Coach Rankings

Coach de l’année : qui sera le boss des tacticiens cette saison ?

Comme chaque année la bataille sera rugueuse à tous les niveaux de la NBA des coulisses aux parquets en passant par les bancs d’où les entraîneurs gesticuleront encore dans tous les sens pour se faire entendre, pour demander des temps-morts, des systèmes ou pour s’embrouiller avec l’arbitre. TrashTalk suivra avec attention la course au titre de coach de l’année et vous proposera chaque mois un classement de ceux qui sont les mieux placés pour décrocher la timbale en fin d’exercice. Présentation des principaux prétendants…

Cinq favoris

Le grand patron : Gregg Popovich

Bilan 2014-2015 : 55 – 27 (67%) / éliminé au premier tour des Playoffs

Objectifs pour 2015-2016 : au moins 50 ou 55 victoires comme d’habitude et une sixième bague en juin.

Il va entamer sa 20ème saison pleine – toutes à au moins 61% de victoires – sur le banc des Spurs, il vient tout juste d’accepter de reprendre celui de Team USA à l’été 2016. Gregg Popovich est une légende du coaching en NBA dont il a d’ailleurs été 3 fois élu entraîneur de l’année (2003, 2012 et 2014). S’il l’était encore cette saison, il serait le seul à avoir obtenu cette distinction à quatre reprises dans l’histoire de la ligue depuis la création de ce trophée en 1963. Avec l’arrivée de LaMarcus Aldridge et l’irrésistible ascension de Kawhi Leonard, les Spurs seront encore très certainement dans le haut du panier de la Conférence après n’avoir fini que 6ème l’an dernier et s’être faits sortir au premier tour de Playoffs. Si les Texans sont dans le Top 3 de l’Ouest avec plus de 55 victoires et la qualité de jeu qu’on leur connait, “Pop” sera bien évidemment dans le discussion pour le titre de coach de l’année. Comme d’habitude en somme… Probabilité : plutôt forte.

Le lobbyiste : Doc Rivers

Bilan 2014-2015 : 56-26 (68%) / éliminé au deuxième tour de Playoffs

Objectifs pour 2015-2016 : pas moins de 55 victoires, trouver une alchimie entre tous les joueurs, aller en Finales NBA.

Il n’est pas forcément le personnage le plus aimé par les observateurs ou par les arbitres mais il reste un coach de grande qualité, capable de tenir le bon discours à ses hommes, de les booster mentalement tout en faisant quelques bons choix en termes de rotations. Le Doc va disposer cette saison d’un effectif très impressionnant : il a toujours sa triplette de stars (Chris Paul, Blake Griffin et DeAndre Jordan) et il pourra désormais compter sur de bons voire très bons joueurs en sortie de banc ce qui n’était pas le cas précédemment. Cela n’a pas empêché les Clippers de finir 3ème de l’Ouest l’an passé mais cela pourrait leur permettre de grimper encore plus haut lors de la saison qui vient de démarrer. Si Doc trouve le bon équilibre au sein de son roster, Lob City peut se placer en deuxième ou première position de sa Conférence. Dans ce cas, le nom de Rivers pourrait bien recevoir suffisamment de votes pour récupérer une distinction qu’il a déjà eu l’honneur de se voir décerner en 2000 alors qu’il coachait le Magic. Il ne restera plus qu’à valider tout ça en passant plus d’un tour en Playoffs mais ça, c’est une autre histoire. Probabilité : plutôt moyenne.

Le monstre à deux têtes : David Blatt – LeBron James

Bilan 2014-2015 : 53-29 / défaite en Finales NBA

Objectifs pour 2015-2016 : une bague et rien d’autre.

On en rigole régulèrement mais pour sa première saison sur un banc NBA, l’image de David Blatt a beaucoup souffert de voir LeBron James mettre en doute publiquement la confiance qu’il lui porte ou interférer dans les décisions en cours de match. Pourtant les deux hommes seront encore bel et bien côte à côte pour cet exercice 2015-2016 sur lequel des attentes très élevées existent dans l’Ohio. L’ancien coach de la sélection russe (champion d’Europe en 2007) et du Maccabi Tel Aviv a connu une adaptation pas toujours évidente l’an passé mais il a su tirer le meilleur d’un effectif très amoindri en Playoffs afin de s’arquebouter autour de James pour aller jusqu’en finale après avoir terminé deuxième de l’Est. Cette saison les Cavs peuvent ambitionner de finir en tête de leur Conférence et de monter encore un peu plus en puissance au cours de l’exercice. Si tel est le cas, il faudra bien reconnaître les mérites de l’Israelo-américain et pourquoi pas le sacrer entraîneur de l’année. Probabilité : assez forte mine de rien.

Le rookie : Billy Donovan

Bilan 2014-2015 : cela faisait 19 ans que le bonhomme coachait les Gators (71% de victoires et 2 titres NCAA) mais en fait, on s’en fout. En NBA, il n’a pas de bilan.

Ojectifs pour 2015-2016 : réussir à faire fonctionner la paire Kevin Durant – Russell Westbrook, produire du jeu, écraser tout ce qui bouge.

