Les Français

Aux Armes Citoyens : en ce moment, le géant gaulois est à la mode en NBA

Français de NBA

Rudy Gobert et Joakim Noah, Alexis Ajinca et Ian Mahinmi ? Quatre grands bonhommes et quatre destins qui ont évolué à grande vitesse les quinze derniers jours. Pour le meilleur ou le pire.

Deux fois par mois, TrashTalk revient à sa façon sur la vie des Français de NBA, entre statistiques en hausse et petits tracas, entre coups de moins bien et coups de génie. Pour cette première quinzaine de 2016, le foie gras et les huîtres sont bien digérées et un sentiment se détache pour nos Frenchies : le pivot gaulois est à la mode en NBA…

On commence par le petiot :

Michel Drucker avait un jour présenté Charles Aznavour avec ces mots : “petit par la taille mais grand par le talent”. Un sens de la formule un peu maladroit pour quiconque aurait deux ou trois soucis d’ego avec sa petite constitution, mais un adage qui s’applique en tout cas bien à notre plus petit Français de NBA, Tony Parker, qui s’il s’efforce désormais à prendre son rôle d’ancien très à cœur, n’en demeure pas moins toujours l’un des rouages essentiels du squad de Pop’, ce dernier marchant actuellement sur tout ce qui représente de près ou de loin à une équipe de basket. Des raclées, des branlées et des fessées, voilà le quotidien de Tipi, qui s’amuse en plus de temps en temps à nous rappeler le genre de joueur qu’il est quand il se sort les doigts du luc. Neuf wins de suite pour Tony, un coup de chaud salvateur hier face à des Pistons qu’il n’aime pas bien d’habitude… Rassurez-vous fans de rap à l’eau de rose : Toni Pi gère le biiiiz.

Tony Parker :

  • les dix derniers matchs (9 victoires) : 11,8 points à 42,9% au tir, 3,4 rebonds et 5,8 passes en 28 minutes
  • sur la saison : 12,8 points à 53% au tir, 2,5 rebonds et 5,2 passes en 27 minutes

On enchaîne avec la taille au dessus, le Swaggy Floridian made in Charenton

En voilà un qui a du mal à faire passer la fève par le bon tuyau. Car si Evan Fournier aka More Champagne aka Vavanne avait carrément dressé la concurrence en début de saison au point de s’inscrire comme un potentiel candidat au trophée de MIP, il a depuis baissé un peu son rythme et s’il fait aujourd’hui partie intégrante de la rotation de Scott Skiles au titre de starter, ça commence à faire une paie qu’il n’a pas envoyé de la perf champagneuse. Une seule pointe à 20 unités depuis fin novembre et un apport carrément moindre de celui qu’il pouvait amener en tout début de saison. Ok ça progresse en défense et ça gagne en maturité, preuve en est la confiance du Magic car c’est à Vavanouille que reviennent les ballons chauds en fin de match, mais on attend le déclic qui le fera redevenir, entre autres, un choix pertinent en TTFL. Rendez-vous dans deux semaines mon gars, mais sache qu’ici on te surveille.

Evan Fournier :

  • les dix derniers matchs (2 victoires) : 12,3 points à 44% au tir, 2,1 rebonds, 3,8 passes et 1,3 interception en 33,2 minutes
  • sur la saison : 13,8 points à 43,7% au tir, 3 rebonds, 2,7 passes et 1,3 interception en 31,9 minutes

Focus sur Nicolasse Batoume, qui se remet tout juste d’un break avec la Miss Charlotte

On l’avait quitté il y a quinze jours alors que son blase commençait à se faire entendre dans les discussions autour du All-Star Game et on le retrouve aujourd’hui en constatant que le dossier n’a guère avancé… La faute déjà à une concurrence sympathique à son poste mais aussi à une absence de quatre matchs qui l’a coupé dans son élan du mois de décembre. Du coup Nico revient seulement dans les jupes de Charlotte depuis quelques jours et le Normand a désormais du retard sur ses concurrents pour Toronto. Le Batum en 3 dimensions est réclamé dès l’écriture de ces lignes et on lui promet s’il se bouge que l’on inondera nos TL du fameux hashtag #NBAVote. Parce qu’il faudra bien l’aide des Français dans un système ou même Wang Zhizhi ou T-Mac pourraient aujourd’hui lui être préférés… Et si jamais notre lobby débordant de joie ne suffit pas (ce qui risque fort d’arriver quand on y réfléchit un peu sans avoir bu avant), il faudra alors que les coachs nous prouvent au moment de faire leur sélection qu’un vrai joueur de basket peut aussi servir dans ce genre d’évènement, même si l’on n’a pas recensé d’action collective lors du match des étoiles depuis au moins 15 ans… Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE Nicolas Batum #NBAVOTE

