Coach Rankings

Coach Rankings – Décembre : Gregg Popovich, encore plus fort que le Père Noël

Gregg Popovich

Gregg Popovich a repris la main sur ce classement dans lequel il apparaît depuis 20 ans maintenant.

Tout au long de la saison, les coachs se toisent entre eux, s’épient tactiquement afin de faire les meilleurs choix possibles pour leurs propres équipes dans l’idée d’emmener tout leur petit monde jusqu’au bout, jusqu’à la bague…

Deuxième édition de notre Coach Rankings aujourd’hui avec déjà quelques changements par rapport au mois de novembre. Ce classement prend en compte le classement de chaque franchise depuis le début de la saison, ainsi que l’évolution du bilan au cours du dernier mois et les décisions prises par les hommes aux tablettes pour faire face aux blessures et suspensions en tous genres.

Statistiques arrêtées au 31 décembre.

Place Coach Commentaire

10
(-3)

Steve Clifford
Steve Clifford

Fort de sa récente prolongation de contrat, l’amant de Charlotte a repris des couleurs cette saison à l’image d’un Nicolas Batum transformé dans son rôle de leader. Alors qu’on s’inquiétait de la blessure de MKG, notamment en terme d’efficacité défensive, les Hornets tiennent bon pour le moment. Forcé de faire confiance à Cody Zeller à l’annonce de la suspension de « Big Al », Steve Clifford ne le regrette pas aujourd’hui et cela tombe plutôt bien vu la récente annonce du staff médical des Frelons. Qu’elle semble loin cette période où Lance Stephenson propageait son venin en Caroline du Nord.

Bilan : 17-14. Un jeu fluide et plaisant à suivre.

9
(-4)

Frank Vogel
Frank Vogel

On défronce ses sourcils au fur et à mesure que la saison avance du côté d’Indianapolis où Frank Vogel a totalement cerné le nouveau style de jeu prôné par Larry Bird pendant l’été. Paul George a compris et accepté son rôle et ses statistiques le prouvent. Le mois de décembre a été un peu plus compliqué mais les Pacers tiennent bon dans une Conférence particulièrement dense cette année. Dans la raquette, Ian Mahinmi fait le boulot face aux golgoths qu’il croise sur son chemin. La petite nouveauté cette année, c’est que le frenchie arrive à être décisif offensivement pour verrouiller des succès importants en fin de match. Roy Hibbert et David West ? Des noms qui ne veulent plus dire grand chose dans l’Indiana.

Bilan : 18-14. Plus de cinq points supplémentaires sur la feuille de match par rapport à la saison dernière.

 

8
(+1)

Brad Stevens
Brad Stevens, coach rookie

À écouter les fans de la Maison Verte, les Celtics sont les premiers à avoir fait chuter Golden State cette saison. Une réalité virtuelle qui n’empêche pas de souligner le bon travail de Brad Stevens, notamment défensivement. À croire qu’il ne nourri pas assez des gars comme Marcus Smart ou Avery Bradley quand on voit la rage avec laquelle ils défendent leur bout de viande dans leur propre moitié de terrain. À noter aussi la belle répartition de la marque avec sept joueurs dépassant les 9 points de moyenne dans l’effectif du Massachussetts.

Bilan : 18-14. Deuxième meilleure défense de la ligue rapportée sur 100 possessions avec moins de 100 points accordés à l’adversaire (99,7). 

7
(-4)

Erik Spoelstra
Erik Spoelstra

Toujours au point défensivement, l’ancien assistant vidéo qui a grimpé tous les échelons dans la franchise du Heat pour devenir head coach a toujours à cœur d’intégrer un maximum de joueurs de sa rotation de façon à ce que l’effort soit collectif. Ainsi, il n’hésite pas à responsabiliser Justise Winslow en lui confiant plus de 27 minutes de moyenne en sortie de banc derrière Dwyane Wade et Luol Deng. Les statistiques du rookie sont loin d’être aussi ronflantes que certains de ses camarades de promotion mais le champion universitaire avec Duke apprend vite et son profil de défenseur acharné et physique colle parfaitement à la philosophie de jeu de cette nouvelle équipe de Miami version 2015-16.

Bilan : 18-13. N’autorise que 95,5 points par match à ses adversaires. Reste à portée de fusil des deuxièmes au classement à l’Est. Mais bilan du mois de décembre à peine à l’équilibre.

6
(+2)

Scott Skiles
Scott Skiles

Il y a 25 ans presque jour pour jour, le 30 décembre 1990, il entrait dans l’histoire en distribuant 30 caviars lors de la même rencontre dans la victoire du Magic contre les Nuggets. Depuis, les cheveux se font plus rares sur le caillou de Scott Skiles, mais ça n’a rien à voir avec une éventuelle frustration dans son nouveau poste d’entraîneur à Orlando. Au contraire, ce qu’il est en train de réaliser avec son groupe de minots en Floride est remarquable. En décidant de replacer Evan Fournier à son poste de prédilection (le 2) et en décalant Tobias Harris à l’aile pour permettre à Channing Frye d’apporter un peu d’expérience dans le cinq majeur, coach Skiles semble avoir trouvé le schéma idéal. Sur le terrain, les joueurs s’éclatent et « Don’t Google » prend les choses en main dans le money time. Si bien que les Playoffs n’ont jamais semblé aussi près à Orlando ! Du moins pas depuis longtemps.

Bilan : 19-13. Une attaque régulière qui n’est restée que trois fois sous la barre des 100 points ce mois-ci.