Coach de Florida depuis 1996, Billy Donovan effectue donc cette année un grand saut dans le monde de la NBA. Et il va démarrer d’entrée avec un effectif parmi les meilleurs de la ligue avec un des meilleurs meneurs, un des meilleurs ailiers, un excellent ailier-fort et de très bons role players sur tous les postes. Un moment pressenti pour succéder à Mike Krzyzewski à la tête de Team USA en 2020, Donovan a la réputation d’un entraîneur excellent tactiquement et qui sait parler à ses joueurs. Espérons que cette réputation se vérifie car c’est exactement ce dont le Thunder a besoin. Si l’ami Billy parvient à trouver le bon équilibre entre Kevin Durant et Russell Westbrook tout en développant quelques systèmes qui améliorent le jeu d’OKC sur demi-terrain, les pensionnaires de la Chesapeake Arena seront de très sérieux clients aux deux premières places de l’Ouest faisant ainsi de leur coach un rookie possiblement entraîneur de l’année. Probabilité : moyenne.

Le moustachu : Stan Van Gundy

Bilan 2014-2015 : 32 – 50

Objectifs 2015-2016 : gagner plus que l’an dernier, tenter de jouer les gros poils à gratter à l’Est et aller en Playoffs.

Van Gundy entame sa deuxième saison en tant que président et coach des Pistons. Cette année, il dispose d’un effectif qu’il a vraiment façonné. Il a donc pu travailler avec son groupe et commencer à s’imprégner de la méthode qui lui a permis de faire du Magic un prétendant au titre vers la fin des années 2000. Avec un axe meneur-pivot de grande qualité ainsi qu’un bon paquet de role players intéressants autour, ce bon Stan peut espérer dépasser les 32 victoires cette saison voire aller chatouiller les 40 ce qui permettrait certainement à ses joueurs d’être à la lutte pour aller en Playoffs. Pour peu qu’ils y arrivent et qu’un gars comme Andre Drummond se retrouve par exemple All-Star, il sera indéniable que Van Gundy aura réussi à remettre les Pistons sur la carte de la NBA. Rien que pour ça, son nom doit être cité ici. Probabilité : moyenne.

Une wild card

Le “PtitBodeau” : Scott Skiles

Bilan 2014-2015 : sans club depuis le milieu de la saison 2012-2013…

Objectifs pour 2015-2016 : donner une vraie identité à un groupe jeune et talentueux. Faire défendre la paire Harris – Vucevic. Encaisser moins de 60 points par rencontre.

Connu pour le côté physique de ses préparations et de ses entraînements, renommé pour l’aspect défensif et dur au mal qu’il est capable d’inculquer à un groupe de joueurs, Scott Skiles débarque à Orlando alors que le Magic végète depuis trop longtemps dans le fond de la Conférence Est. Après avoir usé deux coachs sur le dernier exercice, les dirigeants floridiens comptent sur Skiles pour utiliser comme il se doit les excellents jeunes qui constituent le roster du Magic. La méthode Skiles peut payer au pays de Mickey et le Amway Center pourrait alors plus ressembler à un parcours du combattant qu’à un parc d’attraction. Dans ce cas, à la manière d’un Jason Kidd l’an passé – qui est parti avec une base de jeunes joueurs et leur a donné une identité, en faisant la surprise de la saison – Scott Skiles devra être considéré dans la course au coach de l’année même si le bilan final de son équipe restera certainement un obstacle. Probabilité : plutôt faible mais existante.

Une surprise potentielle

L’autre rookie  : Fred Hoiberg

Bilan 2014-2015 : il était le coach universitaire (Iowa State) depuis 5 ans (67% de victoires).

Objectifs 2015-2016 : redonner de l’allure au jeu des Bulls. Se battre pour la souveraineté de la Conférence Est.

Après cinq années de Tom Thibodeau – qui n’ont pas été si mauvaises au niveau résultats mais tout de même un peu frustrantes – les Bulls découvrent et continueront de découvrir tout au long de la saison une toute autre méthode. On a pu le constater d’entrée avec la pré-saison, Hoibertg a l’intention de poser son empreinte sur le jeu de ses Taureaux. Il aime quand le ballon circule et plutôt vite. Il aime les joueurs qui savent shooter mais ce n’est pas pour autant qu’il va laisser tomber la défense même si les Bulls vont certainement encaisser plus de points que sous l’ère “Thib’s”. Si ce jeu intéressant se transforme en victoires suffisamment pour faire du superbe effectif de Chicago une des meilleurs équipes de l’Est voire plus, Fred Hoiberg aura alors un coup à jouer pour le titre d’entraîneur de l’année. Probabilité : plutôt faible mais existante.

Mention spéciale à Steve Kerr qui était bien évidemment dans nos favoris vu qu’il n’est pas passé loin l’an passé et que si jamais son équipe réussit à se positionner en haut de la conférence Ouest une deuxième fois d’affilée, il faudra forcément penser à lui. Mais il est absent du banc et ne reviendra vraisemblablement pas avant le All-Star Game, ce qui lui enlève toutes chances même si ses joueurs continuent de rouler sur la ligue… Voilà, qui ouvre un peu plus la route pour les autres ! 

Source image : montage TrashTalk


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