Nicolas Batum :

  • les dix derniers matchs (2 victoires) : 15,7 points à 44,6% au tir, 6,7 rebonds, 7,7 passes en 39,5 minutes
  • sur la saison : 16 points à 42,4% au tir, 6,5 rebonds, 5,2 passes et 1 interception en 34,9 minutes

Rien de nouveau sous le soleil pour Boris Babacar, Jololo et Kevinou

En voilà trois pour qui les semaines se suivent et se ressemblent. Pour notre futur Ministre des Sports, la rengaine est habituelle, à savoir un excellent apport en sortant du banc des Spurs, avec une justesse et une constance telles qu’on pourrait presque sortir notre Diaw du chapeau pour le trophée de 6th Man of the Year, si la NBA ne s’intéressait pas uniquement aux boxscores. Si Babac n’a évidemment plus les cannes (ni le bide) de ses vingt ans, il a par contre pour lui un triple cerveau qui n’a jamais autant fonctionné et les résultats de son équipe s’en ressentent puisque grâce à Boris et à toute la second unit des Spurs, ces derniers sont posés pépouzes à la deuxième place de l’Ouest, qui signifie presque “première place” tant les Warriors évoluent à un nouveau qui situe leur salle d’entraînement entre Namek et Krypton…

Pour Joffrey Lauvergne la routine continue également, sauf que celle-ci est moins agréable à vivre que le coussin moelleux dans lequel est installé Boris. Joffrey lui, ce sont plutôt les montagnes russes du Colorado, avec un temps de jeu qui varie selon les humeurs et le taux d’alcool dans le sang de Mike Malone. Nurkic revenu, Jokic révélé et Faried chevelu, ce sont déjà trois rotations à l’intérieur qui lui passent automatiquement devant, le laissant dans l’expectative permanente quant au fait de savoir s’il jouera ou pas… Dur dur pour le natif de Mulhouse car même si la lose est présente dans le nom de sa ville d’origine, sa motivation et le fait de toujours répondre présent par le positif à chacune de ses rentrées devrait montrer à ce foutu Malone que Jololo est un amour de coach. Mais si on vous le dit bowdel.

11 points et 9 rebonds hier pour Kevin Seraphin. Youpi ? Pas tant que ça car si la stat date en effet du jour avant aujourd’hui, elle représente juste LES TOTAUX de l’ancien Wizard depuis le 19 décembre. Onze points et neuf rebonds en un mois ? Et oui m’sieurs dames, le pauvre Kevin a complètement disparu de la rotation de Derek Pêcheur et c’est bien malheureux car les Nix jouent aujourd’hui un très bon basket sans Kevin, ce qui ne devrait logiquement pas accélérer son processus de réinsertion dans le roster. Il ne nous reste plus qu’à lui montrer la route du bureau de la conseillère d’orientation, en espérant que celle-ci ne l’enverra pas faire un tour chez les arpettes de D-League…

Boris Diaw :

  • les dix derniers matchs (9 victoires) : 11 points à 59,5% au tir, 3,2 rebonds et 2,6 passes en 20,9 minutes
  • sur la saison : 7,2 points à 54,1% au tir, 3,4 rebonds et 2,5 passes en 19,4 minutes

Joffrey Lauvergne : 

  • les dix derniers matchs (3 victoires) : 8,4 points à 44,8% au tir et 4,6 rebonds en 19 minutes
  • sur la saison : 8,3 points à 47,4% au tir et 5,6 rebonds en 18 minutes

Kevin Seraphin :

  • les dix derniers matchs (6 victoires) : 2 points à 25% au tir et 2,5 rebonds en 7 minutes
  • sur la saison : 3,8 points à 38,9% au tir et 2,4 rebonds en 10,8 minutes

Pour les très très grands, 2016 sera l’année de la nouveauté ou de la domination. Ou des deux.

