L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 7 : ce qui devait arriver arriva, le Psy a collé une beigne à Byron Scott

L'avis du Psy

Épisode un peu spécial cette semaine. Car oui, le Psy a craqué, comme quoi ça arrive même aux meilleurs.

C’est parti pour un nouvel épisode de l’Avis du Psy, avec cette semaine une barrière franchie bien malgré lui par votre spécialiste en cas désespérés. Car vous allez bien vous rendre compte que le Psy TrashTalk est comme vous tous, il n’est qu’un humain avec ses peurs et ses doutes. En espérant que l’inspection du travail ne s’en mêle pas…

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Heikko Schaffartzik
JR Smith
Ok il est Allemand. Ok il joue en Pro A et n’a jamais mis le pied en NBA, ce qui devrait, selon le règlement, lui interdire de mettre le pied chez le Psy TrashTalk. Sauf que le rêve envoyé par le sniper teuton cette semaine n’a pas d’égal cette saison, même dans la Grande Ligue. Retrouvé pété en train de dormir sur le canapé des voisins après s’être gouré de porte d’entrée, Heikko a placé le curseur très haut dans l’alcool game et même Ty Lawson doit aujourd’hui s’incliner devant le génie du Limougeaud. L’alcool nuit à la santé et la modération est évidemment requise, mais ce genre d’aventure qu’on aurait bien imaginée avec Gérard Smith en personnage principal ne pouvait que nous obliger à adresser un big up à notre petit Allemand. Une petite remontrance évidemment, mais un gros big up quand même.

Stephen CurrySeth Curry
Qui dit vendredi dit Avis du Psy, et qui dit Avis du Psy dit Stephen Curry. Car le Psy a pris l’habitude depuis le début de saison de voir son “MVPatient” au moins une fois par semaine, histoire déjà de le féliciter, mais surtout pour le mettre en garde des méfaits d’une telle hype. On en a parlé les deux dernières semaines, Steph s’emmerde à mort sur les terrains et est obligé de s’inventer ses propres règles pour ne pas s’endormir en plein match. Il a ainsi réussi, pêle-mêle, à se faire passer pour son frère pendant presque un quart-temps face aux Kings, à marquer uniquement des spots qu’il avait annoncé la veille. J’en passe et des meilleurs tellement les exemples sont nombreux. En somme, rien ni personne ne pourra empêcher Steph de passer son temps comme il peut mais l’étayage psychologique reste cependant important pour garder en tête son objectif de base : réaliser le back-to-back en passant dans un cerceau en feu lors d’un match des Finales NBA.

Damian LillardDamian Lillard
Bienvenue chez les Sixers petit Dame… Catastrophé par le déroulement de la saison de ses Blazers (9-14), le meneur de jeu de 25 ans a pu se lâcher un bon moment au cabinet et insulter gratuitement (hors prix de la consultation) ses partenaires. En effet, le pauvre ami s’est bien rendu compte, tout comme nous d’ailleurs, que Terry Stotts et une partie de ses teammates semblaient tout faire depuis plus d’un mois pour perdre le plus de matchs possibles… L’effectif est pourtant correct à défaut d’être très solide mais rien n’y fait, chaque quatrième quart-temps ou presque des Blazous se termine inexorablement avec une défaite entraînant le sourire du coach… Vivement février, que Damian puisse aller décompresser en participant aux 45 événements prévus lors de la coupure du All-Star Game. Tous sauf le match du dimanche en fait…

Anthony DavisAnthony Davis Déjà la seconde visite du Mono-sourcil cette année au cabinet. Car malheureusement, celui qui devait cette saison se mêler à la lutte pour le trophée de MVP n’est pour l’instant que concerné par semer les Lakers en queue de peloton à l’Ouest. Dur. Petite éclaircie tout de même, le Psy a rappelé à son patient que le roster des Pels était enfin au complet, ce qui n’était pas arrivé depuis le milieu de 18ème siècle environ. Mais même avec un effectif solide, il faut par contre que le patient AD se secoue un peu les poils d’yeux car se faire, par exemple, grignoter 16 rebonds sur la ganache par Jared Sullinger fait tâche de gras sur un CV. Le Psy a le nez fin et il sent que cette saison sera longue en Louisiane, alors c’est maintenant à Tonio de lui prouver qu’il a tort. Même si le Psy a rarement tort.

Dirk NowitzkiDirk Nowitzki
L’un des plus vieux patients du psy a souhaité se confier longuement cette semaine. Ressentant déjà le poids de l’âge se faire de plus en plus lourd cette saison (en continuant toutefois d’être très solide pour un vieux ch’noque), il a croisé la route lundi soir d’un monstre lui faisant vaguement penser à lui-même à son âge. Et mine de rien, il a pris – à nouveau – un sacré coup de vieux le Deurke… L’occasion du coup de discuter un peu au cabinet d’une carrière bien remplie mais qui touche à sa fin, à une époque où il joue désormais contre des gamins ayant l’âge d’être son fils. Une petite larmichette et quelques highlights de 2011 plus tard, tout allait déjà mieux pour Dirk qui s’en est donc allé poursuivre son chemin vers le terminus, le cœur soulagé d’avoir trouvé une oreille attentive.

