoach et qui a donc contraint Derek a venir se lâcher un peu dans le divan du Psy. Lequel lui a tout simplement conseillé de prendre un peu de recul et de se faire oublier quelques mois, tout en matant les Knicks glisser lentement vers un bilan en mode Brooklyn, histoire au moins de le rassurer un peu.

Earl WatsonEarl Watson
Difficile de faire pire que la situation actuelle du nouveau coach des Suns. Premièrement, son mètre 84 ne lui permet pas de se faire entendre par ses pivots. Deuxièmement ? Il possède dans son roster un type qui semble vouloir tout faire pour mettre le boxon dans l’équipe, une équipe privée de T.J. Warren, d’Eric Bledsoe et de cerveau, ce qui devient vite compliqué au moment d’imaginer pouvoir remporter un match de basket. Une vraie classe de CM2 à gérer, entre Markieff qui tape ses copains, Tyson Chandler qui mange ses crottes de nez, Devin Booker qui déplore des problèmes d’acné et Alex Len qui se cogne dans les portes à cause de sa grande taille. Rajoutez à cela Jon Leuer qui joue sans arrêt avec des boules puantes et Archie Goodwin qui ne sait pas faire ses lacets et vous obtenez un groupe impossible à gérer à moins de s’appeler Super Nanny ou Pascal le Grand Frère. Ce que n’est évidemment pas le tout petit Earl, ses 6,4 points en carrière n’étant pas non plus gage de respect pour ses joueurs. On lui souhaite en tout cas bon courage jusqu’à la fin de la saison, s’il n’est pas déjà parti en psychiatrie entre temps…

Damian LillardDamian Lillard Sacrée fausse joie pour Dame hier, lorsqu’il a reçu dans sa boîte aux lettres un courrier de la NBA. Il l’attendait, il l’espérait comme chaque année, et le papier était là, juste devant ses yeux, le meneur des Blazers allait finalement participer au All-Star Game dimanche soir. Copains et famille prévenus, champagne mis au frais et nouveau single en préparation, et cela avant même d’ouvrir le fameux courrier. Malheureusement, à la lecture dudit document, la surprise fût de taille puisque c’est bien une invit’ pour rejoindre Team USA en fin de saison que Dame venait de recevoir, et non-pas le fameux sésame pour le match des étoiles. Encore raté… Malgré tous les hashtags créés, toute la thune refilée aux décideurs et toutes les larmes versées, Lillou ne participera donc pas à la sauterie de dimanche, pour son plus grand malheur puisque c’est tout simplement l’évènement le plus important de la saison selon lui. Une détresse rapidement gérée par le Psy, qui lui a du coup proposé de venir mater le match avec lui après-demain. Requête acceptée, en espérant qu’il ne fera pas trop la tronche quand il verra que Pat Beverley est également invité à la soirée…

Luke WaltonLuke Walton Fait plutôt rare, le Psy a dû gérer cette semaine une crise de rire de l’un de ses patients. La cause de la barre de lol qui a habité le n°2 du banc des Warriors pendant plusieurs jours ? Le flot de rumeurs envoyant Lucky Luke à New York ou encore aux Lakers pour mettre les pieds dans un plat de fange intersidérale alors qu’il a les moyens de continuer à apprendre encore quelques mois en Californie, le tout en allant chercher une bague en juin. Vous avez bien entendu, certains reporters très inspirés ont donc émis l’hypothèse d’un départ de Walton dès la deadline, un peu comme si vous choisissiez d’envoyer péter Beyonce pour aller dormir chez Susan Boyle. Grosse inspi. Bien évidemment Lulu restera dans la Baie au moins jusqu’en juin et si on reparlera évidemment très vite de son avenir, c’est bien aux côté de Steve Kerr qu’il finira la saison. En tout cas merci les gars, grand moment de détente au cabinet.

