L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 11 : Stephen Curry à deux doigts d’être redirigé en pédiatrie

L'avis du Psy

Onzième édition de l’Avis du Psy 2015/16, avec cette semaine pas moins de trois MVP de la ligue en visite au cabinet. Si ça continue, on va augmenter les tarifs.

Si l’on associe généralement ici le mercredi aux Panzanis, le vendredi est lui réservé à l’Avis du Psy. Beaucoup de rime en “i” et une de plus avec Stephen Curry qui squatte aujourd’hui le cabinet, ce dernier s’étant paré de sa plus belle robe pour accueillir le MVP 2015 et actuel meilleur jouer de la Ligue. Enfin pour le moment, et c’est bien ce qui inquiète le Psy TrashTalk et qui vaut au fils de Dell sa présence exceptionnelle à la clinique. Un Baby Face entouré aujourd’hui chez le Psy de sept joueurs, un coach et un proprio tous aussi déprimés ou cinglés les uns que les autres. Avis du Psy saison 3 épisode 11, ACTION !

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Jared Sullinger Jason Williams
Si les Celtics effectuent un début de saison plutôt correct, l’ami Jared s’est lui fait remarquer récemment pour des raisons plus obscures, et le Psy a pensé qu’un petit tirage d’oreille ne ferait pas de mal au sosie capillaire de Marcus Smart (une centaine de bourrelets en plus). Car si les stats du garçon sont loin d’être exceptionnelles (9,6 points et 9 rebonds), ce sont deux coups de speed chelous qui amènent aujourd’hui Sully au cabinet. Tout d’abord cette prise de catch infâme sur le pauvre Brook Lopez, plus soft sur ce coup-ci que ses cousins de Youtube, puis cette tentative infructueuse d’imitation du White Chocolate, soldée évidemment par un passage en force dû au combo surpoids/gogolitude. Car au vu des images, on dirait plutôt que Jared a mangé l’ancien meneur des Kings et qu’il l’a mal digéré… Bref, il a fallu recadrer un peu le rondouillard intérieur des C’s, en espérant que le mioche se calme un peu en ce début d’année. Attention mon gros, le Psy et sa team veillent.

Marc Gasol   Marc Gasol
Petite déprime ces derniers jours pour le grand Marco. Beaucoup moins dominant qu’à ses grandes heures, il semblerait que le pivot des Grizzlies ne goûte que très peu à la nouvelle philosophie small ball des Oursons et il s’est d’ailleurs confié au Psy à ce sujet. Lui qui avait l’habitude d’attaquer les matchs avec son “copain ours” Zibo doit aujourd’hui courir tout le temps aux côtés de Jean-François Green et  ses efforts supplémentaires lui coûtent beaucoup. Moins présent au rebond, moins servi en attaque, Marco se sent tout simplement moins important et il le vit plutôt mal. Si dans un premier temps, amitié franco-espagnole oblige, le Psy a esquissé un léger sourire, il a ensuite expliqué à son patient que pour arriver à ses fins aujourd’hui ce type de jeu était devenu obligatoire et que pleurer dans les jupes du Psy ne servait à rien. Pas grave si l’ami Gazouz est parti fâché, le Psy n’est pas à un patient près…

Anthony DavisAnthony davis
Le problème commence à devenir récurrent à New Orleans et Tonio collectionne du coup les passages au cabinet pour venir dire sa peine au Psy. Sa peine de sortir des stats monstrueuses sans pour autant connaître le goût de la victoire plus d’une fois par semaine, sa peine de voir ses Pels se faire rosser par des équipes de coiffeurs. On attendait tous NOLA à un autre niveau et l’Unibrow est aujourd’hui déçu de la tournure que prennent les évènements… Car si Ish Smith pouvait en début de saison donner un peu le sourire au Mono Poil d’œil, ses dirigeants se sont ainsi empressés de le faire partir, une destinée que pourrait d’ailleurs bientôt connaître Ryan Anderson, annoncé un peu partout dans le monde, de Phoenix à Minneapolis en passant par Saint-Brieuc et Marly-Gomont. Une bien belle saison pourrie en perspective pour les Pels et son franchise player, que le Psy aura tout de même fait sourire en lui parlant des sept mois de vacances que le gamin pourrait prendre cet été. Avec des JO intercalés bien sûr.