5
(Entrée)

Billy Donovan
Billy Donovan

Après des débuts un peu difficiles, le coach rookie a rapidement su redresser la barre et son équipe avec. Petit à petit, l’ancien patron des Gators en NCAA a réussi à instaurer un semblant de système offensif qui porte désormais ses fruits. 108,6 points de moyenne par match, seuls les Warriors font mieux cette saison. Et même si l’iso figure encore en première page du playbook du Thunder, Donovan a au moins permis de fluidifier le jeu de son équipe à l’image de Dion Waiters qui s’est découvert des qualités de gestionnaires dont il ne soupçonnait même pas l’existence il y a encore quelques mois. Enes Kanter prend aussi un malin plaisir à faire danser les défenses au poste alors que Cameron Payne laisse entrevoir de belles choses depuis qu’il a la confiance de son coach. Entre rookies, c’est plus facile.

Bilan : 23-10. Trois défaites seulement depuis un mois. Deuxième meilleure attaque derrière les intouchables Warriors.

4
(+2)

David Blatt
David Blatt

On a beau dire ce que l’on veut, le coach des Cavaliers mérite un certain crédit. Certes la défaite le soir de Noël fait mal au cœur à Golden State, oui Cleveland avait encore la gueule de bois en se présentant à Portland le lendemain, mais les derniers finalistes NBA sont toujours largement en tête de leur Conférence et sont presque imprenables dans leur citadelle. Le retour de Kyrie Irving et Iman Shumpert va faire du bien à tout le monde et l’Israélien va enfin pouvoir bénéficier d’un outil de travail optimal pour soigner son attaque. Défensivement par contre, la franchise de l’Ohio est déjà au point.

Bilan : 21-9. Une belle défense emmenée par Matthew Dellavedova (95,1 points encaissés par match). N’a connu la défaite qu’une seule fois à la maison.

3
(+1)

Rick Carlisle
Rick Carlisle

Au risque de nous répéter, ce que parvient à faire le sosie de Jim Carrey avec un effectif de Région 2 tient de la magie. Il mérite quasiment le titre de David Copperfield de la NBA depuis la victoire contre les Warriors, même amoindris. Il n’y a qu’à voir les statistiques de Deron Williams (14,8 points, 5,8 assists, 3,3 rebonds) et la hype qui entoure chaque nouvelle sortie de Zaza Pachulia pour comprendre que le dicton préféré de Patrick Bruel s’applique aussi au basket. L’important ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites. Et Rick connaît son business.

Bilan : 19-13. Seuls les Bucks peuvent aussi se vanter d’avoir tombé les champions en titre cette saison.

2
(-1)

Luke Walton
Luke Walton coach

Il fallait bien que cela arrive un jour, les Warriors ont fini par en laisser un en route à Milwaukee. Et alors qu’ils auraient pu relâcher la bride et se contenter de gérer leur avance au classement, l’entraîneur du mois de novembre à l’Ouest a su remotiver tout son monde pour démarrer une nouvelle série de victoires sans même jeter un seul coup d’œil dans le rétroviseur. Malheureusement, l’absence du MVP s’est tout de suite faite ressentir face à Dallas. Le record oui, mais pas à n’importe quel prix. Ne comptez pas sur Luke Walton pour cramer ses joueurs avant le printemps. D’ailleurs, Stephen Curry est le meilleur scoreur de la Ligue mais n’apparaît même pas dans les 20 joueurs les plus utilisés avec 34,8 minutes de temps de jeu en moyenne. Pas vraiment épargné par les blessures mine de rien, le fils de Bill a parfaitement réussi à intégrer Brandon Rush à son cinq majeur et il fait de plus en plus confiance à Ian Clark et James Michael McAdoo pour faire souffler ses stars quelques minutes pendant la rencontre. Il est l’heure de repasser la main à Steve Kerr désormais.

Bilan : 30-2. Meilleure attaque de la NBA avec 114,1 points de moyenne. Sur la route des 72 victoires…

1
(+1)

Gregg Popovich
Gregg Popovich

Toujours invaincus à domicile cette saison, les Spurs continuent leur petit bonhomme de chemin dans l’ombre des Warriors. Une position qu’apprécie tout particulièrement « Pop » qui peut ainsi faire son boulot en paix et continuer de gérer son effectif comme il l’entend. Une recette qui a déjà fait ses preuves par le passé et qui semble avoir été inventée par le prochain patron de Team USA. Et que dire de l’intégration de Boban Marjanovic, un géant bien utile face aux petites cylindrées pour faire reposer les anciens. On notera aussi sa spéciale face aux Wolves : je me fâche tout rouge, je prends la technique et me fait expulser derrière pour piquer au vif mes joueurs. Un grand classique qui marche à chaque fois. On ne s’en lasse pas.

Bilan : 28-6. 18-0 à domicile, on attend la venue des Dubs dans le Texas avec impatience.

Mentions spéciales à Dwane Casey qui a réalisé du bon boulot sans deux de ses starters et qui va maintenant pouvoir capitaliser avec le retour de DeMarre Carroll et Jonas Valanciunas dans un effectif pimpant et à Doc Rivers car il sera trop occupé à faire la promo de son fils ses joueurs avant le All-Star Game pour pouvoir parler de lui.

Rendez-vous début février pour un nouveau classement avec probablement encore pas mal de mouvement, même si le duo de tête semble déjà posséder une bonne longueur d’avance sur ses adversaires.

Source image : news.superscommesse.it

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