Jahlil Okafor Jag=hlil Okafor Le pauvre homme n’avait visiblement pas assez de soucis comme ça depuis la semaine passée… Revenu à la compétition après deux matchs de suspension gracieusement “offerts” par sa franchise (tous les moyens sont bons pour perdre encore plus de matchs), Jahlil a donc vécu un cauchemar de plus lundi puisqu’il a dû encaisser de plein fouet la puissance d’un monstre nommé Marjanovic. Une véritable mixtape dans les gencives du n°3 de la dernière Draft, récitée sans aucune notion du respect par ce grand machin de 2m21 aux oreilles et au visage tout entier déformés par la vie. Patate de forain + excès de vitesse avéré + tanking + Boban ? Asseyez-vous tous, on vient peut-être de trouver le plus grand chat noir de l’histoire de la NBA…

Blake Griffin Blake Griffin Alors celle-là, il fallait très fort pour la sortir sans trembler avant que ça n’arrive. Car si Blake Griffin s’est pointé mardi matin tout tremblant au Cabinet, ça n’était pas pour les habituelles plaintes concernant son sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur, mais bien parce qu’il était en état de choc après s’être mangé l’un des posters de l’année en pleine tronche, par Tonton KG s’il vous plaît. Plutôt habitué à dégommer des Pau Gasol ou des Aron Baynes (à chaque fois deux fois de suite c’est plus fun), le rouquemoute ne connaissait pas encore cette sensation de saigner du nez rien qu’en rependant à une action douloureuse, sentiment exacerbé par le buzz de ladite action sur la touale. Ayant sans doute “choisi son camp”, le Psy lui a en tout cas administré un traitement simple : copier dix fois par jour et pendant une semaine “C’est l’jeu ma pôvre Lucette”.

James Harden James Harden Chef Harden avait l’habitude de nous servir du foie gras poêlé, on a le droit cette année à un excès d’omelettes natures. Un petit carton par ici, trois gros fails par là, dire que le début de saison du patient Ramesse est raté est un doux euphémisme et les médias, fans, piliers de bar et autres poissonniers du coin commencent tous à tomber sur le franchise player des Rockets. Un statut qu’il laisse d’ailleurs un peu trop souvent à Marcus Thornton ou Patrice Beverley… Déjà émoussé par son entrevue avec Byron Scott (voir plus bas), le Psy a donc du “ressortir les gants” une nouvelle fois pour secouer son patient barbu. Car non seulement le trophée de MVP est peut-être déjà trop loin, mais il ne faudrait pas non plus que le Roi Fainéant se voie remplacé dans le starting five par K.J. McDaniels ou J.B. Bickerstaff en personne à cause d’un trop-plein de contre-performances…

Paul Pierce Paul Pierce On parle beaucoup de Kobe Bryant mais niveau vieux qui craint, Paul Pierce se pose là. Et c’est avec un certain pincement au cœur que le Psy a reçu le joueur des Clippers cette semaine au Cabinet. Est-ce simplement le signe que la fin est en fait peut-être plus proche que prévu ? Le vieux couple qu’il forme avec Doc Rivers aurait-il pris du plomb dans l’aile ? Toutes ces questions ont ainsi été abordées avec le patient Vieille Trousse, tout comme l’incompréhension de ce dernier de voir des bolosses comme Lance Stephenson ou Josh Smith plus utilisés que lui, alors même que les Clippers ne sont pas forcément connus pour être les rois des quatrièmes quarts-temps, au contraire de notre patient… Quoiqu’il arrive, le fait de voir une telle légende utilisée comme un vulgaire Matt Bonner fait mal au cœur et au cul. En espérant que ça change parce que l’ami commence, déjà, à trouver le temps long en Californie.

Byron Scott Byron Scott L’ascenseur vers le fond de la mare n’en finit plus de descendre à L.A.. Que Bayeronne n’aie aucun système à proposer à ses joueurs passe encore, on en connaît d’autres. Qu’il nous mette en péril la dernière saison de Kobe en le laissant jouer 35 minutes tous les soirs alors qu’il déchire dans tous les sens dans tout le pays ? Le Psy commence à grincer des dents. Mais qu’il nous benche les jeunes fifous du futur que sont D’Angelo Russell et Julius Randle pour faire place nette à Lou Williams et Larry Nance, sous couvert d’un d’un manque – pourtant compréhensible – de motivation de leur part ? Hallucination, énervement, FULMINATION ! Ni une ni deux, le Psy s’est empressé de convoquer le “coach” des Lakers pour… lui coller une bonne beigne. Car de temps en temps, les actes conviennent mieux que les mots, en espérant que le diplôme du Psy (acheté 8 dollars sur le Net) ne lui soit pas retiré pour ce violent excès de zèle…

Voilà pour l’avis du Psy de la semaine, en espérant donc que votre serviteur ne se voit pas retiré son autorisation d’exercer. Mais soyons optimistes, on va plutôt vous donner rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures…

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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