C.J. McCollumC.J. McCollum C’est pour demander l’autorisation d’inviter son coach et ses assistants à un dîner de cons que CeeJay s’est pointé ce matin au cabinet. Et quand on jette un coup d’œil à la sordide histoire du match entre les Blazers et les Clippers, on se dit que Terry Stotts et ses acolytes auraient tous leur place autour d’une table pour parler constructions en allumettes, passion boomerang et donc feuille de marque. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, les boulets qui forment donc l’équipe du coach des Blazous ont donc sauté une ligne sur la feuille et enregistré un certain Montero dans le roster en lieu et place d’un McCollum halluciné de rage et honte qui aura du coup assisté à la raclée des Clippers sur le banc, sans pouvoir aller prêter main forte à ses coéquipiers qui se faisaient rosser par un Chris Paul on faya. Une bien sombre histoire qui aura eu le don de mettre le patient C.J. en rogne, ce dernier ayant toutefois été rapidement calmé quand le Psy lui affirma qu’il pouvait s’estimer heureux car il pourrait très bien évoluer sous les ordres de Byron Scott ou Sam Mitchell. Et là, on peut dire qu’il aurait de vraies raisons de chouiner.

Joffrey LauvergneJusuf Nurkic
Le Psy sentait le couperet arriver et la réalité a malheureusement rejoint la fiction. Jusuf Nurkic is back dans les bacs du Colorado et c’est du coup notre Jololo national qui en fait les frais. 6 petites minutes sur le parquet depuis le retour du pivot titulaire des Nuggets et dépassé par Nikola Jokic dans la rotation ? Même si Joffrey chope la fève dimanche, son mois de janvier est donc pour le moment bien terne et c’est du coup une première visite chez le Psy qui s’est imposée d’elle-même. Une rencontre intéressante, avec un mec qui avait déjà échangé il y a peu avec un cousin, durant laquelle le Français aura pu extérioriser ses doutes et avouer sa déception quand il a appris il y a quelques jours que Jokic et Nurkic n’étaient pas la même personne, ce que semblait lui faire croire son staff depuis le début de la saison. Malheureusement il faudra désormais prendre son mal en patience pour Joffrey, et le Psy lui a ainsi conseillé de se soigner lui-même à coup de doubles-doubles lors de ses courtes apparitions. Car ce sera le seul traitement capable de lui redonner du temps de jeu, et le sourire par la même occasion. Courage Joffrey !

Kobe BryantMetta World Peace On se disait bien que Kobe ne pouvait pas passer deux semaines sans poser un pied au cabinet. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les raisons de sa visite sont une nouvelle fois nombreuses… Entre la suite du “Mamba Tour” qui continue à l’émouvoir aux larmes chaque soir de match, ses deux rencontres loupées lors desquelles il aura vu ses illustres coéquipiers frôler le pourcentage négatif au tir, il y avait ainsi déjà de quoi faire en matière d’utilisation de Kleenex. mais le scénario du Kings-Lakers d’hier a explosé tous les standards de caca puisque l’actuel troisième meilleur marqueur de tous les temps a tout simplement été privé de dernier quart-temps et donc de money time par cet empaffé de Byron Scott, au profit notamment d’un Jordan Clarkson qui l’aura remercié comme il se doit en perdant le ballon de la gagne. Quand ça veut pas ça veut pas, et cette dernière saison est décidément bien longue…

DeMarcus CousinsDeMarcus Cousins Plus les jours passent et plus la bête chauffe. Plus la bête surchauffe même. Et en prévision de l’inévitable, le Psy a une nouvelle fois convoqué la bombe à retardement au cabinet. Car ce ne sont pas tant les performances aussi monstrueuses que bizarres de DMC qui choquent le Psy (genre des triples-doubles de porc avec des balles perdues) mais plutôt les récents résultats des votes pour le All-Star Game. En effet, on vous laisse imaginer la tête de ce psychopathe de DeMarcus quand il a découvert qu’Enes Kanter le talonnait de peu et que Tim Duncan et ZAZA PACHULIA avaient récolté aujourd’hui plus de voix que lui. Un mec dont DMC ne saurait même pas situer le pays sur une carte… Non franchement là on atteint des sommets et c’est donc l’alerte rouge dans le cervelet du pivot des Kings, qui a d’ailleurs annoncé clairement la couleur au Psy puisque selon ses propres dires l’explosion serait pour très bientôt. On espère juste ne pas être dans la même ville le même jour, la déflagration pourrait être terrible…

