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Kobe Bryant : vous pensez qu’il va passer la main ? Ce verbe ne fait pas partie de son vocabulaire

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Alors que la retraite approche pour la légende, hors de question de passer à côté de son portrait made in TrashTalk.

TrashTalk Service Announcement : cet article n’a d’autre but que de vous dresser le portrait d’un joueur, d’une franchise ou de tout autre acteur de la NBA en jouant sur les mots pour vous divertir, en visant un contenu ludique. La lourdeur des blagues composant cette rubrique n’ayant d’égal que la légèreté avec laquelle nous vous conseillons de la lire, nous vous remercions de votre grande mansuétude.

En cette fin de mois de janvier, j’en viens à un hommage bien mérité, à la menthe si vous avez payé votre Caution. Hommage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Difficile en effet de voir la fin de carrière d’une légende qui se mettait sur son 81 il y a un peu plus de dix ans. Une habitude finalement pour Kobe Bryant, homme de mode influencé par ses années en Italie. Il est rital et il le reste, voir il le veste, avec des costards sur-mesure, alors que ce soir-là tout le monde était prêt à porter le joueur aux nues. Satin à rien parfois un carton, mais coton est dans la zone comme lui, pas besoin de shooter à en perdre la laine et de Phil Jackson en aiguille, plus personne ne voulait en découdre du côté de Toronto. Ils ont eu tort, honteux de la fessée infligée, et dire qu’ils ont fait le maximum serait un tissu de mensonge.

N’étant pas forcément fan, et contrairement à Pascal au bistrot en train de boire des canons, je tiens tout de même à lever mon verre car  moi aussi finalement, in vino veritas, de café, des délices. Kobe Bean à Lille, Kobe Bean à Lille. Je divague, ou plutôt Divac, comme lorsque le jeunot alors drafté par la franchise de Caroline du Nord – qui était une amie, une superbe fille – refusa de jouer pour ces Charlots d’Hornets. Car si Bryant est bien passé par la France, il ne vécut point dans la métropole lilloise, mais du côté de Mulhouse, ou nul-house pour ceux qui connaissent, Milhouse quand on est une chèvre en géographie et qu’on passe son temps devant les Simpson. Mais pourquoi crécher là-bas où tout est neuf et tout est sauvage alors qu’il aurait pu le faire sur nos tombes ? Tout simplement parce qu’obé-issant, il suivait papa, Joe qui a chaque départ en dribble se disait “allez, Jelly Bean mon adversaire.”

Mais revenons-en à nos moutons, c’est à dire à ce petit prince de la balle orange, qu’il a d’abord fallu apprivoiser. Parfois agaçant, souvent Bryant, comme Dani mais pas California. Comme certains, j’ai ri quand West annonçait que Kobe était le vrai numéro 1 de sa promotion, fier de son coup, d’un soir de Draft mais qui durera finalement plus longtemps. Maintenant c’est l’adieu aux larmes, pas de crocodiles, Deray, la Cité des Anges devenant celle de la Peur, de l’inconnu, d’être nul. Byron Scott a beau faire Lauby pour garder son Kobe, Chabat pas être possible de continuer dans cette direction, où un passé omniprésent gâche le futur. Mais en attendant que la page soit tournée comme une serviette par Ronny Turiaf, souviens-toi, pas seulement l’été dernier, mais de tout ce que Kobe Bryant a accompli depuis sa victoire au Slam Dunk Contest avant que le concours ne devienne le Spam Dunk qu’on teste quand on arrive en NBA.

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Que de coéquipiers épuisés – épuisette pour Derek Fisher – par son éthique de travail. Certains étaient vaillants, comme Michel, dont la mère avait perdu son chat, mais certainement pas sa chatte Vujacic. D’autres, plus fidèles, comme Pau Gasol, son Espagneul, avec qui il jouera les cons qui s’adorent, quand ils odom-inaient la Ligue. Trop forts ? Andrew cas suffisamment pour remporter deux titres, dépassant ainsi son rival Shaq. Un joueur qu’il honnit, comme en Artest les piques régulièrement lancées à son encontre. Maintenant, il Nash dans le bonheur d’une tournée d’adieu, les foules Bryant toutes plus fort les unes que les autres pour l’acclamer, ou la clamer, son innocence, surtout dans le Colorado. Mais son paradis reste Vanessa qui Laine aussi, alors ne jouons pas les langues de vipère en ressortant au Black Mamba une vieille histoire de couleuvre de calcif, surtout qu’il serpent-tit depuis. De cette mésaventure il ne pipera mot, Kobe, ça rim-ka remuer le couteau dans l’A.P.

Alors on retiendra sa rage de vaincre, plus que son arrogance et son individualisme. Pour lui, la défaite était toujours dure à avaler, quelque chose de pas Kobe-stible. Son imitation de Michael Jordan, qui sera peut-être également sa limitation, car quand on se modèle au modèle n’est-on pas que pâte à modeler ? Mais la fin est proche car d’une blessure au tendon d’Achille émana un déclin accéléré. Sans compter que pour être le boss de la Ligue, depuis un moment le King James sonne. Pas étonnant pour un ancien des Fighting Irish.

Ladies and gentlemen, this was Mamba number 8, et sa retraite est un séisme.


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