James HardenRockets
La très grosse crise de la semaine. Une crise de confiance. Car si James Harden était tout motivé en début de saison à la suite d’un opus 2014/15 conclu par une belle (façon de parler) Finale de Conf’, c’est tout simplement à la neuvième place de l’Ouest que le Barbu va passer son All-Star Weekend. Ouais ouais, derrière Dallas, derrière Utah, derrière… Portland et sa raquette Vonley/Plumlee. La te-hon au Texas qui a déjà connu un changement de coach et qui pourrait voir Dwight Howard dégager bientôt pour faire de la place dans la raquette au futur Hall of Famer Josh Smith. Une phrase qui résume à elle-seule le grand n’importe quoi cette saison à Houston, entre un Ramesse esseulé et un coaching inexistant. Belle déprime donc pour le dauphin de Stephen Curry l’an passé, qui pourrait bien se voir payer des vacances un peu plus tôt cette saison si lui et ses potes ne se sortent pas les doigts rapidement. Parce qu’on rappelle au passage que les Blazers étaient possiblement annoncés comme des gros boulets cette saison et que pour l’instant les gros boulets squattent davantage le Toyota que le Moda Center. Et le Psy est catégorique, si Houston ne termine pas dans les huit cette saison, C’EST LA HONTE BORDEL.

DeMarcus CousinsGeorge Karl
Celui-là, depuis le temps qu’on dit qu’il va exploser, et bah ça ne devrait plus tarder. Merci les dirigeants des Kings qui viennent donc de nous offrir l’un des plus gros délires de la saison en annonçant -enfin- le limogeage de George Karl avant de finalement se raviser -hahaha- quelques jours plus tard en affirmant vouloir faire confiance à Papy jusqu’à la fin de saison. Alors de deux choses l’une : George Karl est un futur Hall of Famer qui a sur son CV de bien belles lignes, mais il est également à un âge où il est préférable de taper des concours de belote plutôt que d’avoir à gérer une bande de sociopathes comme les Kings. Sauf que ça, l’ami DMC n’en a rien a foutre et la décision de garder Karl pourrait bien l’avoir décidé à bazarder complètement sa saison, voire carrément à se barrer très vite de l’asile. A ce point-là oui. Alors on va profiter tranquillement de la pause du ASG et checker très vite ce qu’il se passe à Sacto, parce qu’il pourrait bien y avoir du mouvement avant la fin du mois…

Fred HoibergFred Hoiberg
Retour en fanfare de l’ancien d’Iowa State parmi les têtes d’affiche de la clinique, suite à une cavalcade de merdes qui lui tombent dessus depuis quelques semaines… On commence par la blessure de Jooks, on enchaîne par les déclarations tapageuses de Jimmy Butler, on poursuit par l’adresse discutable de D-Rose et on termine par le niveau de jeu affligeant de Mirotic et la blessure du n°21 des Taureaux. Fred nous l’a dit, s’il avait fallu imaginer une saison plus pourrie, il n’aurait même pas pensé à tout ça… A l’arrivée, sans parler de l’identité de l’équipe qui a pris un sacré coup dans l’aile, le coach rookie en est tout simplement à se demander s’il est capable d’emmener les Taurillons… en Playoffs. Ni plus, ni moins. Chicago est ainsi devenue une franchise tout juste moyenne et les re-sta de l’équipe se nomment depuis quelques semaines Bobby Portis ou E’Twaun Moore, ce que n’avait pas franchement prédit l’ami Hoiberg… Une arrivée dans la cour des grands vécue difficilement par Freddo, qui aurait aimé avoir un destin à la Walton ou à la Stevens mais qui se dirige plutôt vers celui de Derek Fisher. Bien triste pour la fanbase de Windy City…

Voilà pour cette quinzième édition de l’Avis du Psy, un Psy qui doit déjà vous quitter pour cause d’avion à prendre et de All-Star Game à couvrir. Et croyez-en son expérience, un All-Star Game est tooujours synonyme de boulot au cabinet. Alors on vous donne d’ores et déjà rendez-vous en début de semaine prochaine pour débriefer à notre façon le ASWE… A très vite !

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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