Quatre hommes, quatre géants, quatre destins. Un Rudy Gobert de retour aux affaires et qui fait déjà dominer son équipe, un Jooks également de retour de blessure et qui squatte pour sa part les FootMercato de la balle orange, un Ian Mahinmi qui débarque pépère au pays des titulaires efficaces et un Stéphanois prénommé Alex qui va peut-être enfin montrer le bout de son nez… Quand on vous dit que nos girafes françaises ont fait de début 2016 leur paillasson on ne vous mentait pas hein… Quatre hommes dont on parle ce soir et dont on devrait parler beaucoup sur cette fin d’hiver, dont on vous donne d’ores et déjà l’avenir puisque l’on a signé depuis hier un partenariat avec Odamé Brown aka la voyante la plus cheatée de l’ère moderne. Rudy ? Il va mener sa franchise à une septième place grâce à plus de 13 rebonds et 4 contres de moyenne jusqu’à la fin de saison. Par contre il se fera sweeper par les Spurs et mordre à la gorge par Boban Marjanovic le 27 avril. Joakim ? Il va quitter les Bulls dans une dizaine de jours et revêtir le magnifique maillot des Wizards pour former avec Marcin Gortat, Nene et Kris Humphries la raquette la moins accordée de l’histoire au niveau du look. Ian Mahinmi ? Il enverra du rêve très prochainement avec son premier 20/20 en carrière et passera un tour de Playoffs au printemps histoire de se mettre encore un peu plus sur le devant de la scène avant les JO. Qu’il ne fera malheureusement pas. Alexis Ajinca ? Omer Asik a enfin sorti un bon match, les Pels ne semblent pas décidés à dégager Ryan Anderson et Anthony Davis devrait revenir bientôt aux affaires. Du coup, Alexis rongera à nouveau son frein très bientôt sur le banc car c’est son destin tant qu’il jouera pour un maillot stylé mais pas du tout honoré par les choix du coaching staff, niveau Alexis et niveau plein d’autres choses d’ailleurs…

Rudy Gobert :

  • les dix derniers matchs (5 victoires): 8,3 points à 90% au tir, 4,3 rebonds et 2,3 contres en 24,3 minutes
  • sur la saison : 9,1 points à 59,6% au tir, 9,7 rebonds et 2,6 contres en 32,5 minutes

Joakim Noah :

  • les dix derniers matchs (6 victoires) : 1,5 point à 17% au tir, 8 rebonds et 3 passes en 17 minutes
  • sur la saison : 4,3 points à 38,2% au tir, 8,8 rebonds, 3,8 passes et 1 contre en 21,9 minutes

Ian Mahinmi :

  • les dix derniers matchs (6 victoires) : 10,3 points à 65,4% au tir, 7,7 rebonds et 0,9 contre en 25 minutes
  • sur la saison : 8,6 points à 59,9% au tir, 7,3 rebonds et 1,1 contre en 24,3 minutes

Alexis Ajinca :

  • les dix derniers matchs (3 victoires) : 5,7 points à 52% au tir et 5,2 rebonds en 13 minutes
  • sur la saison : 5,3 points à 51,6% au tir et 3,7 rebonds en 12,7 minutes

C’en est terminé pour ce petit point cocorico de la quinzaine, avec pour finir donc un joli big-up à nos grands, qui nous mettent un sacré smile et qui doivent rendre mélancoliques les trentenaires qui ont connu des compétitions internationales avec Jérome Schmitt ou Dounia Issa dans la raquette. Avec tout l’amour qu’on a pour eux bien sûr. On se donne rendez-vous dans quinze jours pour vous parler du coup des doubles-doubles de Mahinmi et Gobert, de la nouvelle vie de Jooks dans la capitale ou encore pour vous faire un point Nicolas Batum #NBAVote. D’ici-là restez aux aguets et si jamais on ratait une grosse perf franco-française, n’hésitez pas à nous envoyer un wizz au 3617 TrashTalk, rubrique Coq en Feu.

Source image de couverture : @artkor7

Source stats : espn.com


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