Sam Mitchell Sam Mitchell Celui-là commence à prendre ses aises à la clinique et ça n’est pas forcément pour plaire au Psy TrashTalk. Pas plus d’ailleurs aux fans des Wolves (il y en a) qui se demandent depuis des semaines maintenant comment il peut être possible d’être aussi mauvais avec autant de talent disponible. Car perdre des matchs à cause d’un coach qui titularise Rudez, LaVine, Muhammad et Dieng dans le money time quand Rubio, Towns ou Wiggins sont sur le banc passe encore (enfin presque), mais réussir à rendre Wiggo et KAT mauvais par la simple transmission de pensée tient du miracle. Et tout ça ne plait évidemment pas à un Psy qui ne goûte guère au tires-au-flanc et qui aime encore moins les mecs pistonnés et sans talent. Qu’on se le dise, Sammy doit retourner avec son Scoubidou et laisser les gens raisonnables gérer le bizz à Minny, faute de quoi nos deux prospects pourraient perdre un temps fou dans leur processus de progression… Et si Sam est normalement celui qui ne boit pas, le nôtre serait bien inspiré d’en prendre une petite de temps en temps pour s’éclaircir les idées.

Michael JordanMichael Jordan Déroulez le tapis rouge et faîtes place au seul et unique GOAT de l’histoire du basket. Un patient riche et célèbre qui n’a pourtant pas le monopole du bonheur puisque lui aussi à donc dû passer par le divan du Psy ce matin. La raison ? Elles sont en fait au nombre de deux. Tout d’abord, si la nouvelle du retour de Michael Kidd-Gilchrist est plutôt bonne, Charlotte (sa franchise, pas sa meuf) va mal et reste ainsi sur six défaites et même dix sur les treize derniers matchs. Petit coup de moins bien donc pour Mike qui aimerait du coup se remonter le moral en se rappelant ses années chicagoannes mais qui a eu la désagréable surprise dimanche dernier de voir qu’un certain Jimmy lui avait carrément piquer l’un de ses nombreux records sans aucune forme de respect. Période difficile donc pour His Airness qui a voulu se pencher quelques minutes sur l’épaule d’un Psy aussi fier qu’ému. En espérant quand même ne pas le revoir de sitôt, même si la présence du proprio des Hornets a le don de faire une sacrée pub au cabinet…

Stephen Curry Stephen Curry On termine ces consultations hebdomadaires par un patient bien malade, et pas n’importe quel patient puisqu’il s’agit ni plus ni moins que du MVP en titre et actuel meilleur joueur de la Ligue. Et si psychologiquement tout à l’air de fonctionner plutôt pas mal chez “Baby Face”, c’est plutôt son attitude de gamin insolent qui lui vaut cette semaine le pan-pan cul-cul de la part du Psy. On ne parle plus cette fois-ci de la fameuse insolence avec laquelle il piétinait la concurrence depuis le début de saison mais plutôt de celle avec laquelle il répond à ses médecins, ses coachs et peut-être même sa femme quand on lui propose de reposer un corps qui commence à accuser le coup. Car non, Stephen n’a cure des conseils qui voudraient le voir calmer un peu son rythme effréné en prenant un peu de repos et le petit vaurien préfère ainsi risquer une grosse blessure juste car il aime le jeu, les victoires et les records. Une attitude qui pourrait bien lui jouer des tours, on ne lui souhaite pas hein, et le Psy a donc averti une dernière fois son patient. S’il arrive un drame, il ne sera pas question de venir faire sa Riley, la porte lui sera fermée.

Voilà pour cette onzième édition annuelle de votre Avis du Psy, on vous donne rendez-vous la semaine prochaine en espérant voir d’autres têtes au cabinet, car si les mêmes patients sont de retour dans sept jours, autant vous dire que ce sera mauvais signe pour eux…

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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